Euthanasie de votre chat : comment l'affronter ?

L’amélioration de la condition animale est certes une avancée majeure. Mais elle entraîne aussi l’émergence de questions sur la fin de vie. Comme celles des êtres humains, les vies des chats sont parfois indûment prolongées, avec pour conséquence des souffrances inutiles et une surcharge financière pour les maîtres. Les interrogations légitimes qui assaillent les propriétaires quant à la nécessité, à la procédure, au bon moment peuvent engendrer une forte culpabilité. Voici des informations et des pistes de réflexions pour vous aider à prendre la bonne décision.

Comment affronter l’euthanasie de votre chat ?
J’aime les chats, ces animaux de l’ombre qui viennent se blottir près du cœur et qui ronronnent des histoires que peu d’humains comprennent.
Jean Markale

L’euthanasie, c’est quoi et que dit la loi ?

Euthanasier un chat, cela signifie lui donner la mort sans souffrance, afin de mettre fin à une longue agonie ou à une maladie douloureuse qu’on ne parvient pas à soigner. On fait la différence entre l’euthanasie passive, qui consiste simplement à stopper des soins qui ne servent plus à rien et à attendre que l’animal meure en limitant le plus possible ses souffrances, et l’euthanasie active, où l’on donne volontairement la mort. En France, l’euthanasie est interdite pour les êtres humains mais elle est possible pour les animaux.

Légalement, l’euthanasie d’un chat en bonne santé pour des raisons de convenance est possible en France. Elle représente 1,3 % des euthanasies pratiquées. Les raisons de ce choix peuvent être médicales ou personnelles.

Dans ce cas, le mutiler, le droguer, le supprimer ne devraient pas être les premières options à envisager.

Militer pour une stérilisation obligatoire des chats à un jeune âge est une réponse évidente. Éviter une naissance plutôt que de supprimer une vie.

Comment prendre la décision ? Quand et pourquoi ?

L’euthanasie est une possibilité offerte à l’animal de ne plus souffrir, et aux maîtres de ne plus voir souffrir leur animal. C’est pour cette raison qu’il est important de savoir quand envisager cet acte irréversible.

L’étape la plus difficile c’est de déterminer le bon moment, veut-on le voir partir sereinement avant l’apparition de symptômes, handicap et douleurs ou préfère-t-on l’accompagner avec des soins palliatifs ?

Les deux choix sont légitimes mais parfois lorsqu’on accompagne au quotidien un vieux chat ou un chat malade, un propriétaire peut ne pas se rendre compte de l’avancement de la dégradation de sa santé.

Il faut savoir qu’avec un chat, il est très difficile de savoir quand celui-ci souffre vraiment, car, dans la nature, il est passé maître dans l’art de dissimuler la douleur pour ne pas montrer des faiblesses face à un congénère ou un prédateur. Voilà pourquoi un chat s’isole souvent pour mourir. Avec le chat, attendre de voir de la douleur signifie souvent qu’il a probablement mal depuis quelques temps.

La prise de décision

Avoir la responsabilité de prendre la décision finale sans avoir aucune certitude est probablement la chose la plus difficile qui soit. Vous connaissez les habitudes de votre chat. Lorsqu’il ne se livre plus à ses activités habituelles, qu’il reste isolé et qu’il n’interagit plus avec vous, c’est qu’il faut agir.

  • Si vous suspectez une quelconque souffrance chez votre chat, il faut vous poser ces questions avant d’envisager l’euthanasie.
  • Votre chat est-il atteint d’une infection que votre vétérinaire n’arrive pas à soigner ?
  • Est-il atteint d’une tumeur qui le fait souffrir ?
  • Votre chat est-il incapable de faire ses besoins, ainsi que manger et boire, sans votre aide ?
  • Refuse-t-il la nourriture ?
  • Est-il incapable de se déplacer seul ?
  • A-t-il du mal à dormir, ou à respirer ?

Si la réponse à la plupart de ces questions est “oui”, alors votre chat n’a plus une vie agréable et c’est peut-être le moment d’envisager l’euthanasie.

Comment affronter l’euthanasie de votre chat ? Lorsque la maladie s’est installée et que le diagnostic est tombé, il faut faire preuve de courage et ne pas penser qu’à soi. Puisque l’on sait qu’on n’a plus que quelques mois ou quelques semaines à vivre ensemble, autant qu’ils soient les plus confortables pour tout le monde. Autant lui rendre la vie plus douce et l’aimer encore plus fort.

Passer du temps près de lui, lui parler doucement, le rassurer. S’il vous sent détendu, votre calme se communiquera à lui. Essayer de ne pas pleurer en sa compagnie pour ne pas lui transmettre d’angoisse. Lui donner ses médicaments sans le forcer. S’il ne mange plus ou a du mal à s’alimenter, lui présenter ce qu’il aime le plus. Le but est de lui faire plaisir. S’il les refuse, il faut se douter que la fin est proche.

Et accepter!

Ai-je pris la bonne décision ?

La culpabilisation

N’oubliez jamais dans tout ce processus que le chat vit dans le présent uniquement. Celui-ci ne peut pas vous en vouloir pour quelque chose qui s’est passé hier, il y a une semaine ou il y a un an. Il ne peut pas non plus regretter de ne pas avoir eu le temps de faire ou d’exprimer quelque chose comme le font souvent les humains dans leurs derniers moments! C’est très important de garder cet aspect en mémoire pour éviter les anthropomorphismes qui mènent à la culpabilité et aux remords.

Un jour, une psychologue m’a dit : « La culpabilisation n’est valide que si vous avez VOLONTAIREMENT fait quelque chose dans le but de nuire à une personne. » Il est possible que vous ayez fait une erreur qui a mené au décès de votre chat ou encore que vous vous sentiez simplement coupable d’avoir pris la décision de l’euthanasier pour différentes raisons. Sachez que si vous n’aviez pas de mauvaises intentions, la culpabilité que vous vivez n’a probablement pas sa raison d’être. Vous êtes restés rationnel et avez pris cette décision afin que votre animal souffre moins ou pas du tout.

La communication animale

Je ne vais pas essayer de vous convaincre moi-même mais juste vous livrer le témoignage d’une personne qui a eu recours à la Communication animale dans cette situation.

Comment affronter l’euthanasie de votre chat
TIBOU

« J’ai eu plusieurs chats, qui sont partis un par un, aujourd’hui il me reste mon Tibou, qui semble être également sur le départ (17ans) et je me prépare à nouveau à subir cette épreuve…

Mais je voudrais surtout vous parler des autres, de mes compagnons poilus qui m’ont quittée,  et surtout de ” l’avant” et ” l’après” de ma rencontre avec la communication intuitive… car elle a révolutionné pour moi ces moments douloureux.

“Avant”,  lorsque j’étais confrontée au départ d’un de mes chats, confrontée à la maladie puis à l’euthanasie, tout n’était que questions, culpabilité.

Qu’est ce qui est le mieux pour lui ? Qui suis-je pour décider de sa mort ? Le souhaite-t-il vraiment ? Suis-je lâche ou suis-je courageuse ?

Et bien sûr je n’avais aucune réponse, et ça tournait, tournait encore et encore dans ma tête… et je faisais ce choix atroce de la piqûre fatale, me rassurant en me disant : ” il souffre,  je souffre de le voir souffrir, c’est mieux pour tout le monde”. Mais quand même, tout au fond de moi il y avait toujours ce petit doute que j’enfouissais profondément pour ne pas devenir folle, et cette pensée ” s’il avait pu me parler, qu’aurait-il dit ?”

Et puis il y a eu ” l’après”. J’ai eu connaissance de la communication intuitive dans une émission TV. On peut communiquer avec les animaux ??? C’est possible ??? Émerveillement… recherches à tout va sur internet,  rencontre avec Anna Evans lors d’un stage, re-émerveillement…

Et le jour est venu où mon Toto a dû être emmené d’urgence chez le véto. Résultats accablants, grosse infection interne tournant à la septicémie, trop tard pour faire quoi que ce soit… Toto était un chaton trouvé au bord d’une route, pattes arrières raides certainement dû à un choc sur la moelle épinière. Il galopait sur 2 pattes avant sûres et 2 pattes arrières bringuebalantes, pissait partout, avait dû mal à déféquer et il m’a donné bien des fois des sueurs froides car il faisait infection urinaire sur infection urinaire. Il m’a fait investir dans je ne sais plus combien d’alèses et de serpillières mais je l’adorais…

Mais revenons à ce triste jour chez le véto, 7 ans après l’avoir trouvé au bord d’une route… certes il était mourant, mais cette fois-ci je pouvais savoir ce qu’il souhaitait ! Cela change tout ! Bien sûr que la tristesse est là, bien sûr que les pleurs sont là, mais j’avais la possibilité de savoir ce qu’il ressentait, pensait, souhaitait. Exit les questions, la culpabilité, le remords, tout ce qu’on ressent quand on est seul face au choix. Je n’étais plus seule, Toto pouvait me guider. Je contacte donc une communicatrice et j’ai le soulagement d’avoir les réponses… Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est de la joie que j’ai eue en entendant le discours de mon Toto. Et aucune hésitation dans ses “mots”, aucun regret, beaucoup d’amour, et oui, euthanasie car trop de souffrance, c’est ce qu’il voulait. Mais il voulait par-dessus tout partir dans mes bras, entouré de mon amour. Quand je suis arrivée chez le véto dans l’après-midi, ils m’ont amené Toto, il était très faible, je l’ai enroulé de mes bras comme il le souhaitait, et j’étais sereine, je pleurais mais bizarrement j’étais sereine…au moment de la piqure, il a levé la tête vers moi et m’a regardée droit dans les yeux. J’avais ma confirmation. J’avais fait selon son souhait. On était 2 et je n’étais plus seule avec moi-même. 

Voilà mon témoignage… J’espère que cela vous aidera. Pour moi, la communication m’a radicalement aidée dans ces moments difficiles, psychologiquement et émotionnellement. »

Comment ça se passe ?

Une question revient souvent: « est-ce que mon animal souffre? »

Les vétérinaires entendent souvent cette remarque : « vous avez un métier compliqué, les animaux ne sont pas comme les humains, ils ne vous disent pas s’ils souffrent ou pas ».

Ce n’est pas si difficile que ça à rendre plus objectif. Il faut savoir faire la différence entre la douleur et la souffrance.

La douleur est quelque chose de physique, on a mal. Mais il est tout à fait possible de souffrir sans avoir mal.

Prenez à titre d’exemple une personne dépressive. Elle est en souffrance mais elle n’a pas forcément de douleur physique.

Alors il est assez facile de dire par exemple qu’un chat de 18 ans hypotherme, qui ne se nourrit plus depuis 7 jours et dont l’urémie crève les plafonds, souffre. Par contre il est très difficile de dire s’il a mal ou pas.

L’euthanasie est-elle douloureuse ?

L’euthanasie est une anesthésie par intraveineuse, par six fois surdosée. L’animal s’endort et le cœur ralentit jusqu’à l’arrêt cardiaque, en 30 secondes environ.

Ce n’est pas douloureux, mais il arrive que l’animal soit stressé auquel cas le vétérinaire administre au préalable un calmant. Sur la table avec des caresses ou dans les bras du propriétaire, l’animal se détend alors et c’est à ce moment-là que la forte dose anesthésique est injectée pour un départ accompagné et en douceur.

 

 

Comment affronter l’euthanasie d’un animal de compagnie ?
Le temps passé avec des chats n’est jamais perdu.   Sigmund Freud

Votre présence peut tranquilliser votre chat, si vous n’êtes pas stressé, tendu et en pleurs. Dans la nature le chat, qui est une proie, choisit une cachette sombre, calme et silencieuse pour mourir. Ne vous sentez pas coupable si vous ne pouvez assister à ce passage, le chat, contrairement au chien, n’a pas besoin de compagnie pour quitter la vie.

Que faire du corps de mon chat ?

C’est une chose horrible mais nécessaire : penser à sa dernière demeure. Ce n’est pas au dernier moment qu’on s’inquiète de l’endroit où le corps sera déposé.

Vous pouvez enterrer votre chat dans votre jardin à condition d’en être le propriétaire, de l’enterrer à plus de 35 mètres d’autres maisons et points d’eau et de couvrir le corps de chaux avant de l’enfouir sous terre (Code rural, article L226-2, L226-3 et L226-4, 2010).

Si vous n’avez pas de jardin, vous pouvez opter pour l’inhumation dans un cimetière pour animaux.

Vous pouvez aussi choisir l’incinération individuelle et recevoir les cendres de votre chat dans une urne ou opter pour une incinération collective qui sera moins onéreuse.

Comment affronter l’euthanasie de votre chat ?
Je suis toujours le même chat que j’ai toujours été.     Dimebag Darrell

BIBLIOGRAPHIE

Anna Evans, L’euthanasie de l’animal

Marina Von Allmen, Quand l’animal s’en va

Pour vous aider dans ce moment difficile :

Dispositif d’accompagnement mort  deuil euthanasie

Groupes de parole autour de l’euthanasie animale  

Professionnel du soutien deuil animal 

Communication animale 

 

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6 commentaire

  1. Mon chat a été euthanasié récemment et cela s’est mal passé. Après la première piqure qui était sensée l’endormir calmement, il a au contraire été très stressé, a vomi , a miaulé, très agité et a suffoqué avant de s’endormir. Nous n’étions pas préparés à cela et n’espérions pas cela pour lui, nous qui lui avions offert la meilleure vie possible.
    Que s’est-il passé réellement car notre veto a l’air de trouver cela normal.

  2. Bonsoir, je suis désolé pour votre chat, cela a été horrible aussi pour le mien car moi on ne m’a même pas demandé mon avis et de ce fait ils m’ont ramené mon chat agonisant alors qu’il était juste parti faire une radio! Le sadisme a été poussé à son extrême car je le revoit allongé la tête dans un masque a oxygène en train de suffoquer pareil, il fini par se réveiller et tente de s’évader tout en continuant à agoniser encore plus !
    Je dis il faut lui remettre son masque et en gros la véto était déjà avec d’autres ” clients ” en me laissant avec une assistante véto qui me dit bah on a pas que vous à s’occuper et moi j’ai pas envie qu’il me griffe !
    Plusieurs fois on a voulu que je sorte , j’ai refusé!, on a fini par le tenir fortement par la nuque d’une main et l’autre le masque collé sur sa tête en se relayant elle et moi !
    ( de plus la véto a été vraiment horrible déjà complétement antipathique au max , agressive avec mon chat qui avait du mal a respirer,elle sort de la radio en me disant il a trop d’eau dans les poumons je l’arrête ) .
    Ayant exigé un véto que je connaissais mieux il fini par arriver je suis en pleur et lui demande de sauver mon chat, il part et revient en posant une piqure un stylo et un papier sur la caisse ne la voyant plus je demande c’est quoi cette piqure et la on me sort mais quelle piqure ?
    Le véto revient me demande de sortir car apparemment je stressais trop mon chat ce qui est vrai vu ma détresse mais en gros c’était pour le finir de ce fait le délai entre les 2 piqure a été très long au passage vu que j’avais refusé de sortir après la 1ere faite dans mon dos !
    Je sors fumer une clope et la il sort en me faisant un non de la tête !
    A peine le dos tourné qu’il l’avait achevé !
    Il respirais fort mais courrais, mangeais comme 4 n’avais pas perdu de poids sortait balader faisait sa toilette alors même s’il était en fin de vie c’est horrible ce que l’on m’a fait et ils m’ont brisé à jamais ! Il avait bientôt 11 ans mon Pépito ! Ils m’ont enlevé 11 ans de ma vie sans le moindre remords ni même me dire la vérité sur son sort et au moins que j’accepte et soit là jusqu’au bout !
    Ils en ont tellement vu que le coté amour des bêtes semble totalement oublié du moment qu’on paie cela semble leur unique souci !
    Pour preuve mon chat est mort samedi nous sommes mercredi et on me demande déjà de venir payer de façon oppressante pendant que moi je pleurs et n’arrive pas à m’en remettre !
    C’est honteux que des gens comme ça puissent exercer !

    1. Je n ai pas compris. Le chat est agonisant puis il court, mange….recit incohérent. Il faut aussi apprendre à ponctuer. Incompréhensible….

      1. On peut faire preuve de bienveillance. Ce ne sont pas des moments faciles à vivre.
        Belle journée

  3. Je parcours les textes de votre site et les larmes coulent tellement ce que je lis correspond a ce que j’ai vecu.
    J’ai du enthanasier mon chat, le grand complice de mon quotidien.
    Une maladie digestive non cancereuse mais incurable l’a emporté lentement mais surement malgré mon combat et le branle bas de combat de la clinique veterinaire. 3, 4, et meme 5 veterinaires se sont penché sur son cas pour etablir un diagnostic precis et par là meme le meilleur moyen de le soulager. Il souffrait de vomissements tous les 24h à 48 h et de douleurs abdominale.quotidiennes.
    Radios, echographies,avec analyses sanguines, biopsie sous anesthesies generales a chaque fois.
    Au final, une maladie digestive identifiée, mais incurable, inopérable, et pour laquelle les veterinaires n’ont pas beaucoup de recul par rapport au traitement.
    Je ne leur en veux pas. Je considére au contraire qu’ils ont fait le maximum. Moi aussi j’ai fait le maximum.
    Les vomissements repetes lui ont miné le moral en plus de le deshydrater.
    Les medicaments l’ont soulagé momentanément mais ne l’ont pas gueri.;Il mangeait de moins en moins car il associait les vomissements aux aliments qu’il mangeait.
    Il ne voulait plus de ses croquettes alors je suis passé a la nourriture biologique. Jambon frais, thon, fromage , patés. Ca a fonctionné un temps…
    Et puis un jour il n’a plus voulu manger. J’etais devasté et ne dormais plus car je savais que la partie etait en train d’etre perdue .
    Les medicaments, sans nourriture, le maintenaient dans un confort de vie acceptable, mais je savais que ca ne pouvait pas durer eternellement. Et les veterinaires me disaient la meme chose.
    Lui se levait à 3h du matin , errait dans l’appartement en miaulant, me reveillait pour me dire quelque chose…
    Je faisait semblant de croire qu’il avait une subite fringale et me levais pour lui donner a manger. Helas ! son odorat fonctionnait parfaitement, mais aucun appetit !!! Voir ca, me faisait pleurer !!!
    Et le matin, meme chose : des petits miaulements pour me dire que ca n’allait pas, des calins beaucoup plus nombreux et intenses que d’habitude. Ca me faisait pleurer , c’était dechirant, comme s’il me disait que nous devions nous dire ADIEU, que ca ne pouvait plus durer, que nous devions nous separer apres 11 année 1/2 de vie quotidienne. J’ai reflechi 4 jours, pendant lesqels il ne mangeait toujours pas. Et moi sans beaucoup dormir,..
    Et puis j’ai demandé l’eutahnasie à ma veterinaire. Je ne voulais pas qu’il devienne cachectique, avec les souffrances qui vont avec.
    PAS CA POUR LUI !!!
    En partant chez la veterinaire pour la derniere fois, il a eu un miaulement interrogatif. “Ou m’emmenes-tu ?” “- Je t’emmenes au paradis des chats, tu vas retrouver ta mere, ton pere, ton frere” (que je savais tous decedes),
    L’euthanasie a été très douce pour lui, A la premiere injection, je lui tenais legerement la tete tout en le carressant intensément. Puis il a posé completement sa tete dans ma main, son corps s’endormait rapidement. La seconde injection l’a endormi profondement et calmement. Il etait temps de partir pour moi , je ne pouvais pas rester pour la troisieme injection fatale, c’etait trop dure.Je l’avais dit au veterinaire.avant.
    J’etais devasté, avec l’envie de hurler., Pas en état de conduire.. Alors je suis allé me promener face a la mer (la clinique se trouve en bord de mer) dans la nuit noire, qui cachait les larmes sur mes joues aux gens que je croisais.
    Mais j’etais persuadé d’une chose dans mon immense chagrin : si nous (moi et les veterinaires) avions echoué à le guérir, nous avions gagné en lui offrant une fin digne calme honorable.
    La maladie n’a pas eu le dernier mot car de multiples souffrances li ont été epargnées !!!

    1. Quel témoignage émouvant ! vous savez, si vous avez lu mon site, qu’on peut communiquer avec les animaux. Si vous avez des questions à lui poser, n’hésitez pas à me contacter
      Françoise

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