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deuil d’un animal : que faire avec les autres animaux

Deuil d’un animal : que faire avec les autres animaux ?

De plus en plus, la gente humaine est obligée de se rendre à l’évidence et d’admettre que les animaux, sauvages ou domestiques, éprouvent des sentiments et plus particulièrement lors de la mort d’un de leurs congénères. Outre le deuil que vous allez devoir vivre vous-même, il va falloir prendre en charge celui des autres animaux de la maison.

deuil d’un animal : que faire avec les autres animaux

Les animaux ont une meilleure attitude envers la vie et la mort que nous. Ils savent quand leur temps est venu. Nous sommes ceux qui souffrent quand ils meurent, mais c’est une sorte de chagrin de guérison qui nous permet de traiter d’autres douleurs qui ne sont pas si faciles à gérer.                                       Emmylou Harris

La compréhension de la mort chez les animaux

Lorsqu’une mort se produit dans la société humaine, des rites sont organisés, différents selon les civilisations et les cultures mais ils ont en commun le recueillement et l’hommage au disparu. Cette attitude n’est pas réservée au genre Humain. Les animaux aussi font leur deuil…

Les comportements des animaux face à la mort d’un des leurs

Des témoignages de plus en plus nombreux sur le comportement des animaux nous permettent de constater qu’ils sont troublés, voire bouleversés par la mort d’un de leur proche et qu’ils expriment le chagrin.

Certains chercheurs commencent à penser qu’on a largement sous-estimé la compréhension qu’ont les animaux du passage de la vie à la mort.

deuil d’un animal : que faire avec les autres animauxLa revue scientifique américaine « Current Biology » a publié deux études sur la réaction de chimpanzés au décès d’un proche. Les grands singes ont des comportements assez proches de ceux des humains, dont une phase de deuil.

Un des auteurs, James Anderson de l’Université de Stirling en Ecosse déclare : « Nos observations de la façon dont les chimpanzés réagissent à l’agonie ou au décès d’un compagnon indiquent que leur conscience de la mort est probablement bien plus développée qu’on ne l’imagine.»

Il relate également le comportement de chimpanzés qu’il a pu observer dans un zoo au moment de la mort d’une femelle âgée :

« Dans les jours qui ont précédé le décès de Pansy, les autres étaient très attentifs à elle, ils restaient près d’elle et la toilettaient. Ils ont même changé leurs habitudes pour venir dormir à ses côtés. Un peu comme s’ils la soutenaient, comme le feraient des gens en réarrangeant leur quotidien pour pouvoir être au chevet d’une personne en phase terminale. Au moment de sa mort, on aurait dit qu’ils testaient les signes vitaux de Pansy : en la secouant, en inspectant son visage ou en lui soulevant la tête, poursuit le chercheur. Et puis, après une ou deux minutes, c’était comme s’ils étaient arrivés à la décision collective qu’elle était morte.»

Dans les jours qui ont suivis, les singes sont apparus beaucoup plus réservés qu’habituellement et ont réduit notablement leur alimentation.

De nombreux articles ont également traité du comportement des éléphants. Tout le monde connaît l’histoire d’Eleanor, une femelle dominante d’un troupeau dans un parc national du Kenya.

Eleanor, agonisa de longues heures en présence d’une autre femelle prénommée Grace. Celle-ci, barrit et essaya de la lever toute la journée avec ses défenses. Eleanor mourut au petit matin et Maui, une autre femelle, s’approcha d’elle et l’examina en la secouant. Pendant une semaine, les bébés d’Eleanor et les autres femelles du troupeau vinrent à ses côtés et continuèrent même à venir se recueillir sur les lieux une fois le cadavre retiré par les gardiens du parc.
Les mères bonobos gardent longtemps leur bébé dans leurs bras après leur mort. Elles le veillent tandis que les mâles se battent pour protéger le corps des prédateurs. Les babouins ont la même réaction. Une mère a même  porté son bébé mort pendant 68 jours.

deuil d’un animal : que faire avec les autres animauxEn 2007, un biologiste marin à l’Institut de recherche Tethys de Milan, Joan Gonzalvo observe un grand dauphin femelle, visiblement en détresse. À contre-courant, elle pousse de son rostre un nouveau-né, vraisemblablement le sien. Il est mort. Au deuxième jour, la femelle n’a pas abandonné son petit. Elle commence à inquiéter J. Gonzalvo et ses collègues, car elle ne s’alimente pas normalement, ce qui est risqué pour sa santé, car les dauphins ont un métabolisme élevé. Joan Gonzalvo décide de ne pas récupérer le corps du petit pour effectuer une autopsie, comme il le fait d’habitude pour ses recherches.

« Je ne suis pas intervenu par respect », a-t-il raconté. « Nous avons été les témoins privilégiés de ce lien évident qui unit les mères et leurs petits chez les grands dauphins. Je les étudie depuis plus de dix ans et il était beaucoup plus intéressant pour moi d’observer ce comportement naturel que de l’interrompre en interférant de façon abrupte et en troublant cette mère visiblement plongée dans un grand désarroi. Selon moi, elle était en train de faire le deuil de son enfant. »

Nos animaux de compagnie ne sont pas en reste, en témoigne l’histoire de ce chien au Japon, habitué à accompagner son maître à la gare tous les matins et à venir le rechercher tous les soirs. Il a continué à effectuer le trajet même après la mort de son propriétaire… revenant seul tous les soirs à la maison.

Personnellement j’ai connu une chatte qui a hanté en miaulant toutes les pièces de la maison pendant des mois pour chercher notre chien décédé, Boule, son compagnon et ami depuis 15 ans. Comme j’en parlais à tout le monde, une amie m’a raconté que son lapin avait eu le même comportement à la mort de son amie la chatte.

Une enquête réalisée auprès de 153 vétérinaires américains révèle que les chiens adoptent des comportements particuliers lors de l’euthanasie d’un de leurs congénères. Agitation, aboiements, silence… auraient-ils conscience que leur compagnon est mort ?

Nombre d’histoires de ce type, rapportées ces dernières années sur des animaux variés – cétacés, grands singes, éléphants et quantités d’autres espèces allant des animaux d’élevage à ceux de compagnie –, témoignent de comportements altérés en réaction à la mort d’un proche et soulèvent la question du deuil chez les animaux.

Les rituels de deuil chez les animaux

Les animaux pratiquent-ils des rituels funéraires ? Ces deux vidéos nous autorisent à nous poser la question.

Ces pies nous montrent comment elles disent adieu à leurs morts

Selon Marc Bekoff, chercheur de l’Université de Washington (Etats-Unis), « Nous ne pouvons pas savoir ce qu’elles ressentent ou pensent mais à la lecture de ses actions il n’y a aucune raison pour ne pas croire à un dernier adieu entre ces pies et leur congénère ».

deuil d’un animal : que faire avec les autres animaux

Ressentent-ils vraiment de la douleur face à la mort de leur ami ? Ou sont-ils seulement perturbée par le fait de ne plus le voir bouger ? Depuis deux siècles, les scientifiques débattent avec vigueur de l’aptitude des animaux à exprimer des émotions autres que celles associées au soin parental, à la survie ou à la reproduction. La réponse est peut-être dans cette vidéo.

L’adieu émouvant des ânes à leur ami décédé

COMMENT LES AIDER

Voilà le constat est fait : les animaux sont affectés autant que nous par la disparition d’un être de leur entourage. Selon l’espèce, les émotions peuvent être exprimées de manière différente.

Par exemple, les chiens ont une grande faculté d’adaptation et ont tendance à vivre davantage dans le moment présent. Il est donc possible que le départ de son compagnon de route ne déclenche chez lui aucune modification comportementale. Par contre, le sentiment de tristesse est moins évident à déceler chez certains animaux comme un poisson rouge ou certains rongeurs. Il faut attacher une attention particulière aux chevaux qui vivent en troupeau quand le dominant disparaît. C’est lui qui assure la sécurité du groupe et le problème lié à sa disparition va au-delà du stress émotionnel.

Il faut également tenir compte que, comme les êtres humains, ils seront d’autant plus touchés si la relation avec l’animal était intense et profonde.

Maintenant que peut-on faire pour les aider ?

Tout d’abord, observer ce qui se passe

S’il y a changement de comportement, il faut en identifier la cause. Est-ce le fait d’être seul, de ne plus avoir de compagnon de jeu ou tout simplement un changement de routine qui, d’ailleurs, est parfois initié par le maitre lui-même. Il veut trop en faire pour consoler l’animal en deuil et instaure de trop grandes modifications dans le mode de vie de la maison.

Les manifestations principales du deuil chez un animal sont le manque d’énergie, un désintérêt des activités appréciées auparavant, une perte d’appétit, des modifications dans le sommeil et troubles de comportement (plainte, léchage, énurésie…)

Ce comportement dépressif de l’animal peut durer plusieurs semaines après l’évènement douloureux, mais s’il perdure, il faut envisager une prise en charge vétérinaire. Il faut faire la différence entre le chagrin, l’ennui et une réelle dépression qui nécessite un traitement médical. Il faut également porter une attention particulière aux animaux âgés car la soumission à un stress de longue durée peut entraîner une dégradation de leur état de santé.

Que faut-il faire ?

deuil d’un animal : que faire avec les autres animauxLe laisser faire son deuil à son rythme sous une surveillance bienveillante.

  • Être présent sans excès. Le câliner aussi souvent qu’avant mais en sachant se retirer si le chien prend de la distance.
  • Laisser en place les rituels établis (temps de jeu, promenade) et ne pas en rajouter car l’animal va sentir que quelque chose ne va pas.
  • Conserver le cadre. On peut autoriser quelques écarts mais pas d’installation définitive sur le canapé si ça n’était pas autorisé avant.
  • Le stimuler avec patience et bienveillance pour l’occuper physiquement et mentalement.
  • Lui donner du plaisir avec les activités qu’il aime particulièrement pour l’aider à retrouver son entrain.

Ce qu’il ne faut pas faire

Il faut essayer de ne pas trop changer les habitudes de vie. Dans « Mon chien s’ennuie », aux éditions Eyrolles, les vétérinaires comportementalistes Edith Beaumont-Graff et Nicolas Massal précisent :

 » Les activités ne sont plus les mêmes, la manière dont le maître communique avec son chien est elle-même modifiée. Le maître cherche du réconfort auprès de son chien tout en essayant de le consoler en lui prodiguant plus de caresses et d’attentions que d’habitude. Les règles qui régissaient la vie du chien deviennent plus souples ou se volatilisent : il est autorisé à aller dans la chambre, sur le canapé, …Autant de changements qui modifient le cadre de vie de notre animal et ajoutent à son anxiété. »

À cause du stress, l’animal peut enclencher des comportements un peu destructeurs. Il est tentant de le punir ou l’isoler dans une pièce à part. Cela va le rendre encore plus anxieux et il risque de paniquer devant cette situation inhabituelle. Il vaut mieux faire preuve de compréhension, d’un peu de douceur et lui parler, lui expliquer que vous comprenez sa détresse car elle est très proche de la vôtre.

Ce n’est pas non plus une bonne idée de tout lui permettre car le cadre établi va voler en éclat et revenir aux anciennes habitudes sera encore plus difficile.

Prendre un nouvel animal n’est pas recommandé ni pour vous, ni pour lui.

Lire l’article Comment faire le deuil de votre chien où j’explique le « syndrome du chien de remplacement »

N’hésitez pas à demander de l’aide à des professionnels

  • Votre vétérinaire qui pourra vous indiquer un traitement médicamenteux provisoire (phéromone ou anxiolytique léger) qui pourra le rassurer.
  • Un comportementaliste qui pourra vous conseiller une thérapie comportementale à mettre en place parallèlement au traitement
  • Un spécialiste du deuil animalier qui pourra vous aider vous et votre animal à traverser cette période difficile grâce à des soins énergétiques, des fleurs de Bach et la communication animale

Dispositif d’accompagnement deuil animal 

Professionnel du soutien deuil 

Les aides proposées 

La communication animale

SOS Bulle d’Amour organise également des groupes de parole gratuits dans lesquels vous pouvez échanger et partager avec d’autres personnes dans la même situation

deuil d’un animal : que faire avec les autres animaux

 

Et surtout… n’oubliez pas de beaucoup les caresser, les câliner, d’être très présent et de continuer à faire tout ce que vous aviez l’habitude de faire ensemble. Et de leur parler…

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deuil d’un animal : que faire avec les enfants

Deuil d’un animal : que faire avec les enfants ?

Il faut savoir qu’un enfant est capable de vivre un deuil.
Ce qu’il en retiendra, lui servira plus tard pour la perte d’une personne chère, membre de la famille ou proche.
Il est donc très important de ne pas lui éviter le contact avec la mort et lui mentir mais que lui dire, que faire ou ne pas faire et comment l’aider à installer le souvenir de son compagnon de jeu au fond de son cœur.

deuil d’un animal : que faire avec les enfants

L’enfant qui sait se pencher sur un animal souffrant saura un jour tendre la main à son frère.
A.Schweitzer

Quoi dire, pourquoi et comment ?

Il est important d’associer les enfants au décès de l’animal qui a fait un bout de chemin avec eux. Paradoxalement, le deuil est souvent plus difficile pour l’adulte que pour l’enfant, à condition que l’enfant soit accompagné dans cette épreuve.

« La mort de son chat ou de son chien est très souvent pour l’enfant sa première expérience de la mort et du deuil. S’il est accompagné avec douceur et compréhension par ses parents, cette expérience va lui donner l’occasion de construire en lui une base solide et saine pour faire face aux pertes ultérieures de son existence », écrit Frantz Cappé dans son ouvrage, « Mon chat, mon chien va partir ».

Pourquoi le dire ?

Un enfant doit savoir la vérité. Ne pas savoir est beaucoup plus angoissant pour lui. Il risque de le chercher ou de l’attendre pendant longtemps. Lorsqu’un animal meurt, il vaut mieux en parler tout de suite à l’enfant au lieu de remettre à plus tard la conversation. Il pourrait se sentir écarté et trahi si vous attendez trop.

Pourquoi ne pas profiter de cette épreuve pour parler de la mort avec vos enfants, s’ils sont en âge de comprendre et essayer de leur faire intégrer que la mort fait partie de la vie.

Pour mieux préparer l’enfant à ce passage inévitable du cycle de la vie, la psychologue Maïté Tranzer conseille d’en parler avec l’enfant quand l’animal est encore en forme. « On lui fait comprendre qu’il n’est pas éternel », indique-t-elle. Et quand l’heure de partir a sonné, on peut faire des petits rituels symboliques comme un enterrement ou faire pousser une fleur en son hommage.

Comment le dire ?

deuil d’un animal : que faire avec les enfantsIl s’agit d’utiliser les mots justes.
Quand on aborde un sujet aussi grave que la mort avec un enfant, il est nécessaire d’utiliser les mots appropriés. Il faut lui expliquer les choses avec des termes clairs, simples et précis et éviter les ambiguïtés. Les enfants sont parfaitement capables d’entendre le mot « mort ».

Il ne faut pas hésiter à employer les termes « mourir, mort, décès, décéder, euthanasie… » et éviter les images comme le chien est « parti au ciel », ou le chat « s’est endormi ».

Il vaut mieux s’abstenir également de lui raconter qu’il s’est enfui ou est allé vivre dans une autre famille. Comment comprendra-t-il que son meilleur ami, son confident, l’a abandonné ? Il va associer la fuite de l’animal à un manque d’amour de sa part.

Ce n’est pas la peine non plus de raconter les détails morbides inutiles.
L’enfant est tout à fait à même de comprendre que le corps des animaux, comme celui des humains, est comme une machine, qu’un jour il cesse de fonctionner parce qu’il est très vieux et que l’on ne peut pas le réparer. Et pour l’enfant qui ressent de l’angoisse face à la mort, il sera rassuré si on lui dit que toutes les maladies ou les blessures n’y mènent pas forcément. Soyez clair sur le fait que l’animal ne reviendra plus mais qu’il est heureux et qu’il ne souffre plus.

Le cas particulier de l’euthanasie

Dans le cas d’un décès prévisible, si l’animal est très vieux ou qu’il souffre, la question de l’euthanasie est inévitable. Il est capital de ne pas écarter l’enfant voire même le préparer à l’avance, l’aider à comprendre que l’état de son animal ne va pas s’améliorer. Cela lui permettra de lui dire adieu et de mieux assimiler son départ.

« C’est important d’expliquer la vérité aux enfants, de ne pas minimiser. À 5 ans, on a la capacité de comprendre la mort », souligne Maïté Tranzer. En cas d’euthanasie « on peut dire par exemple qu’il n’a pas souffert, que le vétérinaire l’a aidé à mourir », ajoute-t-elle.
Dites à votre enfant que son animal est mort car il était malade et qu’il n’y avait rien à faire pour le sauver. Expliquez-lui, par exemple, que le vétérinaire a dû endormir définitivement son chat avec une piqûre pour l’empêcher de souffrir.

Vous pouvez également si l’enfant le demande, et si l’animal n’a pas de séquelles physiques importantes lui montrer le corps. Cela peut l’aider à comprendre plus rapidement que celui-ci ne reviendra plus. C’est le mettre
face à une réalité à laquelle il ne pourra de toute façon pas échapper dans le futur.

Que faire et ne pas faire

L’enfant est capable de suivre un processus de deuil. Le décès d’un animal domestique est souvent le premier contact avec la mort, et c’est un enseignement qui les aidera à comprendre et à surmonter leur peine le jour où elle touchera un être cher.

Ne pas occulter la mort de l’animal

Dans tous les cas, dire la vérité, sans forcément entrer dans les détails, est la seule manière pour aider l’enfant à supporter la mort de son compagnon. On pense bien faire en racontant des jolies histoires, mais on n’apprécie pas toujours les angoisses qu’elles peuvent provoquer chez l’enfant qui n’est pas toujours en mesure de les comprendre et peut les prendre au premier degré. Dire que le chat s’est « endormi », par exemple, peut provoquer un blocage au moment d’aller au lit par crainte de ne pas se réveiller.

Ne dissimilez pas votre propre tristesse. C’est normal que la disparition de l’animal vous touche vous aussi. Restez vous-même. Partager le chagrin avec lui peut l’aider plus tard à exprimer d’autres souffrances.

Réconforter l’enfant

deuil d’un animal : que faire avec les enfantsAssurez-vous que votre enfant a bien compris que vous êtes disponibles pour l’écouter à tout moment s’il a envie de parler. Laissez-le exprimer ses émotions  et apportez-lui du réconfort s’il se met à pleurer en le rassurant et en le prenant dans vos bras.

Encouragez-le à vous exprimer ses craintes, ses inquiétudes sur les circonstances du décès de son animal et répondez simplement à ses questions.

Encouragez-le à continuer ses activités quotidiennes. Il vaut mieux qu’il reste  actif et impliqué pour l’aider à reprendre le cours de sa vie.

Aider l’enfant à faire son deuil

deuil d’un animal : que faire avec les enfantsComme toute la famille, l’enfant va vivre ces moments dans un grand sentiment de tristesse. Il vaut mieux ne pas l’empêcher d’exprimer ses émotions. Pleurer, c’est normal et libérateur !
Il ne faut pas hésiter à montrer son propre chagrin en pleurant avec lui tout en gardant une certaine réserve. Évitez de manifester un trop grand désespoir pour ne pas l’effrayer.

C’est une période où il faut beaucoup écouter. Ils ont besoin de confier leurs craintes, leur culpabilité, leur colère, leurs regrets…
Si jamais l’enfant a été témoin de la mort de l’animal lors d’un accident, il faut l’encourager à en parler.

Il faut répondre à toutes les questions, même les plus choquantes, elles sont normales et saines elles font partie du chemin de deuil.
Il existe des livres sur le sujet qui peuvent vous aider, et que vous pouvez lire avec votre enfant pour lui permettre d’intégrer le concept de mort.

 

Bien sûr, certains parents seront tentés d’acheter un autre animal rapidement. Attention, un remplacement trop hâtif peut bloquer le processus du deuil. L’enfant est capable de faire la différence et n’acceptera pas nécessairement le nouvel animal. Si votre enfant exprime son désir d’en avoir un autre immédiatement, essayez de laisser passer quelques mois avant de le faire.

Si au contraire il exprime qu’il ne voudra plus jamais avoir un animal, on respecte son choix. Il changera certainement d’avis avec le temps quand sa peine sera atténuée. Et cette période de transition lui permettra aussi de mieux accepter le nouveau sans chercher à retrouver en lui les qualités de celui qui est parti.

Le processus de deuil peut être long, mais il est nécessaire à l’acceptation de la mort et il faut vraiment soutenir votre enfant sur ce chemin.

Commencer à installer le souvenir du cher disparu dans le cœur de la famille

deuil d’un animal : que faire avec les enfantsS’il n’a pas été envisageable de dire au revoir à l’animal avant ou après son décès pour diverses raisons (la principale étant que l’enfant n’a pas voulu s’y confronter), c’est bien d’organiser un temps familial pour lui rendre hommage.

Ce sera l’occasion de lui dire combien il manque, combien il a été aimé et d’éveiller les bons souvenirs.

Préparer une cérémonie spéciale pour l’enterrer ou pour disperser ses cendres.

C’est une excellente façon de donner une réalité à la mort de l’animal que d’aider l’enfant à lui dire au revoir. Préparez-la en famille avec les enfants si vous pensez qu’ils sont prêts à le faire. Si le corps n’a pas été récupéré, il est possible d’enterrer son jouet préféré ou un objet fabriqué spécialement pour lui.

Il est important qu’il y ait création d’un lieu où les enfants pourront venir rêver, se recueillir, lui parler… comme ils le faisaient quand il était vivant, en fait entretenir un peu sa mémoire.

Cela peut être un coin dans la maison, comme un petit autel, où vous mettez une photo de lui avec une bougie à côté pour lui envoyer de la lumière. Il sera possible d’y rajouter des objets-souvenirs, un album-photo dans lequel vous aurez tous ensemble réuni vos photos préférées, une lettre que les enfants auront écrite avec votre aide pour exprimer ce qu’ils ressentent.

Cela peut être un coin dans le jardin, où vous plantez un arbre ou une fleur qui honorera sa mémoire.

Comment les enfants peuvent réagir ?

La réaction de votre enfant va dépendre de son âge et de ses expériences passées avec la mort. Et souvenez-vous que ce n’est pas la taille ni le type d’animal qui importent, mais l’intensité de la relation qu’ils avaient installée.

deuil d’un animal : que faire avec les enfantsIl ne pleure pas

Cela peut être normal et plutôt fréquent avant 5 ans. Les enfants connaissent le concept de mort, mais ils ne comprennent pas que c’est définitif. Ils semblent être indifférents, leurs compagnons leur manquent, mais surtout pour les jeux. Ils pensent que l’animal a eu un problème et parfois, ils attendent qu’il revienne. À ce stade, il est important de leur expliquer clairement le concept va les aider à comprendre plus tard ce qu’est la mort. Il faut leur donner des explications simples et justes. Pour eux, ça ne sera pas une histoire de deuil mais une expérience de séparation et de perte.

Il pleure beaucoup

À partir de 5 ans, l’enfant peut comprendre que son animal a disparu et qu’il ne reviendra pas. Si les larmes coulent à flots, ne l’empêchez pas d’exprimer son chagrin. Pleurer lui fait du bien. Il faut leur dire que le chagrin est naturel, nécessaire à l’apaisement et il faut parler car ils ont besoin d’en discuter ouvertement pour être rassurés.

Il pose plein de questions
Après 8 ans, Les enfants sont curieux. Dans notre société où la mort est taboue, être mis en sa présence est source d’interrogations. Vous aurez droit à des questions ou des remarques un peu étonnantes. La mort de notre chien, quand mon fils avait 9 ans, m’a permis de savoir que lui, il ne voulait pas être enterré mais couché sur le toit de la maison pour pouvoir voir le ciel.

À cet âge-là, ils savent que la mort est irrévocable et sont capables de comprendre qu’on a « fait euthanasier le chien parce qu’il souffrait trop ».
Les plus grands poseront de nombreuses questions. Il vaut mieux leur faire grâce des détails mais ne pas éluder les interrogations fréquentes comme « est-ce qu’il a mal, est-ce qu’il a froid ? » qui les rassure et les apaise.

Enfin, soyez vigilant et guettez les signes qui indiqueraient que l’enfant a du mal à gérer son deuil : tristesse qui dure dans le temps, difficultés à l’école, problèmes de sommeil… Dans ce cas, pensez à la thérapie avec un professionnel du deuil ou un spécialiste de l’enfance.

Dispositif d’accompagnement deuil animal 

Groupes de parole autour de la mort et du deuil  

Professionnel du soutien deuil 

On ne peut jamais protéger complètement ses enfants des épreuves de la vie.

C’est une manière de se prémunir soi-même mais c’est leur enlever une bonne occasion de grandir et de se préparer à la vie et aux deuils inévitables qu’ils auront à faire. Il ne sert donc à rien de vouloir les mettre à l’abri de la mort de leur animal chéri. En mourant, votre animal offre un dernier cadeau à votre enfant. Essayez de l’appréhender de cette façon plutôt que comme une source de stress supplémentaire.

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comment faire le deuil de votre cheval

Comment faire le deuil de votre cheval ?

« Faire son deuil »… Cette expression qu’on nous assène souvent pour nous inviter à « passer à autre chose ». Mais comment passer à autre chose quand on a perdu, parfois de façon inattendue, ce cheval magnifique avec lequel on volait dans le vent. Le deuil, c’est un travail long et complexe mais essentiel pour redire un jour OUI à la vie. Qu’est ce qui rend ce travail si difficile, Qu’est ce qui nous attend sur ce chemin et quand faut-il oser demander de l’aide ?

Comment faire le deuil de votre cheval

L’air du paradis est celui qui souffle entre les oreilles d’un cheval.      Proverbe arabe.

Les circonstances de la mort de votre cheval

Un des principaux facteurs de complication du deuil reste les circonstances de la mort de l’animal.

En plus de sa fonction d’animal de compagnie, le cheval, soi-disant la plus noble conquête de l’homme, est un animal qu’il va beaucoup faire travailler. Outre le fait qu’il a longtemps servi de nourriture, il va être pendant des siècles utilisé comme un outil :

  • pour aider l’humain dans son travail (cheval de trait, cheval de halage, cheval de mine)
  • pour ses déplacements et ses communications : le cheval a été pendant longtemps le seul moyen pour voyager loin (cheval d’attelage et de poste.
  • Pour se défendre (cheval de guerre)

Face à l’industrialisation et à la mécanisation de notre société, aujourd’hui, l’usage principal du cheval en France est centré sur l’équitation « sport/loisir ».

Mais le cheval, qu’il soit de course (trot, galop, endurance), de sport (concours complet, saut d’obstacle, attelage) ou de loisirs (randonnées) participe avec l’homme à des activités qui exigent parfois une grande agilité et une résistance à toute épreuve.

Comment faire le deuil de votre cheval

Le cheval ne nous appartient pas. La seule chose que nous possédons, c’est le devoir de nous en occuper correctement    Proverbe indien

Or le cheval, de par sa morphologie et sa physiologie, est aussi un des amis de l’homme les plus fragiles qui l’expose assez fréquemment à des accidents.

Les cavaliers sont donc confrontés plus que les autres propriétaires d’animaux domestiques à des décès dans des circonstances qui ne facilitent pas le travail de deuil.

Plus la mort est soudaine, plus elle fait souffrir les maîtres. Un accident rend beaucoup plus difficile l’acceptation de la mort. La phase de déni est beaucoup plus longue quand le propriétaire n’a pas pu s’y préparer. Si en plus, il a été témoin de cette mort traumatique, cette vision le hantera et, là encore, le deuil sera difficile.

« Mon cheval a chuté à l’obstacle. Le moment où la véto m’a dit : Sois forte Amélie je vais le faire partir, tourne en boucle dans ma tête. C’est vraiment trop dur, il est parti dans mes bras et son regard d’au-revoir était magnifique mais très dur à supporter!!! »

La mort d’un cheval jeune peut aussi perturber le deuil du maître. Il considère que son compagnon n’a pas assez vécu et il est confronté encore plus à l’injustice.

Par ailleurs, contrairement aux autres animaux moins imposants, le devenir du corps d’un cheval est beaucoup plus problématique. La crémation est extrêmement chère et on peut comprendre que la solution de l’équarrissage ne séduise pas la majorité des propriétaires surtout lorsqu’ils sont confrontés à la vision du corps de leur compagnon de route balancé dans le camion avec les carcasses des autres animaux. Pour avoir plus d’informations sur le devenir du corps, consulter cet article sur comment dépasser la mort de votre cheval.

Ne pas être présent lors de la mort ou de l’euthanasie de son animal peut également fortement troubler le propriétaire. Il risque de se poser des questions sur la manière dont cela s’est passé et va s’imaginer le pire.

Qu’est-ce qui vous attend sur le chemin du deuil ?

Les médecins constatent une hausse de fréquentation de la part de personnes frappées de deuil, notamment lors du deuil animal. Détresse, perte des repères, manque absolu après le départ du compagnon, le chagrin face à la mort entraîne des troubles pathologiques qu’il ne faut pas ignorer. Car différentes manifestations psychologiques et physiologiques sont associées au deuil.

Dans un premier temps, juste après le décès, un afflux hormonal important neutralise l’émotion et met la personne comme dans un cocon qui lui permet de supporter le choc et d’éviter de s’écrouler psychiquement. Par contrecoup et sous l’effet du stress causé par la prise de conscience et du vide laissé, des manifestations apparaissent progressivement ou en masse, différentes suivant les gens.

 

Comment faire le deuil de votre cheval Les manifestations émotionnelles 

On peut avoir les nerfs à fleur de peau, être plus sensible et facilement irritable. On peut ressentir des sentiments mêlés de colère, d’abandon, d’anxiété, de désespérance ou de culpabilité, avec une intensité plus forte qu’auparavant.

« J’ai l’impression de l’avoir abandonné, de ne pas avoir fait tout ce que j’aurais dû faire. J’ai l’impression que je n’arrêterais jamais de pleurer. Je m’en rends malade, je n’arrive plus à vivre la vie que j’avais avant » raconte Sibylle.

Les manifestations intellectuelles 

La phase dépressive peut s’accompagner d’un ralentissement de la pensée, d’une tendance à ressasser les choses, et d’une perte d’intérêt pour le monde environnant.

Pour Nicolas, il ne sait vraiment plus quoi faire … ! « Mon cheval a emporté une partie de moi en mourant … »

Les manifestations physiques

Elles sont surtout présentes pendant la phase de chagrin et dépression : pleurs, sanglots, soupirs, difficultés à dormir, absence d’appétit. Après la mort d’un animal de compagnie, le chagrin peut être plus fort mais sera normalement plus bref. Toutes les fonctions étant touchées, il est normal que le maître se sente malade physiquement.

« Mon cheval m’a quitté il y a un mois et depuis je ne mange plus, je ne dors plus, je n’en peux plus de la vie… » témoigne Caroline.

Les manifestations sociales

Volonté d’isolement, irritabilité, jalousie, égarement. Le maître peut se désintéresser de tout ce qui ne concerne pas son animal.

Les manifestations spirituelles

Abandon de ses croyances ou au contraire raffermissement de celles-ci et marchandage avec dieu…

Ces manifestations surviennent à l’annonce du décès mais également tout au long du processus de deuil. Ils disparaissent progressivement ou perdurent, constituant pour certaines personnes un véritable handicap, voire un sérieux risque de santé.

Quand est-il nécessaire de se faire aider ?

Comment faire le deuil de votre cheval Plusieurs situations méritent d’avoir recours à un professionnel du deuil animal.

– Votre cheval est mort depuis des mois et vous êtes encore submergés par la douleur quand vous pensez à lui. Vous ne pouvez pas voir un autre cheval sans fondre en larmes.

« J’ai perdu ma belle Ketty il y a maintenant 9 mois. Pourtant rien n’a changé, cette douleur insupportable est toujours présente. Je sais que je dois continuer à vivre mais la vie est si dure. » dit Albert en pleurant. 

– Vous ne trouvez même plus de soulagement à parler de votre chagrin avec les personnes de votre entourage qui ne vous reconnaissent pas dans cette situation. Vous ne semblez pas progresser face à votre souffrance.

– Le manque est tellement présent que vous songez qu’à le rejoindre pour le retrouver.

– Vous êtes entrés dans un processus d’autodestruction (anorexie, boulimie, alcoolisme, drogue…) et vous ne pouvez toujours pas reprendre votre travail.

– Vous êtes toujours incapable de renouer un attachement avec un autre animal

« On m’a conseillé de prendre un autre cheval, mais c’est elle que je veux retrouver, elle avec notre complicité » raconte Jeremy.

– Votre attitude face à la vie est devenue totalement négative et vous n’arrivez pas à reprendre le cours de votre existence.

Comment faire le deuil de votre cheval

Toute mort est un mystère parce que toute vie est un mystère.                       Jean D’Ormesson

Ces situations décrites sont des situations extrêmes qui nécessitent vraiment une prise charge. Il est d’ailleurs préférable de se faire aider bien avant pour éviter d’en arriver là.

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Professionnel du soutien deuil 

Pour terminer voici le témoignage d’Eric Lamaze, 4 jours après la mort de son cheval Hickstead, victime d’un accident sur une terrain de concours de Vérone
 « On choisit ce sport parce qu’on l’aime, mais on le choisit aussi parce qu’on aime les animaux. Quand ils meurent ce n’est pas comme briser un bâton de hockey ou une raquette de tennis. Il a changé ma carrière et il représentait tout pour moi. Beaucoup de gens disent que quand tu as un rapport très fort avec un cheval, tu deviens un peu comme lui ou que le cheval devient un peu comme toi. On avait un peu la même personnalité. On était deux gagnants, on avait la même énergie, qui se transformait en choses incroyables. En tout cas maintenant si on me demande pourquoi je l’aimais je répondrais tout simplement : Parce que c’était lui, parce que c’était moi, parce que c’était nous. »

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Une pensée pour la terre

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Le chef SEATTLE

En 1854, le président des Etats-unis d’Amérique offrit d’acheter une large zone du territoire indien et promit une réserve aux tribus dépossédées.

Voici un extrait de la réponse du chef SEATTLE, de la tribu des Duwamish, indiens des plaines du nord-ouest américain.

Au-delà du sentiment Indien qu’il exprime, ce texte a valeur universelle et définit de façon très limpide les rapports que l’être humain devrait avoir avec la Nature.

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SOS Bulle d’amour vous souhaite une bonne semaine

 

 

 

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Les animaux, stars de cinéma !

À l’heure où le premier « code » animal vient de voir le jour en France :

https://wamiz.com/chiens/actu/1er-code-animal-vient-voir-jour-france-12393.html#info

À l’heure où « 30 Millions d’amis » dénoncent la façon dont le cinéma traite les animaux

http://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/5471-le-cinema-un-enfer-pour-les-animaux-acteurs/

J’ai eu envie de rendre hommage aux animaux qui, au cinéma, ont attendri mon cœur d’enfant.

Souvenir… Souvenir…

Les chiens 

Rintintin et son ami Rusty, Lassy chien fidèle, Belle et son ami Sébastien, Croc Blanc le sauvage et l’incontournable Beethoven

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Histoires et Anecdotes

Lassie, chienne colley, séparée de son maître Joe, fera tout pour le retrouver, même très loin de lui : fidélité, ténacité et amour qualifient cette belle histoire de chien. Je dis chien car le rôle de Lassie a toujours été tenu par des chiens mâles.

Belle, sauvée de la mort par Sébastien, va elle aussi nous offrir une belle histoire d’amitié avec un enfant.

Rintintin, le copain de Rusty, à travers son personnage véhicule les qualités de bravoure et de fidélité des bergers allemands. Le vrai Rintintin, ramené de France par un caporal de l’armée américaine, a fait la fortune de son maître en se produisant dans plus de 30 westerns de la Warner et mourra en 1932 à l’âge de 16 ans

Croc-Blanc, né d’un père loup et d’une mère chienne, dont on suit la vie d’abord dans le livre de Jack London puis dans 7 adaptations cinématographiques, dont la plus réussie est le film de Randal Kleiser, sorti en 1991. C’est un chien magnifique confronté à la maltraitance humaine mais aussi à la bonté et l’amour de son 3ème maître, Weedon Scotty qui a réussi à l’apprivoiser.

Et enfin l’incontournable Beethoven, Saint Bernard quelque peu maladroit, drôle et attachant, qui a su conquérir le cœur de millions de spectateurs au Cinéma. La série compte en tout 7 films, dont le premier est sorti en 1992.

Beethoven a été surnommé ainsi car il aboyait à la 5ème symphonie de Ludwig van Beethoven.

Les chevaux 

Trigger et le cow boy Roy Rogers, Tornado, le cheval de Zorro

 

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Parmi les chevaux qui ont marqué l’histoire du cinéma, Trigger est sans conteste le plus célèbre.
Ce palomino était le compagnon du cow-boy et justicier Roy Rogers. Ensemble, ils ont tourné, entre 1938 et 1951, 91 films.

Le cheval est né en 1932 dans le Montana. Il a été acheté en 1938 pour quelques dollars par Roy Rogers qui était déjà très célèbre aux Etats-Unis.

Golden Cloud a fait ses débuts au cinéma dans les Aventures de Robin des bois avec Olivia de Havilland et Errol Flynn, film tourné en 1938.

L’acteur rebaptise Golden Cloud , Trigger, qui signifie « gâchette ». Trigger devient rapidement aussi populaire que son cavalier.
Sur le générique des films, son nom apparaît à égale importance avec celui de son cavalier.

Un cavalier qui surgit dans la nuit… et son cheval Tornado

C’est  un cheval de fiction lié à Zorro que l’on retrouve dans la plupart des livres, films et téléfilms de ce dernier. Cet étalon de robe noire est d’une aide précieuse pour son cavalier par son obéissance, sa rapidité et son aptitude au combat. Historiquement, il est logique de penser que Tornado était un cheval américain de race Quarter Horse mais plusieurs chevaux de races différentes ont servi aux diverses scènes de tournage selon leurs aptitudes (vitesse, acrobaties, gros plans, etc.).

Moment de nostalgie offert par SOS Bulle d’Amour

 

Comment faire le deuil de votre chien

Comment faire le deuil de votre chien

La séparation définitive avec ce chien qui vient de vous donner 16 ans de joie, de bonheur et de complicité est une épreuve bouleversante. Les différentes étapes qui jalonnent le deuil sont des réactions normales dont la durée varie selon le vécu des personnes et ne sont pas forcément pathologiques. Elles peuvent le devenir si une personne reste figée dans une de ces étapes.

Comment faire le deuil de votre chien ?

Les chiens ne sont pas toute notre vie, mais ils rendent notre vie complète.                      Roger Caras

Les différents processus du deuil

Perdre le chien qui a été la « rencontre de notre vie » est un bouleversement. On a la sensation qu’on ne pourra jamais transcender notre détresse. Il est nécessaire de passer par un douloureux travail intérieur, le « travail de deuil ». Il permet d’accepter la mort de notre compagnon animal et de définir un « avant » et un « après ».

Reconnaître le deuil normal et les différentes étapes du deuil, connaître aussi l’existence des deuils pathologiques et comment les éviter permet d’y faire face le moment venu.

Le deuil normal

En moyenne, un deuil dure un an mais il peut varier d’une personne à l’autre.
Le travail du deuil normal se fait en plusieurs étapes qui sont rigoureusement identiques qu’il s’agisse de la perte d’un humain ou de votre chien fidèle.

La phase initiale, caractérisée par le choc et le déni, peut durer de quelques heures à quelques jours, voire une semaine.

Comment faire le deuil de votre chien ?

Le deuil est le prix que nous payons pour l’amour.               Queen Elizabeth II

La phase centrale est la période aiguë du deuil. Elle est caractérisée par une dépression, un retrait social et un mental entièrement dirigé vers l’animal disparu.

La phase de résolution signe la fin du deuil. La personne accepte la mort de son compagnon, elle retrouve ses habitudes de vie et s’autorise à faire des projets.

Le deuil compliqué

C’est une simple perturbation dans le travail de deuil qui peut devenir :

Intensifié : les diverses manifestations sont amplifiées. Fréquent en cas de relation fusionnelle avec le chien

Absent ou retardé : La période de déni est prolongée. C’est souvent le cas s’il n’y a pas eu de confrontation à la mort.

Le maître peut alors avoir des comportements illogiques : il continue à préparer les repas de son chien, il croit qu’il va arriver, qu’il l’entend. Il y a refus de la mort : il lui parle comme s’il était toujours là.

Inachevé ou chronique : la durée du deuil est prolongée voire illimitée.

La perte d’un chien qui valorise son maître, faible et timide peut amener ce type de complication. Il pense qu’il n’y a pas de réparation possible. Il n’arrive pas à surmonter le chagrin et quelques années plus tard il vit toujours dans le passé.

Le deuil pathologique

Il est caractérisé par l’apparition de troubles psychologiques dans le processus de deuil. Il s’agit notamment d’anxiété ou de troubles de l’humeur.

Les facteurs favorisant le deuil pathologique

Certains facteurs, notamment ceux liés au profil ou à l’histoire du propriétaire du chien, peuvent transformer un deuil normal en deuil pathologique.

Le deuil peut être compliqué lorsque le maître présente une faible résistance au stress et/ou une grande dépendance à son entourage. Ces personnes s’appuient généralement beaucoup sur leur animal se retrouvent désemparées et très fragiles lors de sa mort.

De même, les individus ayant eu des problèmes récents comme une longue maladie, un divorce ou autre, vont être affaiblis lors de la mort de leur compagnon. Durant tout ce temps, ils se sont raccrochés à leur animal. Le décès de celui-ci supprime la béquille émotionnelle qu’il représentait et ce malheur supplémentaire peut être terrible psychologiquement et avoir des conséquences désastreuses.

C’est également le cas pour des personnes confrontés à de multiples décès antérieurs. Le deuil de l’animal va réveiller des angoisses anciennes qui vont prolonger la souffrance à la perte de leur compagnon chien. L’inverse peut également provoquer un déroulement anormal du deuil. Un maître n’ayant jamais été en contact avec la mort va être également très troublé lors de la perte de son animal.

Comment faire le deuil de votre chien ?Enfin, il semble que l’âge et le sexe du maître influencent la mise en place du deuil.

Ainsi, les personnes âgées semblent plus souffrir de la perte de leur animal que les autres. Le chien est généralement leur ultime compagnon. Son départ ravive une grande partie des souvenirs heureux, symboles d’un passé heureux.

De plus, la mort de leur animal les confronte à leur propre fin. Il n’est plus possible de nier l’existence de la mort et l’évidence de la disparition inexorable de tout être les plonge souvent dans une détresse profonde.

Comment faire le deuil de votre chien ?Pour les enfants, il semble que leur attitude face à la mort varie selon leur âge.

De 0 à 6 ans, il y a absence de réaction. C’est normal. Pour eux, la mort est comme la vie. Il n’a pas conscience de la disparition de l’être par contre il ressent profondément ce que ressentent les autres, comme la tristesse. Il peut être envahi par des angoisses de séparation.

De 7 à 10 ans, il comprend que la mort est irréversible. Il peut éprouve un fort sentiment de culpabilité en croyant que ses pensées auraient pu changer le cours des choses.

À partir de 10 ans, les enfants comprennent que la vie mène toujours à la mort qui est définitive. Ils en prennent conscience en étant privés d’une présence physique rassurante. Ce manque suscite des questions et des inquiétudes auxquels les parents doivent répondre.

Pour l’adolescent, ce chien qui aime de manière inconditionnelle fait de lui un compagnon très important et une présence rassurante dans cette période où il est en recherche de lui-même. Sa perte peut engendrer de graves conséquences. Ce sont les plus touchés. À cette période, l’animal qui meurt coïncide avec la fin de son enfance et le passage à l’âge adulte.

Souvent, les enfants ont besoin de conserver un lien avec la personne disparue et il arrive fréquemment qu’on « surprenne » l’enfant parlant avec elle,. Ce ne sont pas des réactions anormales.

Les adultes doivent être à l’écoute des enfants : savoir les entourer, ne pas les exclure du temps de fin de vie, ni des cérémonies funéraires, leur expliquer avec des mots simples la situation, les déculpabiliser, les rassurer et leur permettre d’exprimer leur souffrance. Ils ont, eux-aussi, besoin de temps pour réaliser la disparition d’un être.

Quant au sexe, d’après une étude américaine réalisée par Mary Bloom, les femmes semblent souffrir plus que les hommes de la mort de leur animal. 50% des femmes contre 15% des hommes reconnaissent avoir eu des problèmes de santé dans les semaines après le décès. Mais aucune étude statistique n’a été réalisée en France sur le sujet.

Oser demander de l’aide

Avec notre chien, c’est un membre de la famille qui est parti, bien plus proche qu’un ami qui passe boire un verre de temps à autre. Oui, notre chien était et restera plus proche que beaucoup de nos prétendus amis et proches !

Deux solutions s’offrent alors à vous : passer du temps avec un ami qui aime autant les animaux que vous et qui saura écouter votre histoire d’amour avec Loulou, mais qui pourra aussi regarder des photos, ce qui vous permettra d’évacuer sainement votre douleur, sans reproches et sans moqueries, sans pics.

Et si vous n’avez personne dans votre entourage qui puisse prendre le temps d’entendre l’anecdote du jour où vous avez cherché Loulou pendant trois heures pendant qu’il courait après une chienne en chaleur, n’hésitez pas à vous tourner vers un inconnu qui peut vous écouter.

Des professionnels de l’accompagnement deuil sont là pour écouter, vous pousser à parler de votre ami perdu. Une aide est indispensable dans cette phase douloureuse, et ils sont là pour ça.

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Groupes de parole autour de la mort et du deuil  

Professionnel du soutien deuil 

Le syndrome du chien de remplacement

Comment faire le deuil de votre chien ?Il s’agit de la rencontre entre un chien en plein développement et des propriétaires en deuil compliqué ou pathologique.

Ce sont des maîtres qui ne se sont pas autorisés à exprimer leur souffrance et leur chagrin après la mort de leur chien. Le désir d’avoir un chien à aimer s’associe à la peur de souffrir et ils reprennent un autre animal sans attendre la fin du deuil. Ils se disent que le nouvel animal va remplacer l’ancien et qu’ils feront l’économie d’un travail de deuil.

Si le propriétaire reprend un jeune chien alors qu’il n’a pas encore cicatrisé, il ne donnera pas sa chance au nouvel arrivant et ce dernier sera aimé pour celui qu’il n’est pas. Le maître attend de lui qu’il soit la copie conforme du précédent et il a pour mission de nier sa mort.

Le nouvel animal se trouve investi de la fonction fantasmée de remplacer le chien idéal. Il ne peut donc pas répondre à de tels critères.

Pour le bien du chien et celui du propriétaire, il vaut donc mieux que le remplacement de l’animal décédé ne se fasse qu’à la dernière étape. Si le deuil n’est pas achevé, il peut se compliquer et la relation avec le nouveau peut être difficile à installer.

Toutefois, certaines personnes n’envisagent pas leur existence sans un animal et souvent ils ne peuvent retrouver leur équilibre tant qu’ils n’ont pas un nouveau compagnon. C’est pour eux un moyen de surmonter la mort de leur chien et de lui rendre hommage que d’en prendre un autre.

À la question quand reprendre un animal ? , le docteur vétérinaire Frantz Cappé répond : « Chaque cas est différent, quand on se sent prêt tout simplement ». Parfois même, le faire avant même la mort de son compagnon peut être salutaire. « Le senior ne ressent pas l’arrivée d’un petit jeune comme une trahison, explique le vétérinaire. Et l’effet peut être doublement bénéfique : il va stimuler le vieux chien ou le vieux chat et, lorsque le senior disparaîtra, ce petit animal demandera toujours soins, amour et attention, ce qui réduira le chagrin. »

Voyez ce nouvel animal comme étant une nouvelle étape dans votre vie de propriétaire et non pas comme le remplaçant du chien disparu. Ce nouveau compagnon vous permettra d’aimer et de prendre soin d’un être vivant et de surmonter la mort du précédent.

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Cause de mortalité du cheval : la myopathie atypique

Réapparue en France en 2002, la myopathie atypique est une des causes de maladie les plus mortelles pour les chevaux. Savoir reconnaître les symptômes, identifier les causes et les facteurs de risque afin de mieux la prévenir pourrait vous éviter d’avoir à faire le deuil de votre cheval.

Comment dépasser la mort de votre cheval ?

La myopathie atypique touche indifféremment tous les équidés : Chevaux, ânes, poneys.

La myopathie atypique, c’est quoi ?

La myopathie atypique est une maladie musculaire qui touche les chevaux en prairie. Elle est liée à l’ingestion d’une toxine, l’hypoglycine A contenue dans les graines de plusieurs arbres de la famille des érables.

La myopathie est une maladie généralement fatale qui se caractérise par la dégénérescence des différents groupes musculaires : respiratoires, posturaux et  cardiaque.

Le drame de la myopathie atypique est son évolution extrêmement rapide. Un cheval en pleine forme peut développer les symptômes en quelques heures.

« Mon poney est mort en moins de cinq heures après les premiers symptômes malgré l’intervention rapide du vétérinaire», raconte Marie.

La survie moyenne d’un cheval contaminé est de 24 à 72 heures. Seuls 15 à 25% des chevaux parviennent à en guérir. Il semblerait par contre que les chevaux guéris ne présentent ensuite aucune séquelle malgré l’intoxication.

Cette maladie n’est pas contagieuse même si plusieurs chevaux pâturant sur une même prairie peuvent être affectés en même temps mais il s’agit d’un facteur environnemental.

Le grand coupable

L’érable sycomore ! C’est un arbre qu’on trouve plus fréquemment dans nos paysages français du nord. Il peut atteindre 20 à 30 mètres de haut. Ses feuilles sont vertes sombres et constituées de 5 lobes arrondis.

Comment dépasser la mort de votre cheval ?

Un érable et ses fruits appelés « samares »

Ses fruits sont appelés des “samares”. Ce sont les hélicoptères avec lesquels on jouait quand on était petit. Leurs ailerettes permettent leur dissémination favorisant la reproduction des érables. C’est bien pour les érables mais pas pour les chevaux ! Ce sont ces samares qui contiennent la toxine responsable de la myopathie atypique appelée “hypoglycine A”. Une fois ingérée par le cheval, elle se transforme en un composé très toxique appelé MCPA, qui va provoquer les symptômes.

Les principaux symptômes

Comment dépasser la mort de votre cheval ?L’apparition des symptômes peut être rapide et inattendue. Parfois les chevaux sont retrouvés morts alors que la veille ils ne présentaient aucun signe de la maladie

Les chevaux sont souvent très faibles et incapables de se lever. Lorsqu’ils y parviennent, c’est avec difficulté et il ne leur est possible de rester debout longtemps.

Attention, cela peut être le premier signe clinique. Lorsqu’ils peuvent marcher, ils présentent une raideur plus marquée aux membres postérieurs, accompagnée de tremblements et d’une forte sudation. Cependant, ils sont en hypothermie et la température est souvent plus basse que la normale.

Les chevaux sont abattus mais conscients de leur environnement et ils essayent de manger. Ne vous laissez pas avoir par le fait que votre cheval continue à manger car dans plus de 70% des cas, l’appétit est conservé.

Vous pourrez souvent observer que ses urines sont rouges-marrons et que les muqueuses (gencives notamment) sont plus ou moins congestionnées et de couleur rouge (Source : Le point Vétérinaire).

Traitements et pronostic

Aucun antidote à la toxine n’existe pour lutter contre la myopathie atypique équine. Bien sûr, une prise en charge rapide permet d’augmenter les chances de survie du cheval.

Le traitement est avant tout symptomatique. La première étape consiste à contrôler la douleur de l’animal, soutenir la fonction musculaire et le métabolisme énergétique.

Ensuite, il est nécessaire de mettre en place un traitement pour régler les déséquilibres électrolytiques, la déshydratation et protéger la fonction rénale.

La partie la plus importante du traitement consiste à protéger la masse musculaire et à empêcher que les lésions ne s’aggravent en évitant la position allongée en soutenant les chevaux dans une sangle. Il faut veiller à ce que leur température reste normale et qu’ils ne se blessent pas en essayant de se lever.

En général, les chevaux atteints de myopathie atypique meurt dans les 48 à 72heures. Ceux qui restent debout et qui reçoivent les soins appropriées ont plus de chances de survivre.

Les facteurs de risque

L’état des animaux

Cette maladie touche de préférence les poulains de moins de trois ans, les chevaux maigres et les très vieux chevaux. Mais il ne faut pas négliger les autres animaux dans la force de l’âge car tous les équidés peuvent aussi être atteints.

La région où se trouve votre cheval

Comment dépasser la mort de votre cheval ?

Source : RESPE Réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine

En automne 2016, 181 cas ont été identifiés par le RESPE (Réseau d’Epidémio-Surveillance en Pathologie Equine) en France mais on pense que cela ne représente que 15 à 20% des cas réels ! Il y aurait donc environ 900 à 1200 cas en France à l’automne tous les ans.

En étudiant la répartition des cas de la myopathie atypique en Europe, on suppose que la présence d’érables sycomores n’est pas la seule condition au développement de la maladie mais qu’elle dépendrait de la coexistence de conditions environnementales spécifiques (climat, biogéographie). Cette piste de réflexion sur le lien entre l’environnement et la maladie est actuellement en cours d’étude.

La saison et les conditions climatiques

La myopathie atypique est une maladie saisonnière. La plupart des cas se déclarent au printemps et en automne. Au printemps, la toxine se trouve dans les plantules, jeune pousse issue de la germination de la graine d’érable. Quant à l’automne, c’est la saison des samares, eux aussi riches en toxines.

Il ne suffit pas de déplacer les chevaux parqués près des arbres car la forme des samares les prédispose à la dissémination par le vent, ce qui accroît le rayon d’action d’un arbre ou d’un bosquet. Et plus il y a de vent, plus ils se disséminent dans l’environnement et plus le risque est augmenté. Par exemple le mois de novembre 2016, particulièrement venteux, a été le mois le plus mortel.

Les automnes les plus chauds entraînent des pics de contamination.  Mais à l’arrivée des premiers froids et gelées, la maladie disparaît immédiatement.

La prévention

Comment dépasser la mort de votre cheval ?Si vous êtes sur une zone à risque, essayez  de  respecter les consignes de prévention suivantes :

Faites le tour de vos pâtures (et des pâtures environnantes) pour évaluer les risques

Lorsque des cas de myopathie atypique sont déclarés dans votre environnement, rentrez les en priorité les jeunes chevaux à l’écurie. Si ce n’est pas possible, essayez de limiter l’accès aux prairies à quelques heures par jour et mettez-les de préférence dans un pré sans feuilles ou branchages au sol.

Donnez-leur en supplément des concentrés au printemps et l’automne ou augmentez raisonnablement la ration s’ils en avaient déjà.

Ne posez pas les aliments à même le sol. Abreuvez les chevaux avec de l’eau du robinet et mettez une pierre à lécher à disposition en permanence.

Vaccinez et vermifugez régulièrement vos chevaux

Lorsque les conditions météo sont défavorables (grands vents, pluies violentes, premiers jours de gel…) rentrez les chevaux à l’intérieur pendant les périodes à risque.

Participez activement au réseau de surveillance

Depuis 2005, il existe un réseau d’alerte de la Myopathie Atypique qui s’appelle l’AMAG (Atypical Myopathy Alert Group). Activé et administré par l’Université de Liège en Belgique, il rassemble des chercheurs et vétérinaires européens confrontés à la maladie. Depuis l’apparition des premiers cas français en 2002, le RESPE participe également à la surveillance au niveau européen.

Si vous avez connaissance d’un cas, il est très important de le déclarer pour faire jouer la surveillance et peut-être permettre à des gens de mettre leurs équidés à l’abri.

Sources documentaires :

www.medecineinternechevaux.com

www.haras-nationaux.fr

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Alors que certains considèrent leur chat comme un véritable membre de la famille, sa perte est un véritable chamboulement émotionnel. Pour le vivre naturellement, il faut accepter son chagrin et laisser passer différentes étapes indispensables : le déni, la colère, la tristesse et, enfin, l’acceptation qui est la dernière étape sine qua non pour rééquilibrer ses émotions. La durée de ces étapes dépend bien sur des individus, de leur émotivité et de l’importance de leur relation avec l’animal disparu.

Comment faire le deuil d’un chat

Les yeux d’un animal ont le pouvoir de parler un merveilleux langage.
Martin Buber

Les différentes phases du deuil

Dans notre monde moderne, les chats ont pris une place particulièrement importante dans le cercle des animaux domestiques. Comme souvent le décès de l’animal est la première expérience de la mort, celui d’un chat qui nous accompagne depuis de nombreuses années peut engendrer une douleur intense parfois même plus grande que celle liée à la perte d’un être humain.

De nos jours, la société est plutôt portée à allonger la vie et préfère ne pas parler de la mort. Les effets du deuil et sa chronologie sont trop peu souvent évoqués.

Il semble donc important  d’examiner le processus général de déroulement de ce travail de deuil que beaucoup de gens sont amenés à vivre et que peu connaissent précisément.

Le deuil est une souffrance psychologique. Quel qu’en soit l’objet (animal ou humain), c’est un processus assez constant, couramment décrit notamment par la psychiatre américaine Elizabeth Kübler-Ross qui la divise en 5 phases successives.

La première phase se fait en deux étapes :

  • La nouvelle de la mort du chat provoque un choc, un état de sidération qui fait dire « ce n’est pas possible, je ne peux pas y croire ».
  • Ce choc va faire entrer dans la phase de déni de la nouvelle (un refus absolu d’y croire). La réalité est refoulée car elle est trop dure. Ce déni permet de retarder l’arrivée des symptômes douloureux et donne le temps de faire face à la souffrance.

Il peut arriver qu’un propriétaire apporte le cadavre de son chat au vétérinaire pour qu’il le soigne.

La confrontation à l’absence de l’animal conduit à l’acceptation de la réalité si difficile et on entre dans la deuxième phase qui est celle de la recherche.

On se sent dépossédé du compagnon de tous les jours et on cherche à le retrouver. La perte est cruellement ressentie car tout manque : la complicité, les caresses, les mimiques, son regard, en un mot sa présence.

Laura raconte qu’à ce stade, elle s’est surprise à appeler sa minouchette pour qu’elle rentre avant la nuit.

C’est aussi la phase où beaucoup de personnes ont l’impression de sentir en permanence la présence  de la boule de poil qui les a quittés.

Comment faire le deuil d’un chat

Les différentes phases du deuil

La troisième phase se partage entre colère et/ou culpabilité.

Devant tant d’injustice, il faut chercher un responsable, parfois c’est l’équipe vétérinaire même si elle n’y est pour rien. Le propriétaire peut en vouloir au monde entier : aux personnes qui possèdent des animaux en bonne santé, à ses amis qui ne le comprennent pas et même à son animal qui l’a abandonné.

Cette colère peut également se retourner contre lui-même et provoquer un sentiment de culpabilité.

La quatrième phase est celle du chagrin et d’une possible dépression.

Elle survient généralement lorsque le soutien social a cessé et que les proches n’offrent plus leur aide et leur réconfort. Il y a alors un sentiment de solitude extrême.

Personne n’est vraiment épargné par cette phase. Pierre Loti avoue même : « Il me semblait que sa mort (celle de son chat) était le commencement de la fin des habitants de la maison. »

C’est une étape très difficile, car la souffrance y est très forte, exacerbée par le sentiment que les autres ne comprennent rien à cette détresse. Les émotions y sont très vives et sont en étroites relations avec le vécu.

Enfin avec le temps, grand consolateur du deuil, la douleur s’atténue même si elle se réveille plus ou moins à des occasions anniversaires ou en croisant un autre chat de la même couleur…

C’est la cinquième phase, celle de l’acceptation. C’est l’intégration du deuil dans l’histoire personnelle. Ce n’est en aucun cas l’oubli de l’animal qui nous a quittés, mais c’est l’acceptation de rentrer dans le cycle de la vie avec son vécu, si douloureux soit-il. Le travail de deuil est alors réalisé.

La durée et l’intensité de chacune de ces étapes sont variables d’un individu à l’autre et de nombreux facteurs extérieurs influencent ce déroulement.

Les facteurs de complication du deuil

De nombreux éléments peuvent freiner le travail de deuil. Des facteurs propres à chaque individu ainsi que des facteurs extérieurs entrent en jeu et peuvent rendre encore plus difficile la mort de l’animal. Plus la place accordée au chat est importante, plus sa perte est vécue difficilement.

Il en est ainsi dans tous les cas suivant :

  • La mort d’un chat considéré comme un membre de la famille voire même un enfant. C’est insupportable d’admettre la mort de quelqu’un plus jeune. Dans ce cas, l’animal, même âgé, n’est qu’un bébé puisqu’il dépend de ses maîtres et qu’il procure cette affection toute simple que seuls les jeunes enfants apportent. Sa mort est donc extrêmement douloureuse.
  • La mort d’un chat gratifié de qualités exceptionnelles. Certains maîtres idéalisent leur animal et ne voient que ses qualités. La perte de cet être imaginaire est d’autant plus difficile.
  • La mort d’un chat fusionnel. Certains propriétaires vivent avec leur animal une relation particulièrement intime. Avec sa disparition, ils perdent une relation intense qui comblait leur vie.
Comment faire le deuil d’un chat

À fréquenter les chats, on ne risque que de s’enrichir.           Colette

  • La mort d’un chat exigeant. Il donnait à son maître le sentiment qu’il était indispensable. Le propriétaire l’aimait parce que son chat avait besoin de lui. Après son départ, il se sent inutile. Il perd une partie importante de sa raison de vivre.

La durée de vie commune entre l’humain et l’animal joue également un rôle important dans la façon de faire le deuil de son chat. Plus celle-ci est longue, plus le décès risque d’être douloureux. C’est une histoire commune qui s’arrête.

Plus la puissance de l’attachement est importante, plus le deuil va être compliqué.

Ces complications peuvent survenir à n’importe quelle phase du travail de deuil. Si vous sentez à un moment que vous avez du mal à dépasser votre chagrin, il faut oser demander de l’aide. Un travail de deuil non achevé, qu’elles que soient les raisons, peut entraîner des troubles psychiques et somatiques qui peuvent devenir chronique ou resurgir des années après.

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Groupes de parole autour de la mort et du deuil  

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Comment aider les autres chats de la « communauté » ?

Lorsqu’un des chats disparaît, nous sommes tristes mais l’ensemble de la communauté aussi.

Comment faire le deuil d’un chat

Le chat se contente d’être, c’est le verbe qui lui va le mieux.                             Nucéra

Que font les autres félins de la communauté ?

Ils sentent l’odeur du compagnon décédé, ils le cherchent et peuvent avoir des réactions déconcertantes telles que des crachements, des feulements exprimant ainsi leur peur et leur colère.

Ils le sentent mais ils ne le voient pas. Il n’est pas à sa place et son odeur n’est plus la même.

Selon leur caractère, ils vont réagir différemment come les humains en pareil cas. C’est normal et nettoyer ne va pas les aider.

Essayer d’effacer l’odeur ne sert à rien

D’abord c’est presque « mission impossible » car son odeur est imprégnée partout et surtout dans des endroits inaccessibles (plinthes, murs).

Ensuite la faire disparaître ne va pas aider les copains du disparu car ils vont se poser encore plus de questions.

En laissant traîner son odeur partout, elle va se dissiper progressivement et la communauté comprendra que le copain disparu s’éloigne lui aussi pour toujours.

On peut les aider à comprendre en rangeant ses affaires personnelles, les autres utilisées en  commun doivent rester en place. Quand un des chats commence à chercher, il faut lui parler, lui expliquer pour le rassurer.

Encore plus de câlins et de tendresse

Comment faire le deuil d’un chat

Les chats sont des êtres faits pour emmagasiner la caresse.                                 Mallarmé

Dans ses moments-là, tout le monde en a besoin mais c’est le moment de profiter les uns des autres pour se consoler mutuellement.

Des mots contre des maux : la parole est le remède aux souffrances vécues.

Leur parler, leur dire que nous aussi, on a du chagrin. Ils comprennent notre tristesse et la partagent. Les animaux n’ont pas le même rapport à la mort que les humains mais vivent le manque de la même manière.

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deuil de votre animal : besoin d'en parler

Groupe de parole autour du deuil de votre animal du 19 avril 2018

Nos groupes de parole sont ouverts à tous et gratuits. Vous pouvez participer librement aux thèmes qui vous intéressent : la seule condition est de vous y inscrire au préalable. Ils représentent un espace d’écoute, d’ouverture et de partage, et fonctionnent selon des règles permettant de respecter cet esprit.

Groupes de parole autour de la mort, l'euthanasie et le deuil de l'animal de compagnie

Fondation pour le développement du bien-être animal

Le prochain groupe a lieu le Jeudi 19 AVRIL 2018 de 18H à 19H

Sur le thème du deuil, pour toutes les personnes qui ont vécu des situations similaires à celles-ci :

  • Le travail de deuil : qu’est-ce que c’est ? comment s’y retrouver dans  les étapes du deuil
  • La difficulté du deuil : « je ne peux parler de mon animal mort à personne autour de moi ; des mois après, je ne peux pas parler de mon animal mort sans pleurer ; je ne pensais pas que j’aurais autant de chagrin ; comment affronter l’incompréhension de mon entourage qui ne comprend pas qu’on puisse avoir du chagrin pour un animal…
  • Culpabilité/responsabilité : « je ne me suis pas assez occupé de lui pendant sa maladie ; je l’ai laissé en pension chez quelqu’un, il s’est senti abandonné et il est mort ; je n’ai pas pu lui dire au-revoir pour x raison ;  je ne me rendais pas compte qu’il était si malade ; J’ai dû faire euthanasier mon animal et je le regrette maintenant ; je n’ai pas pu rester auprès de lui et je me sens coupable ».
  • Reprendre un animal : « combien de temps après la mort du précédent ; je n’ai pas envie car j’ai peur d’oublier l’autre ; j’aurais l’impression de trahir celui qui est parti ; je ne veux plus souffrir »
surmonter la mort de l'animal et faire le travail de deuil

L’homme est un animal qui a la faculté de penser quelquefois à la mort.             Jules Renard

ANIMATION

Françoise Moulins est sophrologue et formée à l’écoute active quelle a pratiqué professionnellement dans son métier de Conseillère. Elle accompagne bénévolement pendant trois ans des personnes en fin de vie en milieu hospitalier. Dans son association, elle initie en parallèle des groupes de parole pour accompagner le deuil d’êtres humains. Nourrie par un parcours personnel riche et fécond, elle aspire à offrir son soutien à d’autres personnes qui comme elle, ont vécu difficilement le deuil d’un animal aimé, ou sont dans la peine autour de la mort d’animaux.

Elle rencontre la Dr Anna Evans au cours des formations qu’elle anime dans le cadre de la Fondation qu’elle a créée au service du monde animal et un lien de confiance se noue : elles décident de créer ensemble un groupe de parole en ligne, facilitant ainsi les échanges entre des personnes éloignées ou se déplaçant difficilement. Ce service, offert gratuitement, a pour ambition d’apporter une chaleur humaine à ceux qui souffrent d’un deuil animalier, souvent dans l’isolement et l’incompréhension de leur entourage.

Nous vous souhaitons de belles rencontres !

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