Archives de catégorie : Mort Deuil Euthanasie

surmonter la mort de votre chien

Surmonter la mort de votre chien : comment ?

Tous ceux qui ont partagé une partie de leur vie avec un chien connaissent bien cette relation unique fondée sur la loyauté inconditionnelle. Incontestablement, il existe une alchimie mystérieuse entre le chien et son maître. Le chien est un vrai compagnon de vie, parfois le seul, celui qui écoute les malheurs, avec qui on partage tout son temps, ses joies, ses doutes, ses combats. Mais quand on a eu la chance de connaître cette belle amitié, la perte est souvent vécue comme un moment très douloureux, à l’instar de la perte d’un être cher.

surmonter la mort de votre chien

Les chiens ne sont pas toute notre vie, mais ils rendent notre vie complète.   Roger Caras

Surmonter la mort de votre chien  : la relation homme-chien

surmonter la mort de votre chienUne histoire d’amour ?  Le chien fut probablement le premier compagnon de l’homme, le premier à partager sa vie, ses déplacements, sa maison, ou sa nourriture.

Il a d’abord été élevé et choisi à des fins strictement utilitaires. Les différentes races se sont ainsi formées en fonction des services que l’on attendait.

De nos jours, la plupart des chiens sont élevés pour l’agrément.  Le chien rétablit l’équilibre entre le langage du corps et celui de l’intellect. Il ne comprend pas les mots mais il sait tout de nous.  Les chiens perçoivent nos intentions et nos sentiments non exprimés  Complice silencieux, témoin discret des joies et des peines , il accepte les changements d’humeur de celui qu’il considère comme le  chef de meute. Pour lui, il supporte l’univers du béton, l’asphalte et les néons des villes. Il supporte la terrible chaîne des cours de ferme et le trop petit enclos du jardin de banlieue.

C’est le chaînon qui nous relie à la terre, à la nature, il nous rappelle à notre animalité grâce à ses exigences : exercice physique, alimentation, instincts, rythme de vie. Pour lui, le jogger occasionnel se lèvera plus tôt le dimanche matin car « il faut bien faire courir le chien ». Avec lui, la famille découvrira la forêt en lui donnant l’occasion de s’ébattre en liberté… Et certain qui affirme ne pas être capable de faire une omelette ne laissera à personne le soin de préparer la pâtée de son compagnon.

On est persuadé que notre chien vivra éternellement à nos côtés, ou qu’il vivra aussi vieux que nous. Mais un jour, la réalité nous rattrape et notre ami nous quitte, laissant un grand vide dans notre cœur.

Surmonter la mort de votre chien  : comment faire ?

Il n’y a pas de recette magique mais il existe quelques solutions pour réussir à avancer et entamer son deuil avec plus de sérénité.

surmonter la mort de mon chienUne des premières choses à faire est de ne pas nier la réalité : votre chien n’est plus là mais il reste des traces de lui dans la maison. Il est tout à fait humain et normal de laisser sortir son chagrin. Mais il vaut mieux ne pas le provoquer. Les premiers jours sont les plus difficiles à traverser.

En premier lieu, il faut débarrasser les espaces qui lui étaient consacré. Vous allez avoir suffisamment d’occasions de penser qu’il vous manque. Rangez dans un endroit où vous n’allez pas souvent son panier, sa couverture, ses jouets, ses gamelles. Ce n’est pas une trahison.

Pour honorer sa mémoire, vous pouvez garder un objet, un collier ou un jouet que vous rangerez à un endroit dédié à lui. Vous y mettrez aussi sa photo. Vous saurez qu’il est là et c’est tout ce qui compte pour faire le deuil et garder un souvenir matériel.

Surmonter la mort de votre chien : Vous faire aider

Nul n’est tenu de faire son deuil en quelques jours. Être triste et ne pas savoir comment réagir face à la mort d’un chien est naturel. Souvenez-vous que le temps guérit toutes les blessures. Et le travail de deuil nécessite forcément un peu de temps. Pensez aux bons moments passés avec lui, Racontez-les à vos proches pour retrouver le sourire. Entourez-vous de personnes qui aiment les animaux et comprennent cette détresse. Ignorez les réactions de ceux qui n’ont jamais souffert de la perte d’un chien. Car ils ont tendance à considérer votre peine comme exagérée.

Si personne dans votre entourage ne peut vous soutenir ou si vous sentez que vous avez besoin d’aide, N’hésitez pas à contacter une structure de soutien.  Souvenez-vous que votre chagrin est sincère et à ce titre mérite de l’écoute.

Structure d’accompagnement deuil animal 

Groupes de parole autour de la mort et du deuil de l’animal 

Professionnel du soutien deuil animal 

Surmonter la mort de votre chien  : vigilance et prévention

Malgré leur intelligence et leur instinct qui les fait fuir la plupart des dangers, de nombreux décès accidentels ont lieu chaque année. Ils sont souvent dus au manque de vigilance des maîtres. Il ne s’agit pas de craindre l’accident à tout moment et de surprotéger son chien. Ce n’est pas la peine de l’isoler ou le couver. Mais simplement de faire le maximum pour éviter ces dangers par  la prévention et le bon sens. Un ami à moi disait toujours : « Je n’ai pas peur qu’on vole mon chameau mais j’attache mon chameau ».

Surmonter la mort de votre chien : Empoisonnements et intoxications

Les causes d’empoisonnement volontaires chez le chien sont fréquentes. Malheureusement des personnes mal intentionnées peuvent disséminer des boulettes empoisonnées sur les chemins de promenade voire même dans votre jardin. Pour éviter que votre chien ne s’empare d’une boulette de viande empoisonnée, surveillez-le !

Les intoxications par des plantes toxiques sont également multiples dans nos domiciles et exigent notre vigilance et notre responsabilité. Parmi ces plantes nous retrouvons : Dieffenbachia, Philodendron, Liliacées, Laurier rose, Gui, Ficus, Oreille d’éléphant et Arbre de Jade. Les intoxications alimentaires sont aussi très courantes chez les chiens. Là aussi, seules notre responsabilité et la connaissance de la dangerosité de ces aliments peuvent éviter un décès accidentel chez le chien. Enfin, ne laissez pas à leur portée médicaments et produits ménagers.

Surmonter la mort de votre chien : Percussion par une voiture

C’est l’une des causes les plus fréquentes de décès accidentels chez les chiens. Les occasions sont nombreuses pour nos amis de prendre la poudre d’escampette : une chienne en chaleur dans les environs, courir après un chat, rejoindre un copain de l’autre côté de la route. C’est important pour un chien de se défouler et vous pouvez le promener sans laisse mais il doit être obéissant et obtempérer au rappel. Ne prenez pas de risque et préférez les endroits clôturés.

Surmonter la mort de votre chien : La noyade

Tous les chiens ne sont pas d’excellents nageurs. Quel que soit l’endroit (mer, rivière ou piscine),  ne le laissez pas se baigner sans surveillance, ne surestimez pas son endurance et si vous avez une piscine, assurez-vous d’avoir des clôtures ou des barrières autour afin de protéger votre chien et ceux du voisinage.

Surmonter la mort de votre chien : Chaleur ou froid

Ne laissez jamais un chien dans une voiture en pleine chaleur, même pour une course rapide et en ayant laissé les fenêtres entrouvertes. Si votre chien vit dehors toute l’année, attention aux périodes de grand froid. Les deux présentent un risque de déshydratation qui conduira votre compagnon chez le vétérinaire très rapidement.

Surmonter la mort de votre chien : Électrocution ou étouffement

L’électrocution est un accident très fréquent chez les chiots qui adore mordiller tout ce qui passe à portée de leur museau. Il est donc nécessaire de s’organiser pour cacher et isoler les fils électriques ainsi que les prises. Elles peuvent être source d’électrocution si le chiot lève la patte dessus.

Comment dépasser la mort de votre chien ?Les causes d’étouffement chez le chien sont nombreuses et les vétérinaires retrouvent souvent des objets inattendus dans la gorge des chiens. Ne laissez pas de petits objets à portée des chiots plus enclins à les mordiller et à les avaler que les adultes.

Choisissez des jouets et des os à mâcher en adéquation avec la taille de votre chien. Comme pour les humains, on peut avoir recours à la manœuvre d’Heimlich en cas d’étouffement.

 

Souvenez-vous cependant que la vie de nos animaux familiers est plus courte que la nôtre. Un chien selon sa taille peut vivre en moyenne 10 à 17 ans et un jour ou l’autre, c’est dans l’ordre des choses qu’il rejoigne le paradis des chiens.

Comment dépasser la mort de votre animal

Surmonter la mort de votre chat

BIBLIOGRAPHIE

Frantz Cappé, Mon chat, mon chien va partir

Marina von Allmen, Quand l’animal s’en va

Anna Evans, La mort de l’animal

 

 

mort animal parcours spirituel

Mort animale : parcours spirituel

Mort animal : parcours spirituel. Quelle influence pourrait bien avoir la mort de mon chien ou de mon chat sur mon parcours spirituel ? Cet article va vous permettre au moins de vous poser la question.

Mort animal, parcours spirituel : mon expérience

mort animal : parcours spirituel

Le parcours spirituel est, en quelque sorte, un processus d’apprentissage de la vie. En tout cas, le mien l’est toujours. J’ai eu la chance d’entrer en contact très jeune avec des guides qui ont été pour moi des instructeurs de vie. Je pense aussi très fort à ceux que la tradition hindouiste appelle des « Upagourous » qui m’ont valu des prises de conscience parfois douloureuse mais souvent efficaces. Je parle ici de certains membres de ma famille (notamment mes enfants), de mes collègues  sur mon lieu de travail et toutes les autres personnes qui m’ont agacée, mise en colère en appuyant sur des boutons sur lesquels je n’osais pas appuyer moi-même.

Mais ceux que je remercie particulièrement, ce sont tous les animaux qui ont traversé ma vie, chiens, chats, chevaux, chèvres et dont la fréquentation m’a indiqué la voie de l’Amour. Grâce à eux, je vis maintenant en équilibre dans une certaine harmonie. Au moins, j’ai le sentiment d’être moi, d’avoir trouvé ma place et de savoir où je vais.

Mort animal, parcours spirituel : partage avec Pénélope Smith

Maintenant, pour illustrer le sujet, je veux partager avec vous un texte poétique écrit par Pénélope Smith et publié dans son livre « les animaux ne meurent pas ».

mort animal : parcours spirituel

Tout est tellement beau, tellement vrai sur terre, si nous choisissons d’en voir l’abondance, l’harmonie et l’enchantement sans limites. A nous d’en faire cette réalité magnifique, ou quelque chose de différent.

Les bois, les champs, l’océan, les lacs, les rivières et les fleuves crient tous leur joie de pousser et de couler. Regarde la magie. Ressens la grâce. Regarde l’harmonie qui renouvelle la vie et restaure la grâce, même dans la mort, l’agonie et la maladie.

Ne t’accroche pas à des formes immuables. Regarde la gloire des formes qui se dissolvent et se dissipent. Cesse de combattre les molécules mouvantes avec tes ordres, tes chaînes, tes larmes et tes cris : non, ce n’est pas possible.

Coule avec l’esprit qui change d’aspect en permanence. Regarde comme les fleurs sauvages fleurissent, meurent et offrent leur semence à la terre. Rien ne meurt ni ne s’efface vraiment. Tout se dissout dans l’unité et s’écoule dans une nouvelle mer, une nouvelle averse, un nouveau souffle de vent.

Fais couler tes propres larmes avec la marée. Ressens comme tu changes. Regarde comme l’esprit rit, et tel un magicien aveugle, transforme la mort, la désagrégation et la destruction en renaissance, en nouvelle croissance et en une création débordante d’harmonie.

Ne lutte pas contre le vent, mais tisse tes motifs en unité avec les arcs-en-ciel et la neige fondante, en nourrissant les sens et la terre qui pulse, qui respire et qui vit.

Sois le créateur, le tisserand, le magicien et le sorcier que tu es, que tu as toujours été et seras éternellement, même quand toi aussi, tu te dissoudras dans la lumière d’une magie sans fin.

À LIRE EGALEMENT

Ce que nous enseigne la mort d’un animal de compagnie

Se préparer à la mort d’un animal

 

 

 

surmonter la mort de votre chat : comment

Surmonter la mort de votre chat : comment ?

Charismatiques, libres, confiants et tenaces, les chats sont, derrière les poissons, les animaux de compagnie préférés des Français. Lorsqu’ils s’en vont, faire le deuil de leur présence et de leur affection est un travail long, complexe et douloureux. Pour faire en sorte que les souvenirs heureux passés avec eux prennent la place du chagrin et de la peine, il ne faut pas négliger certaines étapes. C’est à ce prix qu’on pourra reprendre le cours de sa vie.

Surmonter le deuil de votre chat : comment

Dans l’antiquité, les chats étaient adulés comme des Dieux. Ils ne l’ont pas oublié. Terry Pratchett

Surmonter la mort de votre chat : un peu d’histoire

Le chat fascine depuis la nuit des temps. Eux et nous : 10 000 ans déjà !

La dernière enquête FACCO/TNS SOFRES conduite à l’automne 2014 confirme la progression du chat dans les foyers français. En deux ans, la population féline a augmenté de plus de 11% passant de 11,4 à 12,7 millions. Environ 28 % des foyers français possèdent au moins un chat (soit plus de 8 millions de foyers). Les possesseurs de chats sont 58 % à estimer que leur félin augmente leur bien-être et 19 % trouvent qu’ils se sentent moins seuls.

surmonter la mort de votre chat : comment

Le chat ronronne le présent, il est toujours dans aujourd’hui.
Paul Morand

Présence calme et silencieuse, déclencheur de joies simples, le chat apporte à l’homme apaisement et réconfort par ses ronronnements.  Au sein du foyer, le chat sait trouver rapidement sa place en développant des liens différents avec chaque membre de la famille.

Selon Véronique Aïache, auteur de L’art de la quiétude, « la compagnie d’un chat est d’une douceur exquise, un peu comme celle du sourire bienveillant de quelqu’un qui ne dirait jamais un mot plus haut que l’autre. Il faut dire que tout en lui invite à la quiétude : son aura olympienne, sa beauté reposante, ses jeux exécutés avec grâce, son pas silencieux. »

Il est donc parfaitement normal d’avoir une peine immense quand disparaît ce compagnon de vie. Sa mort est une charge émotionnelle importante et les réactions face à son décès ne sont pas anodines car il a pris une place toute particulière dans notre vie.

« Ma petite Choupinette m’a quitté récemment à 14 ans. Sa présence va me manquer, ses câlins et ses bisous aussi! Elle a été une compagne idéale en m’apportant un amour sans limite !»  témoigne Pascale.

Surmonter la mort de votre chat : à qui en parler

Si votre entourage aime les animaux, vous allez être soutenus dans l’épreuve que vous traversez. Ne dissimulez  pas vos sentiments, n’essayez pas de paraître fort et calme. Partager vos émotions avec des personnes qui comprennent est la meilleure manière d’y faire face. N’hésitez pas à exprimer combien votre chat comptait pour vous. Racontez à quel point il vous manque, à quelqu’un avec qui vous pouvez pleurer et montrer votre chagrin.

Par contre, si vous n’avez personne à qui vous confier. Ou si vous sentez que vous avez besoin d’aide, demandez à votre vétérinaire de vous recommander une structure de soutien.  Souvenez-vous que votre chagrin est sincère et à ce titre mérite de l’écoute.

Structure d’accompagnement deuil animal 

Groupes de parole autour de la mort et du deuil de l’animal 

Professionnel du soutien deuil animalier

Surmonter la mort de votre chat : ne pas alimenter la souffrance

surmonter la mort de votre chat : commentDans les semaines et les mois qui suivent la perte d’un chat, les actes du quotidien nous ramènent souvent, malgré nous, à cette peine qui nous submerge. On veut retrouver dans le monde cet être qu’on a perdu, on veut le voir ; alors on met des photos partout dans la maison. Et puis, on a besoin de l’entendre ; donc on réagit au moindre bruit dans la maison. Aussi, on aurait besoin de le toucher ; et bien sûr on a parfois l’impression qu’il nous a frôlés. Enfin on a besoin de le sentir et on sent tous les objets qu’il a marqués de son odeur.

C’est normal. Toutes ces choses qui font qu’on a envie de parler encore et encore de cet être, et que de lui : C’est normal. Oui, dans les premiers jours mais au bout d’un certain temps, il vaut mieux essayer de ne pas alimenter outre mesure ce manque.

Laurence dont le chat Moki est mort récemment me confie : « j’ai gardé une housse de coussin sur laquelle il était, pour l’instant je ne veux pas la laver, je la garde et la respire de temps à autre. Ça me fait du bien, c’est un dernier lien avec lui. Je verrai… sans doute un jour je la mettrai dans la machine à laver… ou pas ! »

Car ce panier qui est resté au même endroit, cette gamelle que l’on n’a pas jetée nous empêchent d’entamer le travail de deuil. Ranger ses affaires, ce n’est le rayer de notre vie, le trahir. Reprendre le cours de la vie et avancer est la meilleure méthode pour garder de lui un souvenir heureux et moins difficile.

Surmonter la mort de votre chat : éviter la culpabilité

La culpabilité peut surgir si vous vous sentez responsable de la mort de votre animal. « Si seulement j’avais été plus attentive aux symptômes de Moki ! Je m’en veux de n’avoir pas été plus vigilante.» me dit encore Laurence.

C’est souvent inutile et non fondé de s’accabler de culpabilité au sujet de la maladie qui a touché votre animal. Ce qui est fait, est fait. Et cela ajoute à la difficulté de dissiper votre chagrin. Pour anticiper cette culpabilité, voici quels sont les signes précurseurs de maladie pour les chats quel que soit leur âge :

Surmonter la mort de votre chat : alerte au changement d’appétit

Votre chat mange moins que d’habitude. Cela peut être dû au fait qu’il chasse à l’extérieur ou aux conditions météorologiques chaudes qui affectent son appétit. Cependant, cela peut aussi parfois cacher des problèmes de santé, en particulier pour les chats seniors.

Surmonter la mort de votre chat : des nausées et vomissements

Il peut être normal pour un chat de vomir des boules de poils ou de l’herbe.  Par contre, consultez votre vétérinaire s’il vomit de la nourriture ou du sang de manière régulière. Soyez vigilants également en cas de difficultés à avaler, haut le cœur ou qu’il a tendance à s’étouffer. Cela peut être des signes de maladie (problèmes intestinaux ou atteintes des reins et du foie). Si ces symptômes s’accompagnent de léthargie, de diarrhée ou de perte d’appétit il y a obligatoirement des problèmes sous-jacents.

Surmonter la mort de votre chat : problèmes d’élimination

Une maladie des voies urinaires peut être très dangereuse, il est important de traiter dès l’apparition des premiers signes.

Si vous notez des symptômes qui suggèrent une infection ou un trouble urinaire (diarrhée, sang dans les selles ou l’urine), emmenez votre chat faire un bilan rapidement. Surtout si cela s’accompagne de léthargie, perte d’appétit et de poids. C’est également le cas quand votre chat entre et sort de sa litière fréquemment. Ou bien que vous le voyiez s’accroupir sans uriner ou uriner en petite quantité en miaulant. Il se peut qu’il ait une infection urinaire.

Surmonter la mort de votre chat : prise de poids excessive

Vous devez pouvoir sentir les côtes de votre chat lorsque vous le caressez ou lorsque vous le portez. Si ce n’est pas le cas, il se peut qu’il soit en surpoids. Une prise de poids rapide doit vous alerter car l’obésité peut provoquer un diabète, des problèmes de mobilité ou d’autres maladies.

Surmonter la mort de votre chat : surveillez son pelage

Le pelage est un bon indicateur de santé pour votre chat. Sa peau doit être lisse et rose ou noire. Son pelage doit être doux et brillant. Des croûtes de grattage, un toilettage excessif, la perte des poils indiquent que votre chat présente une maladie de la peau. Pensez à le protéger efficacement des puces. Surveillez également ses oreilles qui ne doivent présenter ni rougeurs, ni sécrétions brunâtres.

Surmonter la mort de votre chat : vigilance bouche, yeux et nez

surmonter la mort de votre chat : commentRougeur à l’intérieur de la bouche, gencives enflées ou mauvaise haleine sont des signes possibles de maladie buccale. Ces symptômes sont très douloureux et votre chat peut perde l’appétit et perdre du poids.

Éternuer, avoir le nez qui coule, les yeux rouges peut indiquer un problème dentaire ou une maladie du système respiratoire. Des sécrétions persistantes, un saignement de nez, un clignement excessif des yeux ou des rougeurs autour des yeux peuvent indiquer une pathologie sous-jacente.

Les chats ne respirent pas la gueule ouverte. En cas d’halètement, suffocation   toux, respiration sifflante, il faut traiter en urgence. Cela peut être le signe d’un grave problème au niveau du système respiratoire.

Si la troisième paupière de votre chat reste fermée sur l’œil, il se peut que quelque chose y soit coincé. Ça peut également être un signe d’infection ou d’un mauvais état général.

Surmonter la mort de votre chat : sa mobilité

Quand le chat boite, il est peut-être blessé ou souffre de douleurs articulaires.

S’il met du temps à se lever ou à se coucher, s’il ne peut pas sauter aussi haut qu’avant ou s’il a des difficultés à monter et à descendre les escaliers, il peut souffrir d’un problème osseux ou articulaire qui mérite une intervention vétérinaire pour soulager la douleur.

BIBLIOGRAPHIE

Frantz Cappé, Mon chat, mon chien va partir

Marina von Allmen, Quand l’animal s’en va

Anna Evans, La mort de l’animal

LIRE EGALEMENT

Comment dépasser la mort de votre animal

 

 

faire le deuil de votre animal

Faire le deuil de votre animal : comment ?

Faire le deuil de votre animal : comment faire quand un vide immense vient d’entrer dans votre vie. Votre animal, votre compagnon des joies et des peines, votre ami vient de mourir. Vous sentez qu’avec ce départ, vous perdez une relation intime et profonde. Il va vous falloir entamer un vrai travail de deuil, d’autant plus difficile qu’il est souvent incompris et sous-estimé.

faire le deuil de votre animal

Il est difficile de comprendre pourquoi les gens ne réalisent pas que les animaux domestiques sont des dons à l’humanité. Linda Blair

Faire le deuil de son animal, c’est quoi ?

L’après

La raison voudrait que je consacre cette partie, appelée « L’après »,  à comment aller mieux. Mais si votre animal est mort depuis peu de temps, vous ne pouvez pas imaginer aller mieux un jour. Surtout vous êtes en train de vous demander comment vous pourrez survivre. Vous avez aussi le droit de ne pas vouloir aller mieux. Ce manque atroce et douloureux,  peut vous paraître la seule chose qui vous reste de votre ami donc vous n’avez pas envie de vous en éloigner, du moins pas pour l’instant. La seule pensée « d’aller mieux » peut même vous sembler irrévérencieuse. Vous avez l’impression que vous devez à votre animal cette période de chagrin, de peine. Se sentir mieux veut dire « le laisser partir » et vous n’avez pas envie. 

Donc le deuil n’est pas un mauvais moment à passer, que l’on peut traverser et dont on peut guérir le plus vite possible. En réalité, la peine que l’on a, est notre ultime marque d’amour, le dernier cadeau que nous pouvons lui offrir. Il ne peut pas être expédié.

Comment survivre

Vous avez le droit d’avoir du chagrin ! Un être que vous aimiez profondément vient de mourir et vous vous sentez désespérément seul. Vous avez aussi le droit de ressentir d’autres sentiments, de la colère, de la culpabilité, de l’injustice. Surtout, identifiez ces sentiments.

Réfuter le chagrin ne le fait pas disparaître. Exprimez-le : laissez couler les larmes, hurlez, tapez des pieds, laissez sortir votre chagrin. Écoutez-vous et faites ce qui vous fait du bien.

faire le deuil de votre animal

Les yeux d’un animal ont le pouvoir de parler un merveilleux langage. Martin Buber

Faire le deuil de votre animal : les conséquences

Dans notre civilisation où la mort de l’homme est aseptisée, le décès de l’animal de compagnie est souvent la première expérience avec la mort et les conséquences de ce décès peuvent être extrêmes.

Les humains vivent de façon différente la mort de leur animal et le deuil se manifeste avec une intensité variable :

  • Il est possible que certains maîtres aient des réactions excessives lors du décès de leur animal car, dans notre société, tout est fait pour éviter de voir la mort en face et nous ne sommes plus habitués à vivre cette situation.
  • Certains autres peuvent ne pas entrer dans le processus de deuil et faire comme s’il ne s’était rien passé.
  • Entre les deux, il y a le deuil normal.

Freud le définissait comme « la réaction régulière à la perte d’une personne aimée ». Nous perdons en un instant un lien profond qui s’est développé pendant de longues années et cette disparition entraîne une modification profonde de notre stabilité.

Faire le deuil de votre animal : affronter l’incompréhension des autres

faire le deuil de son animal

Ce sont ces remarques fréquentes qui font du mal et mettent parfois en colère.

Ces commentaires désagréables, Pauline a dû les affronter lorsqu’elle a perdu son chien de quinze ans. « Comment oser me dire qu’il faut relativiser ? Ce départ a été plus important pour moi que celle de mon grand-père. Mon chien était avec moi toute la journée, il était mon éponge à émotions, mon point d’ancrage».

C’est justement ce parallèle avec la perte d’un proche qui est souvent dénigré par ceux qui ne comprennent pas ce qu’implique la mort d’un animal de compagnie.

« Il est souvent très difficile de faire part de son désarroi. Les personnes qui n’ont jamais vécu de relation intense avec un animal ne peuvent pas comprendre le bouleversement et la souffrance ressentis », analyse Marina von Allmen, vétérinaire et auteur de « Quand l’animal s’en va » (Editions Jouvence, 2007).

Pourtant, il est capital de tenir compte de la souffrance causée par cette perte. Et s’il est difficile de parler de cette peine autour de soi, c’est pourtant essentiel.

Selon Marina von Allmen. « Se taire ne fait qu’aggraver et intensifier son désespoir, compliquer et prolonger le processus de deuil. Des émotions enfouies et tues s’impriment au plus profond de notre être pour refaire surface régulièrement. »

Donc si l’entourage ne comprend pas, ou s’il ne sait pas comment aider, mieux vaut se tourner vers le vétérinaire, un groupe de parole, un professionnel de l’accompagnement du deuil ou même un psychologue, pour ne pas avoir à surmonter seul cette épreuve.

Dispositif d’accompagnement du deuil d’un animal

Groupes de parole autour de la mort et du deuil

Professionnel du soutien au deuil

faire le deuil de son animal

Il est beaucoup plus facile de montrer compassion envers les animaux. Ils ne sont jamais méchants.       Hailé Selassié

Faire le deuil de votre animal  : vivre un réel processus de deuil

La perte est vécue différemment selon les personnes. Mais il est important de savoir à quoi s’attendre. Déni, colère, culpabilité, dépression, acceptation… Le deuil pour un animal comporte les mêmes étapes que celui d’un être humain. Des étapes qui ne se traversent pas forcément dans le même ordre pour tout le monde, comme l’explique Marina von Allmen. « Elles peuvent surgir en boucles et certaines peuvent même être « zappées », pour resurgir lors d’un autre deuil. »

Faire le deuil de votre animal : le déni 

Il rend difficile l ‘acceptation de la mort de votre animal. « Je ne voulais pas y croire, je me suis mise à hurler et à pleurer, » se souvient Myriam. « J’ai été dans un état second pendant plusieurs jours ».

Faire le deuil de votre animal : la colère

Elle peut être orientée contre la maladie qui a tué votre animal, le conducteur de la voiture ou le vétérinaire qui n’a pas réussi à le sauver. Parfois elle est justifiée, mais si elle devient une obsession,  elle détourne du travail de deuil. « J’ai éprouvé tellement de rancune contre l’automobiliste qui a écrasé mon chat et qui n’a même pas eu la décence de s’arrêter, » commente Julien.

Faire le deuil de votre animal : la culpabilité

Mais le plus souvent, on dirige la colère contre soi-même et la culpabilité peut subvenir surtout si vous vous pensez responsable de la mort de votre animal. Vincent, qui avait dû laisser son chien chez des amis, s’en est terriblement voulu. « Il s’est fait écraser en traversant la route. J’ai pensé qu’il essayait peut-être de me rejoindre. Encore maintenant, je me sens responsable.»

Faire le deuil de votre animal : la dépression

C’est une réaction inhérente au chagrin et cette phase est probablement la plus difficile à surmonter. Au décès de son chat, Michèle a perdu tout intérêt pour ce qui l’entourait. « J’ai failli échouer à mes examens. Je n’avais pas le courage de quitter ma chambre. »

La dépression extrême vole l’énergie et la motivation, obligeant à ressasser sans cesse la peine. Cet état dépressif ne doit pas être sous-estimé.

Faire le deuil de votre animal : l‘acceptation

Selon la vétérinaire Marina von Allmen, l’étape de la dépression est même nécessaire pour arriver à celle de l’acceptation. « Cette étape permet de vraiment ressentir à quel point nous passons du vide et du désespoir à la reconnaissance de ce qu’il nous a été donné de vivre avec notre animal. 

 » C’est ce sentiment de gratitude qui a permis à Sylvia d’accepter enfin la disparition de son cheval. « La douleur n’a finalement duré qu’un moment par rapport au bonheur d’avoir vécu cette belle histoire avec Gary.  » 

En conclusion, la chose la plus importante pour faire le deuil de votre animal est d’abord d’être honnête avec ses sentiments. Ne pas essayer d’éviter le chagrin en ne pensant pas au compagnon disparu, mais se remémorer les bons moments. Cela aide à comprendre ce que la perte de votre animal signifie vraiment pour vous.

A LIRE AUSSI

Comment dépasser la mort de votre animal

Comment affronter l’euthanasie de votre animal

comment affronter l'euthanasie de votre animal

Affronter l’euthanasie de votre animal

Affronter l’euthanasie de votre animal. Quand la souffrance de notre animal ne peut être soulagée, l’euthanasie apparaît comme une nécessité. Savoir s’il faut vraiment le faire, à quel moment, pourquoi et comment ça se passe, permet de se préparer à cet acte définitif qui permet de soulager les souffrances de notre ami.

affronter l’euthanasie de votre animal

Les animaux sont fiables, bien pleine d’amour, vrai dans leurs affections, prévisibles dans leurs actions, reconnaissants et fidèles. Des normes difficiles pour les personnes à essayer d’égaler.
Alfred A. Montapert

Affronter l’euthanasie de votre animal : savoir quand le moment est arrivé

Malgré tout notre bon sens, nous avons l’impression de commanditer cette mort et nous pensons être un assassin. Mais il y a une autre façon de voir les choses. Cet acte permet à l’animal d’avoir une mort douce, sans douleur. Rien ne peut rendre cette décision plus simple ou moins insupportable. Mais on peut aussi la voir comme le dernier acte d’amour que nous offrons à notre compagnon.

Certaines personnes disent qu’on sent quand le moment est venu.

Quand je suis partie chez le vétérinaire, je savais que je ne ramènerai pas Blitz, mon chien de 15 ans. Le matin quand je l’ai posé par terre pour qu’il aille faire ses besoins, il s’est écroulé et une mare s’est formée autour de lui. Le regard qu’il a tourné vers moi m’a fait comprendre que le moment était venu… » raconte Fabienne.

affronter l’euthanasie de votre animal : quand le moment est venuMalheureusement, ce n’est pas toujours aussi simple. Beaucoup de propriétaires sont sensibles à la douleur de leur animal, mais ils l’aiment tellement qu’ils ne veulent pas s’en séparer.
Dans le cas où l’animal s’alimente et se déplace normalement, qu’il participe encore à la vie de la famille, ce n’est pas le moment. Cependant si l’animal souffre en permanence, qu’il devient indifférent à ce qui l’entoure, en humain bienveillant il vaut mieux choisir d’abréger ses souffrances. En essayant de ne pas penser à nous, on peut évaluer honnêtement la santé l’animal. Il n’est peut-être pas nécessaire de prolonger sa souffrance pour prévenir la nôtre.

Affronter l’euthanasie de votre animal : pourquoi

« Il s’agit d’une pratique médicale, parfaitement maîtrisée, utilisant des barbituriques pour endormir un animal sans possibilité de réveil », indique le vétérinaire Frantz Cappé.

affronter l’euthanasie de votre animal

« Quand un maître est réticent à faire piquer son animal, je pointe souvent le fait que l’animal n’est plus en mesure de vivre des moments agréables dans le présent » témoigne Bernard Rollin, Professeur de philosophie, de sciences animales et de sciences biomédicales à l’université d’État du Colorado. Auteur de Animal Rights & Human Morality (1981).

L’euthanasie permet :

  • de soulager les douleurs (arthrose, infections, etc…) d’un animal âgé ou malade et fortement diminué physiquement.
  • de prévenir une agonie douloureuse.
  • d’éviter qu’un animal ne souffre d’une détérioration de santé importante.
  • remplacer des opérations vétérinaires, pénibles pour l’animal et sans réelles chances de succès.

La culpabilité est un sentiment très fréquent. Beaucoup de propriétaires pensent qu’ils abandonnent l’animal ou qu’il peut encore guérir. Le plus simple est de faire confiance aux vétérinaires car ce sont eux qui sont en première ligne sur ce sujet.

Affronter l’euthanasie de votre animal : comment ça se passe

L’euthanasie doit se faire dans le calme et le respect de l’animal ainsi que du propriétaire. L’euthanasie est moins difficile et mieux vécue si elle peut être préparée, organisée, et pratiquée dans la sérénité. Elle se fait par l’injection d’une surdose d’anesthésique. Et on dit souvent que l’animal s’« endort », car l’injection permet de le faire partir sans douleur. Elle est obligatoirement pratiquée par un vétérinaire mais vous pouvez demander que cela se passe à votre domicile.

Rester ou pas près de lui

affronter l’euthanasie de votre animal : rester près de lui ou pas

Le temps passé avec des chats n’est jamais perdu.
Sigmund Freud

Certains maîtres tiennent à être auprès de leur chien pour les rassurer et les calmer. Et puis, ce sont les derniers moments qu’ils passent à leur côté. D’autres jugent cette épreuve trop difficile, et préfèrent ne pas être présents lors de l’euthanasie. Cette décision est très personnelle et vous ne devez pas culpabiliser si vous ne vous sentez pas capable de le faire.

Protocole

Le vétérinaire va régler d’abord toutes les démarches administratives notamment s’assurer de votre identité, remplir les documents légaux nécessaires à l’acte et vous faire régler la facture. Il faudra ensuite lui indiquer ce que vous pensez faire de la dépouille de votre compagnon (équarrissage, inhumation, incinération, naturalisation…).

affronter l'euthanasie de votre animal : l'injectionIl va ensuite procéder à une sédation. Il s’agit d’une injection de médicaments qui apaisent et qui enlèvent la douleur. Dans le processus d’euthanasie, c’est la procédure qui implique le plus d’inconfort puisqu’il s’agit d’une injection dans les muscles. La douleur est comparable à celle éprouvée lors d’une vaccination, sans plus. Cela prend quelques minutes aux médicaments à agir (de 5 à 20 minutes selon l’état de l’animal, sa grosseur et son stress).
Lorsque l’animal est assoupi, le vétérinaire installe un cathéter intraveineux. Généralement, l’état de conscience de l’animal est suffisamment altéré pour qu’il ne sente rien du tout. Vient ensuite l’étape de la dernière injection. On utilise une drogue qui arrête le système nerveux central de fonctionner, donc la respiration et les battements cardiaques cessent en quelques secondes. Règle générale, l’animal, qui est déjà « endormi » par la sédation, semble simplement s’endormir plus profondément.

Quand c’est fini, si le vétérinaire ne l’a pas proposé, vous pouvez demander à rester seul un moment avec votre animal.

Pour vous aider à affronter l’euthanasie de votre animal, vous pouvez :

A LIRE AUSSI

Comment faire le deuil de votre animal

Comment dépasser la mort de votre animal

mort animal parcours spirituel

La mort animale : un parcours spirituel

Le parcours spirituel est, en quelque sorte, un processus d’apprentissage de la vie. J’ai eu la chance d’entrer en contact très jeune avec des guides qui ont été pour moi des instructeurs de vie. Je pense aussi très fort à ceux que la tradition hindouiste appelle des « Upagourous » qui m’ont valu des prises de conscience parfois douloureuse mais souvent efficaces. Je parle ici de certains membres de ma famille, notamment mes enfants, mes collègues et tous les gens qui m’ont agacé, mise en colère en appuyant sur des boutons sur lesquels je n’osais pas appuyer moi-même.

Mais ceux que je remercie particulièrement, ce sont tous les animaux qui ont traversé ma vie, chiens, chats, chevaux, chèvres et dont la fréquentation m’a indiqué la voie de l’Amour. Grâce à eux, je vis maintenant en équilibre dans une certaine harmonie, j’ai le sentiment d’être moi, d’avoir trouvé ma place et de savoir où je vais.

Je viens partager aujourd’hui avec vous un texte poétique écrit par Pénélope Smith sur ce sujet et publié dans son livre « les animaux ne meurent pas ».

 

Françoise Moulins SOS Bulle d’amour

 

Tout est tellement beau, tellement vrai sur terre, si nous choisissons d’en voir l’abondance, l’harmonie et l’enchantement sans limites. A nous d’en faire cette réalité magnifique, ou quelque chose de différent.

Les bois, les champs, l’océan, les lacs, les rivières et les fleuves crient tous leur joie de pousser et de couler. Regarde la magie. Ressens la grâce. Regarde l’harmonie qui renouvelle la vie et restaure la grâce, même dans la mort, l’agonie et la maladie.

Ne t’accroche pas à des formes immuables. Regarde la gloire des formes qui se dissolvent et se dissipent. Cesse de combattre les molécules mouvantes avec tes ordres, tes chaînes, tes larmes et tes cris : non, ce n’est pas possible.

Coule avec l’esprit qui change d’aspect en permanence. Regarde comme les fleurs sauvages fleurissent, meurent et offrent leur semence à la terre. Rien ne meurt ni ne s’efface vraiment. Tout se dissout dans l’unité et s’écoule dans une nouvelle mer, une nouvelle averse, un nouveau souffle de vent.

Fais couler tes propres larmes avec la marée. Ressens comme tu changes. Regarde comme l’esprit rit, et tel un magicien aveugle, transforme la mort, la désagrégation et la destruction en renaissance, en nouvelle croissance et en une création débordante d’harmonie.

Ne lutte pas contre le vent, mais tisse tes motifs en unité avec les arcs-en-ciel et la neige fondante, en nourrissant les sens et la terre qui pulse, qui respire et qui vit.

Sois le créateur, le tisserand, le magicien et le sorcier que tu es, que tu as toujours été et seras éternellement, même quand toi aussi, tu te dissoudras dans la lumière d’une magie sans fin.

À LIRE EGALEMENT

Ce que nous enseigne la mort d’un animal de compagnie

Se préparer à la mort d’un animal

Les animaux ne meurent pas vraiment

SOS Bulle d’Amour Groupes de parole

 

 

décès de votre animal : retomber amoureux d'un autre

Décès de votre animal : retomber amoureux d’un autre ?

Décès de votre animal. Dans tous les articles que j’ai écrits sur la mort de l’animal et surtout le deuil qui s’ensuit, j’ai alerté sur les dangers de reprendre un autre animal trop tôt après sa disparition. Mais les coups de foudre existent… une boule de poils, de plumes, de crins qui croise notre chemin avec des yeux remplis d’amour… et c’est reparti, on retombe amoureux.

décès de votre animal : reprendre un autre animal

Puisque nous ne sommes dotés que d’une vie, pourquoi ne pas la passer avec un chat ?
Robert Stearns.

Décès de votre animal : voilà comment cela se passe généralement

Tout le monde ne réagit pas de la même manière face à la perte d’un être cher, qu’il soit humain ou animal. Certains peuvent pleurer, crier, voire même s’effondrer. D’autres vont s’enfoncer dans une torpeur profonde frôlant la dépression ou afficher une indifférence totale. Et puis, il y ceux qui vont continuer à vivre, rire, chanter, « mais plus comme avant » disait Michel Berger, en demeurant dans une sérénité relative. Personne ne peut porter de jugement tranché quel que soit le comportement car chacun fait comme il peut.
C’est la même chose quand il s’agit de reprendre un autre animal.
Certains n’en voudront plus jamais pour les raisons suivantes :
    • C’est trop dur et qu’ils ne veulent pas revivre la souffrance de la perte
    • La relation avec le compagnon disparu a été très forte et qu’ils veulent garder intact le souvenir de celui-là
    • Ils auraient l’impression de le trahir, de l’oublier.
Il y a ceux qui se laissent le temps de la réflexion, qui ont besoin de vivre leur deuil, de faire un break et qui attendent que le besoin se fasse vraiment sentir pour accueillir un nouvel amour.
Et puis il y a ceux qui ne peuvent même pas envisager de vivre sans cette présence chaleureuse dans la maison et qui se précipitent vers une nouvelle relation animale, voire même qui ont anticipé et qui avait déjà adopté un autre compagnon.
Là encore, il n’y a pas de règle en la matière et chacun fait selon son ressenti, son désir ou sa vision de la vie.
Je vais cependant encore une fois alerter sur un risque qui se rencontre fréquemment. Il s’agit du syndrome dit « du chien de remplacement » dont j’ai déjà parlé dans l’article « comment faire le deuil de votre chien ».
Il intervient le plus souvent dans deux cas :
  • Le manque est trop insupportable et on veut le combler sans attendre que le deuil soit finalisé
  • L’envie de reprendre un animal de la même race, de la même couleur pour remplacer complètement celui qui a disparu et ainsi tenter d’effacer la perte
Les conséquences peuvent être graves pour les deux parties : l’humain va être déçu car l’animal qui arrive ne trouvera pas SA place à lui et ne sera jamais le clone du précédent.

Décès de votre animal : si on voyait les choses autrement

N’avez vu jamais eu l’impression que ce n’était pas vous qui avez choisi votre animal mais le contraire ? N’avez-vous jamais vécu l’ivresse du premier regard échangé ? C’est lui, c’est elle parce que c’est lui et que c’est moi.
Et si l’esprit de nos animaux disparus se chargeait de favoriser le processus de retrouvailles. Quand le calme est revenu en nous après avoir honoré la mémoire nos chers disparus, il est possible de retrouver l’amour et la joie avec de nouveaux animaux familiers.
J’ai vécu ce phénomène personnellement. Après la disparition de mon cocker Boule, j’avais dit « plus de chien et encore moins un cocker ». Mais un jour, Boule m’a dit lors d’une communication avec lui que le temps était venu de reprendre un compagnon de route. Je me suis lancé à corps perdu dans la recherche d’un… cocker. Je savais ce que je voulais et surtout, je voulais adopter. Mais pas de bébé cocker à l’horizon. Je suis retournée parler avec Boule qui m’a dit « sois patiente, c’est pour bientôt ». Un mois après, le jour de mon anniversaire, je reçois un mail d’une association à laquelle j’étais abonnée me disant qu’un élevage avait été démantelé par 30 Millions d’amis et que 50 cockers allaient être répartis dans des refuges près de chez moi. Et il y avait des bébés.
décès de votre animal : reprendre un autre animal

                                                      Voici mes deux complices : Boule et Mandala

Quand je suis allé chercher Mandala au refuge, dès que la porte s’est ouverte, il s’est précipité vers moi et j’ai lu dans son regard : Ah, là voilà.

Voici ce que dit sur le sujet Pénélope Smith dans « Les animaux ne meurent pas »

 » Je trouve que mes animaux de compagnie font partie des êtres les plus merveilleux de l’Univers. J’ai par ailleurs rencontré des milliers d’animaux fabuleux. Tellement d’animaux cherchent à partager de l’amour avec des gens ! Personne ne remplacera ceux que vous avez aimés car ils sont uniques. Mais il existe sur terre un nombre incalculable d’animaux fantastiques qui pourraient devenir de nouveaux amis. Vous lier avec des êtres bons, quelle que soit leur espèce, adoucira votre perte. Votre cœur et votre vision d’élargiront. Vous accueillerez toute la beauté et la globalité de l’Univers et vous pourrez ainsi attirer exactement la compagnie dont vous avez besoin. »

Alors, laissons-nous retomber amoureux !

A LIRE EGALEMENT  :

 Ce que nous enseigne la mort d’un animal de compagnie

Reprendre un animal après la mort du sien

Mort de l’animal : l’instinct de survie

Mort de l’animal : l’instinct de survie

Tous les animaux, les êtres humains compris, possèdent de manière naturelle et instinctive, l’envie profonde d’éviter les situations qui pourraient remettre en cause leur survie. La survie est au cœur des préoccupations de tout être vivant. De quoi s’agit-il exactement et comment s’exprime l’instinct de survie des animaux.

Mort de l’animal : l’instinct de survie

On ne surmonte jamais de dangers sans en courir.             P.Boiste

Entre la vie et la mort, parfois il faut parfois choisir

Quatre siècles avant J.C, Épicure disait : « Lorsque nous sommes vivants, la mort n’est pas. Lorsque la mort est là, nous ne sommes plus. Dès lors, dans la mort que crains-tu exactement ? »
La peur est-elle vraiment à l’origine de l’instinct de survie ? Et de quelle peur s’agit-il ?
L’objet principal de la peur pour l’être vivant est bien évidemment la mort. Elle est l’incarnation de la peur, par excellence.
Mort de l’animal : l’instinct de survie

De tous les dangers, le plus grand et le plus réel, c’est la peur.              Emile de Girardin

Un très bon exemple est le film « 127 hours » de Dany Boyle. Il raconte l’histoire d’un jeune alpiniste qui se retrouve le bras emprisonné dans un mur de rocher au fin fond des gorges de l’Utah. En manque de nourriture et souffrant d’hypothermie, après six jours et cinq nuits à essayer de se décoincer, il trouve le courage de tenter sa chance en s’amputant le bras… Il va sans dire qu’un tel « courage » implique un facteur déclencheur, qui ne peut être que la peur de mourir là sans avoir rien tenté.
Selon la situation, la peur dicte aux êtres vivants une multitude de comportements, innés ou acquis, destinés à réagir à la mise en péril de leur vie. Cette peur primitive de la mort ressentie généralement face à un danger potentiel peut l’amener soit à fuir soit à affronter la situation. Mais dans certaines situations cette peur peut placer le corps en situation d’inhibition de l’action.
Alors que la fuite est souvent considérée comme un échec dans notre culture, voir comme un manque de courage, elle apparaît bien comme le premier mécanisme à déclencher en situation de danger. Il faut savoir que dans la vie à l’état sauvage, savoir prendre la fuite fait partie d’une des bases de la survie. Dans la nature, chez la plupart des espèces animales, la fuite est généralement le comportement le plus habituel, la lutte n’étant qu’un choix alternatif.
Mort de l’animal : l’instinct de survieLors d’agressions entre membres d’une même espèce, il semble que la norme serait de fuir si on n’est pas sur son territoire et de se battre dans le cas contraire. L’homme n’échappe, bien évidemment, pas à cette règle. Néanmoins, il peut apprendre que dans certaines situations, la fuite est inutile et que la lutte reste la seule alternative. Parmi les facultés données par la vie dans la nature, l’instinct de survie semble primordial. Évoluer dans un monde sans règles implique une perception aiguë du danger. Qu’il s’agisse du prédateur en haut de la chaîne alimentaire, à la proie au bas du tableau, chaque espèce a développé d’extraordinaires capacités pour s’alimenter, reconnaître et réagir face à une situation de vie et de mort.
On peut toutefois se demander jusqu’où peut aller l’instinct de survie pour l’homme qui n’évolue pas dans un milieu naturel et jusqu’où il peut aller pour sauver sa propre existence.

L’instinct de survie chez l’animal

L’instinct de survie est sûrement le plus puissant. Face à une situation qui met sa vie en danger, un animal peut avoir des réactions surprenantes. Des petits animaux peuvent s’attaquer à des plus gros qu’eux. Ne voyant aucune autre solution que d’attaquer, malgré la faible chance de succès, son instinct de survie va prendre le dessus et lui faire combattre son prédateur. C’est également  l’instinct de survie qui intervient et l’incite à tuer une proie lorsqu’il a faim et qu’il doit se nourrir lui et sa famille.
Mort de l’animal : l’instinct de survieCependant la peur de la mort n’existe généralement pas chez les animaux qui vivent à l’état naturel. Quand ils sentent qu’ils s’affaiblissent et qu’ils vont mourir, ils quittent souvent d’eux même le troupeau pour ne pas attirer les prédateurs autour de celui-ci. S’ils ne le font pas d’eux même, les membres sains du groupe peuvent les abandonner ou les chasser afin de protéger les autres. Bien que les animaux domestiques n’aient pas à s’inquiéter d’éventuels prédateurs, des situations de danger peuvent réveiller cet instinct primitif de survie chez ceux qui vivent en troupeau ou en groupe (chevaux, chèvres voire même des poules). Ce comportement reste cependant très rare car la présence de l’humain, qui leur assure la protection nécessaire, leur accorde une plus grande sécurité.
L’Univers tient compte des besoins de survie et généralement, les décès chez les animaux sont rapides et sans trop de souffrance. Les animaux sauvages sont programmés pour que leurs esprits quittent leurs enveloppes corporelles dès qu’ils sont capturés. La relation prédateur-proie fait partie d’un rituel consenti qui ne provoque que peu de douleur ni traumatisme émotionnel. Les animaux qui ont été tués se réincarnent souvent très rapidement dans un corps de la même espèce pour poursuivre leur aventure terrestre.
Il n’est surement pas très confortable d’être un animal de proie mais il n’y a aucune comparaison avec les souffrances vécues par les animaux d’abattage ou de laboratoire qui connaissent la terreur et la confusion à cause des méthodes instaurées par les humains dans les élevages industriels.
Voici une petite histoire éclairant le sujet racontée par Pénélope Smith dans son livre « les animaux ne meurent pas ».
« Un jour où il courait comme un fou à travers prés et forêts, je vis Pasha, mon lévrier afghan, attraper un écureuil. Pasha recula et cria « cours, cours », mais l’écureuil était figé de peur. Son esprit avait quitté son corps parce qu’il se croyait sur le point de mourir. Quand l’écureuil réalisa que son corps était toujours en vie, et intact, il sortit de son état de choc, revint dans son corps et courut en direction d’un arbre. Pasha n’attendait que ce moment pour reprendre joyeusement la course. »

A LIRE EGALEMENT

Accompagner l’animal en fin de vie

Ce que nous enseigne la mort d’un animal de compagnie

 

mort animal compagnie enseignement

Ce que nous enseigne la mort d’un animal de compagnie

Dans notre monde occidental moderne, la mort est devenue un tabou. Elle est entourée de discours négatifs qui tendent à l’occulter. Qui ose parler de la mort ?
Pourquoi a-t-on du mal à l’évoquer ?

En quoi les animaux peuvent ils nous aider à clarifier notre ressenti de cet événement incontournable de notre vie.

 

La mort fait partie de la vie

La mort faisait partie de la vie… J’aurais tellement aimé que non, disait Forrest Gump
Oui, elle fait partie de la vie mais beaucoup d’êtres humains l’ont oublié. Elle renvoie à notre façon de vivre. Si nous n’avons pas mis un peu d’âme et d’esprit dans notre quotidien, alors oui, la mort n’a plus de sens et ouvre sur le néant.
Elle rend chimérique le monde de l’avoir et du paraître. La mort ne peut plus être une délivrance qu’on vit dans la sérénité, mais un ennemi qui transmet un message de peur.
Notre société est basée sur la maîtrise de la matière, de la forme. Nous croyons qu’il n’y a rien au-delà de ce monde physique que nous croyons contrôler. L’ennui, c’est que cette matière est destinée à la mort. Mais l’esprit et l’âme ne sont pas concernés par la mort.
mort animal compagnie enseignementLa mort, ce n’est que la vie qui s’évade de la prison de la forme pour entamer le voyage vers sa source, sa racine de vie. La mort fait la place au vivant, au nouveau, pour que la vie amène la forme à ce degré de perfection où se reflète la somptuosité de sa réalité intérieure, l’esprit. La mort rythme la respiration de la vie, mais ne l’a jamais arrêté. Pour atteindre cette acceptation de la mort qui n’arrête pas la vie, mais seulement la forme, il faut s’ouvrir à la musique de l’âme qui vibre dans notre cœur, entendre cette volonté subtile qui nous laisse libre de ne pas la suivre, et faire que cette volonté-là soit faite, et non celle des désirs de notre individualité mortelle. La mort nous oblige à choisir la vie. Quand je nourris la forme et la matière je nourris la mort. Quand je nourris l’esprit je retrouve la  vie dans sa racine, qui est éternelle.
Voilà ce que les animaux qui partagent avec nous cette vie savent si bien nous faire comprendre.

L’enseignement de nos chers animaux disparus

Les êtres humains qui vivent encore au plus près de la nature et qui la respecte, accueille la mort comme faisant partie d’un tout et la place sur le même plan que la naissance. Ils sont sûrs de la continuité de leur esprit et savent qu’il existe dans d’autres plans, des dimensions d’ordre spirituel.
Pour ceux qui n’ont pas compris la nature spirituelle du règne animal auquel nous appartenons, nous aussi, la mort de leurs animaux est vécue dans le désespoir total car la disparition de la forme physique  correspond à l’anéantissement de l’être et indique la fin de la participation à la vie.
Pour les autres, qui, de plus en plus nombreux, tentent de découvrir les dimensions spirituelles au-delà de la forme physique, la mort est un changement d’état ou de perspective.
Les animaux qui ont eu une relation riche avec des humains, continuent par-delà la mort à participer à la vie des êtres qu’ils ont aimés et avec lesquels ils ont été heureux. Ils sont même ravis parfois d’intervenir pour tenter de les aider.
Joanna Seere, spécialiste en communication animale, raconte comment Tuskers, un cheval quarter horse revint dire qu’on pouvait compter sur lui (Extrait du livre de Pénélope Smith « les animaux ne meurent pas »).
mort animal compagnie enseignement
Tuskers et son meilleur ami Jimmy, un pur-sang imposant, se partageaient un pâturage dans un magnifique sanctuaire de chevaux où je me rendais souvent. Tuskers était venu dans ce sanctuaire pour y vivre sa retraite. Un jour, il fut saisi d’une douleur intense. Il me demanda d’aller chercher de l’aide auprès d’un vétérinaire. Il me raconta qu’il avait eu une vie dure, mais longue et bonne. Il explique qu’il sentait son corps extrêmement faible, très fragile, avec une douleur au niveau des intestins tellement intense qu’il pouvait à peine respirer. Malgré tous les efforts du vétérinaire, le ventre de Tuskers continua à gonfler et la douleur empira.
Tuskers demanda à être libérer de son corps. Son ami Jimmy et lui se reniflèrent une dernière fois pour se dire au-revoir. Quand le vétérinaire lui fit la piqûre, l’esprit de Tuskers s’éleva au-dessus de son corps bien avant la fin de l’injection. Jimmy émit un hennissement d’au-revoir, tourna le dos au corps de Tuskers et se remit à paître.
Au milieu de la nuit, je fus réveillée par le bruit d’un cheval au galop sur la voie pavée qui reliait la ferme à la route. Tous les chevaux du sanctuaire hennissaient dans leur enclos et couraient comme des fous d’une clôture à l’autre. Nous sortîmes tous en courant du bâtiment à la recherche de l’animal qui avait réussi à s’échapper du pré. Il n’y avait aucun cheval sur le chemin, aucun cheval sur la route. Tous les chevaux étaient dans le pré et les clôtures intactes. Quelques instants plus tard, je compris qu’il s’agissait de Tuskers qui, pour la dernière fois, s’offrait un galop victorieux autour de la ferme.

A LIRE EGALEMENT

Deuil animal : une occasion de transformation intérieure

Se préparer à la mort de son animal

se preparer a la mort de son animal

Se préparer à la mort de son animal

Votre compagnon de vie animal cheval, chien, chat ou autres est âgé ou malade et vous savez qu’à plus ou moins longue échéance, il va falloir songer à le laisser partir vers l’autre monde. C’est pour vous déchirant, impossible, inenvisageable. Comment s’y préparer matériellement, psychologiquement, spirituellement et qu’en pensent les animaux eux-mêmes ?

 

Pourquoi se préparer ?

se preparer a la mort de son animalLorsque la relation à l’animal est forte, intime et fusionnelle, son amour et sa présence nous porte. La disparition va réveiller le manque dans la partie de nous-même qu’il comblait. Nos limites mentales et nos croyances sur la mort vont ouvrir une porte sur la peur et engendrer des sentiments de solitude, d’abandon et une perte de repères émotionnels voire physiques.
Se préparer à sa mort et accepter son choix est le plus beau dernier cadeau que nous puissions nous faire à nous et à notre animal. C’est un présent inestimable qui peut limiter les souffrances de part et d’autre. Pour nous, le travail de deuil sera facilité et pour lui, il sera plus aisé à son âme de prendre son envol dans la sérénité requise.
Travailler à mettre un peu plus de sérénité et d’acceptation dans notre cœur au moment de son départ peut lui apporter le réconfort et la paix dont il a besoin.
L’animal sait quand sa mort approche et il  s’y engage avec confiance parce qu’il vit dans l’acceptation et l’ouverture totale au moment présent. Quand on parle avec un animal de la mort, il n’exprime pas de peur car il sait qu’il ne perdra rien.
Nous autres, humains, n’avons plus cette approche subtile de la mort, et nous y  rattachons souvent la souffrance, la douleur et la séparation.
Malheureusement, en cas de mort brutale, cette préparation n’est pas possible et on constate en général que le processus de deuil est rendu plus long et difficile pour les gardiens en raison des sentiments engendrés (déni, incompréhension, colère, culpabilité et sentiment d’injustice).

Comment se préparer sur le plan matériel ?

La préoccupation principale dans ce moment est de gérer le bien-être de l’animal en termes de confort physique, psychologique et de s’attacher à limiter ses souffrances.
Vous devrez faire preuve de patience et de tolérance. Il a besoin d’affection, d’attentions. La vie doit continuer comme avant mais dans le respect de ce qu’il est en train de vivre. Ils ont besoin que l’entourage reste paisible et les manifestations émotionnelles intensives autour de leur fin de vie rend plus difficile le déplacement de l’esprit hors du corps.

Accompagner l’animal en fin de vie

« Les animaux apprécient d’être écoutés et honorés pendant qu’ils sont malades ou mourants, tandis que leur énergie va et vient. Cela les réconforte et leur permet aussi bien de continuer à vivre que de mourir en paix. » Précise P.Smith dans son livre « Les animaux ne meurent pas »
se preparer a la mort de son animalPour soulager la douleur, combiner les thérapies vétérinaires et pharmaceutiques avec des soins complémentaires. De l’acupuncture aux soins énergétiques, en passant par l’homéopathie, l’ostéopathie et les fleurs de Bach, la liste est longue. Toutes ces techniques sont efficaces pour vous aider à soulager l’animal mais ne jouez pas à l’apprenti sorcier et rapprochez-vous d’un spécialiste du domaine.

Dispositif accompagnement deuil

 

Enfin la question qui va forcément venir sur le tapis est celle de l’euthanasie. Il est important de ne pas prendre cette décision à la légère car le faire prématurément peut gêner l’animal dans son processus de préparation. La façon dont meurent les animaux est souvent liée à leur but ou mission dans la vie qu’ils ont choisie et certains veulent aller jusqu’au bout de leur agonie pour ne pas gêner leur évolution spirituelle. Mais rien n’est gravé dans le marbre et si la douleur devient trop intense ou qu’il ait besoin d’aide pour quitter son corps, il vous le fera savoir.
Même si vous comprenez facilement les animaux, il est parfois difficile pour le  gardien impliqué émotionnellement de savoir s’il convient de les aider à partir. N’hésitez donc pas à avoir recours un spécialiste de la communication animale Et si une décision d’euthanasie doit être prise, il faut en informer l’animal avant de procéder, de façon à ce qu’il se prépare.

Comment se préparer sur le plan psychologique et/ou spirituel ?

 » Il y a deux attitudes devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets.
Et on peut les laisser faire – favoriser leur venue, célébrer leur passage.
La mort dont nous ne savons rien posera sa main sur notre épaule dans le secret d’une chambre ou elle nous giflera dans la lumière du monde – c’est selon.
Le mieux que nous puissions faire en attendant ce jour est de lui rendre sa tâche légère : qu’elle n’ait presque rien à prendre parce que nous aurions déjà tout donné. »
Christian Bobin 
Ces deux plans nécessitent un travail d’introspection qui peut être difficile à mener seul  et se faire aider par un thérapeute spécialiste du deuil n’est pas une honte :
  • Pouvoir analyser ses sentiments, ressentis et émotions
  • Savoir se poser les bonnes questions
  • Être capable de se connecter à son être intérieur car lui seul connaît les réponses

Spécialiste du deuil

Se préparer à la mort de notre animal familier, n’est-ce pas se préparer à notre propre mort. Et l’idée alors n’est-elle pas de se familiariser avec elle et de l’inclure dans notre chemin de vie en profitant chaque jour de chaque instant ?
Voici quelques réflexions personnelles qui j’espère vous aideront à trouver les réponses à vos questions.
La mort n’est pas un accident. Les circonstances, oui, mais pas la mort elle-même. Le propre de la vie sur cette planète, c’est qu’elle a une fin. La mort est d’ailleurs nécessaire comme composante même de la vie. Refuser la mort, c’est refuser aussi la vie !
Il paraît même que ceux qui l’ont fréquenté de très près en reviennent transformés. Les gens revenant d’une EMI (Expérience de mort imminente) ne vivent plus de la même manière. Leur sens des priorités et leurs valeurs profondes, et parfois leurs projets de vie, sont profondément bouleversés.
Je vous livre cette déclaration d’un monsieur qui aimait terriblement la vie, il s’agit de Monsieur Jean D’Ormesson : « Il n’y a rien de plus intéressant que la vie et la mort fait partie de la vie. La mort, c’est la vie. Vous savez pourquoi nous mourrons ? C’est parce que nous vivons. Et nous avons de la chance de mourir. Mourir n’est pas gai mais ce serait bien pire de ne pas mourir. La vie est belle parce que nous mourrons. Ce n’est pas un paradoxe. »
se preparer a la mort de son animalEt puis il y a les inévitables questions sur l’après qui peuvent changer la face de la Chose. N’est-ce pas le moment de se clarifier sur notre appréhension personnelle de l’après ?
Mais quel après ? Que devient mon âme, si je crois que j’en ai une qui va survivre à cette enveloppe charnelle que je suis obligée d’abandonner. Où va-t-elle aller ? Comment ça se passe ?
Trouver au plus profond de soi les réponses à ses questions peut surement nous sauver de cette peur viscérale de ne jamais revoir nos chers disparus.
Pour moi, Mourir… ce sera « en route pour de nouvelles aventures ! »

Deuil animal deuil spirituel

Et surtout, pas de culpabilisation de ne pouvoir lâcher prise complètement car vous avez le droit à votre souffrance. Acceptez-la comme normale, au point où vous en êtes mais ne vous abandonnez pas à la révolte et au désespoir. En modérant vos défenses, vous déchargez votre animal du poids de votre emprise et vous lui donnez la liberté de poursuivre sa route.

Qu’en pensent les animaux ?

 Ils n’ont pas la même vision que nous. Ils ne sont pas attachés à leurs émotions. Ils aiment. Ils aiment, c’est tout. Il n’y pas d’égo ni d’intérêt personnel. C’est l’Amour absolu, universel qui ne cause pas de souffrance.
Bien sûr, ils peuvent manifester des émotions à la mort de leur gardien ou de leurs compagnons animaux. Mais là où nous voyons du désespoir à l’image de celui que nous ressentons, nous autres humains, n’y a-t-il pas simplement un rite sacré pour accompagner son âme. Et quand ils ont fait ce qu’ils devaient faire, ils retournent à leurs occupations sans qu’il y ait de manifestation de manque.
Ils font preuve face à la mort d’une grande dignité et certains se replient pour mourir car ils sont en paix. Et quand ils attendent le retour de leur gardien, c’est pour lui qu’ils le font parce qu’ils savent que c’est nécessaire pour son travail de deuil, de détachement. Quel respect !
Je connais une petite chienne cocker qui a fait dire à sa gardienne par l’intermédiaire d’une communicatrice animalière alors qu’elle lui demandait si elle souhaitait être aidée : « Qu’elle fasse comme c’est bien pour elle, comme ça l’arrange ».
Lorsqu’un animal nous quitte, il peut souffrir physiquement des circonstances dans lesquelles il termine sa vie mais il ne souffre pas autant que nous de la séparation.  Il vit cette phase dans l’acceptation et l’ouverture, centré sur le moment présent, entame avec confiance cette transition qui l’amène vers un nouveau destin.
Si vous n’arrivez vraiment pas à accepter la mort de votre animal de façon sereine, parlez-lui et expliquez-lui votre difficulté, votre peine, votre embarras… Il trouvera encore les ressources pour vous réconforter. Alors pour le remercier, vous pourrez lui dire que, malgré le chagrin que vous aurez, il peut s’en aller sans crainte.
Un animal peut aussi bien nous apprendre à vivre qu’à mourir.  Alors, rendons-lui un hommage à la hauteur du respect et du dévouement qu’il a pour nous.

Articles sur le même sujet

Comment dépasser la mort de votre animal domestique

Comment affronter l’euthanasie de votre animal de compagnie

Comment faire le deuil de votre animal de compagnie