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Comment faire le deuil de votre chien

Comment faire le deuil de votre chien

La séparation définitive avec ce chien qui vient de vous donner 16 ans de joie, de bonheur et de complicité est une épreuve bouleversante. Les différentes étapes qui jalonnent le deuil sont des réactions normales dont la durée varie selon le vécu des personnes et ne sont pas forcément pathologiques. Elles peuvent le devenir si une personne reste figée dans une de ces étapes.

Comment faire le deuil de votre chien ?

Les chiens ne sont pas toute notre vie, mais ils rendent notre vie complète.                      Roger Caras

Les différents processus du deuil

Perdre le chien qui a été la « rencontre de notre vie » est un bouleversement. On a la sensation qu’on ne pourra jamais transcender notre détresse. Il est nécessaire de passer par un douloureux travail intérieur, le « travail de deuil ». Il permet d’accepter la mort de notre compagnon animal et de définir un « avant » et un « après ».

Reconnaître le deuil normal et les différentes étapes du deuil, connaître aussi l’existence des deuils pathologiques et comment les éviter permet d’y faire face le moment venu.

Le deuil normal

En moyenne, un deuil dure un an mais il peut varier d’une personne à l’autre.
Le travail du deuil normal se fait en plusieurs étapes qui sont rigoureusement identiques qu’il s’agisse de la perte d’un humain ou de votre chien fidèle.

La phase initiale, caractérisée par le choc et le déni, peut durer de quelques heures à quelques jours, voire une semaine.

Comment faire le deuil de votre chien ?

Le deuil est le prix que nous payons pour l’amour.               Queen Elizabeth II

La phase centrale est la période aiguë du deuil. Elle est caractérisée par une dépression, un retrait social et un mental entièrement dirigé vers l’animal disparu.

La phase de résolution signe la fin du deuil. La personne accepte la mort de son compagnon, elle retrouve ses habitudes de vie et s’autorise à faire des projets.

Le deuil compliqué

C’est une simple perturbation dans le travail de deuil qui peut devenir :

Intensifié : les diverses manifestations sont amplifiées. Fréquent en cas de relation fusionnelle avec le chien

Absent ou retardé : La période de déni est prolongée. C’est souvent le cas s’il n’y a pas eu de confrontation à la mort.

Le maître peut alors avoir des comportements illogiques : il continue à préparer les repas de son chien, il croit qu’il va arriver, qu’il l’entend. Il y a refus de la mort : il lui parle comme s’il était toujours là.

Inachevé ou chronique : la durée du deuil est prolongée voire illimitée.

La perte d’un chien qui valorise son maître, faible et timide peut amener ce type de complication. Il pense qu’il n’y a pas de réparation possible. Il n’arrive pas à surmonter le chagrin et quelques années plus tard il vit toujours dans le passé.

Le deuil pathologique

Il est caractérisé par l’apparition de troubles psychologiques dans le processus de deuil. Il s’agit notamment d’anxiété ou de troubles de l’humeur.

Les facteurs favorisant le deuil pathologique

Certains facteurs, notamment ceux liés au profil ou à l’histoire du propriétaire du chien, peuvent transformer un deuil normal en deuil pathologique.

Le deuil peut être compliqué lorsque le maître présente une faible résistance au stress et/ou une grande dépendance à son entourage. Ces personnes s’appuient généralement beaucoup sur leur animal se retrouvent désemparées et très fragiles lors de sa mort.

De même, les individus ayant eu des problèmes récents comme une longue maladie, un divorce ou autre, vont être affaiblis lors de la mort de leur compagnon. Durant tout ce temps, ils se sont raccrochés à leur animal. Le décès de celui-ci supprime la béquille émotionnelle qu’il représentait et ce malheur supplémentaire peut être terrible psychologiquement et avoir des conséquences désastreuses.

C’est également le cas pour des personnes confrontés à de multiples décès antérieurs. Le deuil de l’animal va réveiller des angoisses anciennes qui vont prolonger la souffrance à la perte de leur compagnon chien. L’inverse peut également provoquer un déroulement anormal du deuil. Un maître n’ayant jamais été en contact avec la mort va être également très troublé lors de la perte de son animal.

Comment faire le deuil de votre chien ?Enfin, il semble que l’âge et le sexe du maître influencent la mise en place du deuil.

Ainsi, les personnes âgées semblent plus souffrir de la perte de leur animal que les autres. Le chien est généralement leur ultime compagnon. Son départ ravive une grande partie des souvenirs heureux, symboles d’un passé heureux.

De plus, la mort de leur animal les confronte à leur propre fin. Il n’est plus possible de nier l’existence de la mort et l’évidence de la disparition inexorable de tout être les plonge souvent dans une détresse profonde.

Comment faire le deuil de votre chien ?Pour les enfants, il semble que leur attitude face à la mort varie selon leur âge.

De 0 à 6 ans, il y a absence de réaction. C’est normal. Pour eux, la mort est comme la vie. Il n’a pas conscience de la disparition de l’être par contre il ressent profondément ce que ressentent les autres, comme la tristesse. Il peut être envahi par des angoisses de séparation.

De 7 à 10 ans, il comprend que la mort est irréversible. Il peut éprouve un fort sentiment de culpabilité en croyant que ses pensées auraient pu changer le cours des choses.

À partir de 10 ans, les enfants comprennent que la vie mène toujours à la mort qui est définitive. Ils en prennent conscience en étant privés d’une présence physique rassurante. Ce manque suscite des questions et des inquiétudes auxquels les parents doivent répondre.

Pour l’adolescent, ce chien qui aime de manière inconditionnelle fait de lui un compagnon très important et une présence rassurante dans cette période où il est en recherche de lui-même. Sa perte peut engendrer de graves conséquences. Ce sont les plus touchés. À cette période, l’animal qui meurt coïncide avec la fin de son enfance et le passage à l’âge adulte.

Souvent, les enfants ont besoin de conserver un lien avec la personne disparue et il arrive fréquemment qu’on « surprenne » l’enfant parlant avec elle,. Ce ne sont pas des réactions anormales.

Les adultes doivent être à l’écoute des enfants : savoir les entourer, ne pas les exclure du temps de fin de vie, ni des cérémonies funéraires, leur expliquer avec des mots simples la situation, les déculpabiliser, les rassurer et leur permettre d’exprimer leur souffrance. Ils ont, eux-aussi, besoin de temps pour réaliser la disparition d’un être.

Quant au sexe, d’après une étude américaine réalisée par Mary Bloom, les femmes semblent souffrir plus que les hommes de la mort de leur animal. 50% des femmes contre 15% des hommes reconnaissent avoir eu des problèmes de santé dans les semaines après le décès. Mais aucune étude statistique n’a été réalisée en France sur le sujet.

Oser demander de l’aide

Avec notre chien, c’est un membre de la famille qui est parti, bien plus proche qu’un ami qui passe boire un verre de temps à autre. Oui, notre chien était et restera plus proche que beaucoup de nos prétendus amis et proches !

Deux solutions s’offrent alors à vous : passer du temps avec un ami qui aime autant les animaux que vous et qui saura écouter votre histoire d’amour avec Loulou, mais qui pourra aussi regarder des photos, ce qui vous permettra d’évacuer sainement votre douleur, sans reproches et sans moqueries, sans pics.

Et si vous n’avez personne dans votre entourage qui puisse prendre le temps d’entendre l’anecdote du jour où vous avez cherché Loulou pendant trois heures pendant qu’il courait après une chienne en chaleur, n’hésitez pas à vous tourner vers un inconnu qui peut vous écouter.

Des professionnels de l’accompagnement deuil sont là pour écouter, vous pousser à parler de votre ami perdu. Une aide est indispensable dans cette phase douloureuse, et ils sont là pour ça.

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Le syndrome du chien de remplacement

Comment faire le deuil de votre chien ?Il s’agit de la rencontre entre un chien en plein développement et des propriétaires en deuil compliqué ou pathologique.

Ce sont des maîtres qui ne se sont pas autorisés à exprimer leur souffrance et leur chagrin après la mort de leur chien. Le désir d’avoir un chien à aimer s’associe à la peur de souffrir et ils reprennent un autre animal sans attendre la fin du deuil. Ils se disent que le nouvel animal va remplacer l’ancien et qu’ils feront l’économie d’un travail de deuil.

Si le propriétaire reprend un jeune chien alors qu’il n’a pas encore cicatrisé, il ne donnera pas sa chance au nouvel arrivant et ce dernier sera aimé pour celui qu’il n’est pas. Le maître attend de lui qu’il soit la copie conforme du précédent et il a pour mission de nier sa mort.

Le nouvel animal se trouve investi de la fonction fantasmée de remplacer le chien idéal. Il ne peut donc pas répondre à de tels critères.

Pour le bien du chien et celui du propriétaire, il vaut donc mieux que le remplacement de l’animal décédé ne se fasse qu’à la dernière étape. Si le deuil n’est pas achevé, il peut se compliquer et la relation avec le nouveau peut être difficile à installer.

Toutefois, certaines personnes n’envisagent pas leur existence sans un animal et souvent ils ne peuvent retrouver leur équilibre tant qu’ils n’ont pas un nouveau compagnon. C’est pour eux un moyen de surmonter la mort de leur chien et de lui rendre hommage que d’en prendre un autre.

À la question quand reprendre un animal ? , le docteur vétérinaire Frantz Cappé répond : « Chaque cas est différent, quand on se sent prêt tout simplement ». Parfois même, le faire avant même la mort de son compagnon peut être salutaire. « Le senior ne ressent pas l’arrivée d’un petit jeune comme une trahison, explique le vétérinaire. Et l’effet peut être doublement bénéfique : il va stimuler le vieux chien ou le vieux chat et, lorsque le senior disparaîtra, ce petit animal demandera toujours soins, amour et attention, ce qui réduira le chagrin. »

Voyez ce nouvel animal comme étant une nouvelle étape dans votre vie de propriétaire et non pas comme le remplaçant du chien disparu. Ce nouveau compagnon vous permettra d’aimer et de prendre soin d’un être vivant et de surmonter la mort du précédent.

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Comment affronter l’euthanasie de votre chien ?

Jouer et se promener avec lui, le regarder grandir, lui apprendre des tours : voilà les instants de bonheur que seul notre chien saura nous apporter sans rien demander en retour. Tant que notre compagnon est en bonne forme, nous oublions généralement que son espérance de vie est bien plus courte que la nôtre. Pour un chien qui arrive en fin de vie ou dans la dernière phase d’une maladie mortelle, on peut se poser la question de l’euthanasie pour couper court à des douleurs insupportables et le préserver d’une longue agonie.
Un moment douloureux que l’on vivra mieux si l’on s’y prépare.

 

Comment affronter l’euthanasie de votre chien ?

Les chiens ont un enthousiasme sans bornes mais aucun sentiment de honte. Je devrais avoir un chien comme entraineur de vie.
Moby

L’euthanasie, c’est quoi et que dit la loi ?

L’euthanasie du chien intervient lorsque l’animal souffre et qu’il n’y a plus de moyen de le traiter ou de l’apaiser. Généralement, c’est quand la maladie qu’il présente, nécessite une opération ou un traitement avec lesquels ses chances de survie seraient peu élevées.

On aimerait que ce moment n’arrive jamais, mais dans certains cas, le vétérinaire peut vous suggérer de mettre un terme à des souffrances trop fortes pour votre chien. L’euthanasie est une décision qui se prend en commun entre le maître et le vétérinaire. C’est un choix difficile que vous ferez par amour et que seul le vétérinaire peut réaliser.

En effet lui, seul, a le droit de mettre fin à la vie d’un animal.

L’article R655-1 du code pénal incrimine le fait de tuer un animal sans nécessité. L’euthanasie de convenance peut poser des difficultés au regard de l’application de cet article. La seule raison d’y procéder repose sur la volonté du maître de se débarrasser de son animal et non sur une nécessité médicale ou pour toute autre cause justifiée (cas des chiens dangereux ou problème de santé publique).

C’est pourquoi, l’enjeu est considérable et qu’il convient de s’interroger sur le rôle du vétérinaire pour éviter tout engagement de sa responsabilité pénale.

Comment prendre la décision ? Quand et pourquoi ?

Une décision difficile à prendre

Mettre fin aux jours de son chien est une décision très complexe à prendre. La grande difficulté est d’admettre que le moment est venu. Et personne ne choisit pour vous, cette décision vous appartient.

Quand et selon quels critères prendre cette décision ? Il appartient à chacun d’agir selon ses convictions personnelles, mais aussi en fonction des signaux envoyés par son animal.

Comme l’explique le philosophe Martin Heidegger, « les êtres humains trouvent un sens à leur vie à la fois dans leurs expériences passées et dans leurs aspirations futures, comme souhaiter voir son enfant obtenir son diplôme ou espérer revoir une dernière fois son pays natal. »

Mais les animaux ne possèdent pas les outils linguistiques leur permettant d’imaginer le futur ou de créer une narration interne de leur passé. Ils vivent essentiellement dans le présent.

Comment affronter l’euthanasie d’un animal de compagnie ?

Les chiens sont meilleurs que les êtres humains parce qu’ils savent mais se taisent.
Emily Dickinson

Reconnaître les signes de fin de vie

Votre toutou n’a plus la force de jouer avec vous ? Il devient silencieux et ne réagit plus aux stimuli que vous lui envoyez ? Il est malheureusement temps de vous poser des questions. Si votre chien manque de réactivité et que son regard devient implorant, cela est souvent signe de maladie. Quand ce doute s’installe, vérifiez s’il se déplace sans difficulté, s’il mange correctement et de bon appétit et inspectez ses excréments ainsi que son urine. Si les constats faits vous inquiètent, n’attendez pas et allez consulter le vétérinaire.

Raisons principales de l’euthanasie d’un chien

Quatre raisons peuvent pousser un vétérinaire à pratiquer l’euthanasie d’un chien :

L’euthanasie d’un chien très âgé et diminué, dont l’organisme est irrémédiablement affaibli. Lorsque ses capacités de déplacement, ses sens et ses fonctions vitales l’abandonnent peu à peu.

L’euthanasie d’un chien atteint d’une maladie incurable et en phase terminale. Le chien peut se retrouver en situation de souffrance insupportable.

L’euthanasie peut être une alternative à une succession d’interventions chirurgicales et de traitements coûteux dont l’efficacité sera sans doute très limitée. Pour lui épargner une agonie longue et éprouvante, il peut être préférable de mettre fin à son calvaire.

L’euthanasie d’un chien agressif  sur décision du maître ou décision de justice et après un examen comportemental. L’objectif de l’examen est de déterminer si le comportement du chien était dû à un contexte précis ou s’il correspond à un trait de caractère définitif.

Comment affronter l’euthanasie de votre chienL’euthanasie d’un chien en refuge : malheureusement, certains refuges ne peuvent pas garder les animaux au-delà d’une certaine durée s’ils ne sont pas adoptés.

 

 

 

 

Dans tous les cas, l’euthanasie est une décision qui est prise après concertation entre plusieurs personnes. Lorsqu’il s’agit d’un problème de santé, seul le maître peut prendre la décision.

Pour prendre la bonne décision 

Quoi de plus évident que la Communication Intuitive pour avoir les réponses aux questions que nous nous posons dans ces moments difficiles de la fin de vie, de la mort de notre animal ou de l’euthanasie ? Qui est le mieux placé pour y répondre que l’animal lui-même ?

Où as-tu mal ? Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider ? Est-ce que tu veux que je t’aide à partir ? … Autant de réponses qui vont pouvoir nous aider à l’accompagner au mieux dans ce délicat passage.

Au-delà des questions, il y a aussi tous les messages que nous allons pouvoir lui donner pour qu’il parte en paix.

Je laisse la parole à la docteur vétérinaire Anna Evans, créatrice de la Communication Intuitive, qui présente dans cette vidéo comment on peut être aidé, si on est confronté au choix de l’euthanasie, à prendre une bonne décision. C’est donner à notre animal l’occasion de quitter la vie en paix auprès d’un maître serein et ceci quel que soit le choix que nous ayons fait : mort naturelle ou euthanasie.

Docteur Anna Evans « l’euthanasie de l’animal »

Comment affronter l’euthanasie de votre chien

 

Choisir le lieu de l’euthanasie

Le chien n’a pas le même comportement d’isolement que le chat et il cherchera plutôt une présence apaisante.

Dans cette optique, et lorsque c’est possible, certains maîtres préfèrent rester dans un environnement calme et familier pour vivre ce moment. En faisant venir le vétérinaire à la maison, ils savent que le chien ne sera pas stressé et qu’il pourra quitter la vie dans sa maison, au milieu de ses objets familiers.

C’est une solution souvent appréciée pour faire ses adieux en toute tranquillité et en prenant son temps.

La motivation première est d’éviter le stress du transport et de la clinique mais aussi de ne pas le faire souffrir plus encore en le déplaçant.

Le déplacement du vétérinaire occasionne des frais un peu plus élevés, et certains maîtres sont mal à l’aise à l’idée de garder un souvenir trop triste au sein de leur propre maison. Chacun doit donc décider ce qu’il préfère en fonction de son budget et de ses émotions. Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à se faire entourer pendant ce moment difficile.

Quelle que soit votre décision, il est important de rester près de lui pendant l’opération et de lui parler. Votre voix, qu’il connaît bien, va le réconforter dans ce moment difficile.

Comment affronter l’euthanasie de votre chien ?

La gratitude est une maladie dont souffrent les chiens.      Joseph Stalin

Il est également possible de faire comprendre à son animal que ses souffrances seront bientôt abrégées.

« L’animal n’a pas la capacité de penser dans le temps et n’a pas conscience de sa propre mort. Il faut lui dire ce qui va se passer. Il ne comprend pas les mots, mais l’intonation de la voix, la manière de se positionner, de le caresser, vont dégager une énergie qu’il va saisir », souligne la vétérinaire Marina Von Allmen.

Elle insiste néanmoins sur le fait qu’il ne faut pas culpabiliser « si l’on ne se sent pas capable d’assister à l’injection ».

Décider du sort de son chien décédé

Certains maîtres, qu’ils aient été présents ou non, choisissent de récupérer le corps de leur chien une fois décédé. Ce n’est pas une obligation, comme expliqué dans cet article, le vétérinaire peut s’en charger.

Vous pouvez l’enterrer dans votre jardin, à condition que l’inhumation se fasse à plus de 35 mètres d’une habitation, que votre chien soit recouvert de chaux, et qu’il ne pèse pas plus de 10 kilos. Vous pouvez également l’incinérer. Généralement, le vétérinaire peut s’en charger. Enfin, vous pouvez le faire enterrer dans un cimetière animalier.

BIBLIOGRAPHIE

Anna Evans, L’euthanasie de l’animal

Marina Von Allmen, Quand l’animal s’en va

Pour vous aider dans cette situation difficile

Dispositif d’accompagnement mort deuil euthanasie 

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Professionnel du soutien deuil animal 

Communication Intuitive 

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surmonter la mort de votre chien

Comment dépasser la mort de votre chien ?

Tous ceux qui ont partagé une partie de leur vie avec un chien connaissent bien cette relation unique fondée sur la loyauté inconditionnelle. Incontestablement, il existe une alchimie mystérieuse entre le chien et son maître. Le chien est un vrai compagnon de vie, parfois le seul, celui qui écoute les malheurs, avec qui on partage tout son temps, ses joies, ses doutes, ses combats. Mais quand on a eu la chance de connaître cette belle amitié, la perte est souvent vécue comme un moment très douloureux, à l’instar de la perte d’un être cher.

Comment dépasser la mort de votre chien ?

Les chiens ne sont pas toute notre vie, mais ils rendent notre vie complète.
Roger Caras

LA RELATION HOMME/CHIEN : UNE HISTOIRE D’AMOUR ?

Le chien fut probablement le premier compagnon de l’homme, le premier à partager sa vie, ses déplacements, sa maison, ou sa nourriture.

Le chien a d’abord été élevé et choisi à des fins strictement utilitaires. Les différentes races se sont ainsi formées en fonction des services que l’on attendait.

De nos jours, la plupart des chiens sont élevés pour l’agrément.  Ils rétablissent l’équilibre entre le langage du corps et celui de l’intellect. Ils ne comprennent pas les mots mais ils savent tout, des intentions et des sentiments non exprimés que nous, nous percevons mal, ou pas du tout. Complice silencieux, témoin discret des joies et des peines de son maître, il accepte les changements d’humeur de celui qui tient le rôle du  chef de meute. Pour lui, il supporte l’univers du béton, d’asphalte et de néons des villes, la terrible chaîne des cours de ferme, le trop petit enclos du jardin de banlieue.

Comment dépasser la mort de votre chien ?

Les chiens sont mes personnes préférées.
Richard Dean Anderson

C’est le chaînon qui nous relie à la terre, à la nature, il nous rappelle à notre animalité grâce à ses exigences : exercice physique, alimentation, instincts, rythme de vie. Pour lui, le jogger occasionnel se lèvera plus tôt le dimanche matin car « il faut bien faire courir le chien », la famille découvrira la forêt en lui donnant l’occasion de s’ébattre en liberté… et certain qui affirme ne pas être capable de faire une omelette ne laissera à personne le soin de préparer la pâtée de leur compagnon….

Le romancier japonais Akira Mizubayashi, auteur de « Mélodie, chronique d’une passion » (éd. Gallimard), confie : « Je ne considérais pas ma chienne Mélodie comme un être inférieur mais différent. Et au-delà de cette différence, il existait une vraie relation d’amitié ». 

On est persuadé que notre chien vivra éternellement à nos côtés, ou qu’il vivra aussi vieux que nous. Mais un jour, la réalité nous rattrape et notre ami nous quitte, laissant un grand vide dans notre cœur.

« Ils vivent avec nous des années et leur présence devient indispensable… Quand on est très proche de son chien et qu’il décède, c’est un peu de nous-même qui meurt en même temps » : témoigne Laure.

QUE PUIS-JE FAIRE ?

Alors que puis-je faire pour m’aider à combler ce manque qui s’est installé dans ma vie ?

Il n’y a pas de recette magique mais il existe quelques solutions pour réussir à avancer et entamer son deuil avec plus de sérénité.

Comment dépasser la mort de votre chien ?Une des premières choses à faire est de ne pas nier la réalité : votre chien n’est plus là mais il reste des traces de lui dans la maison. Il est tout à fait humain et normal de laisser sortir son chagrin mais il vaut mieux ne pas le provoquer. Les premiers jours sont les plus difficiles à traverser.

En premier lieu, il faut débarrasser les espaces qui lui étaient consacré. Vous allez avoir suffisamment d’occasions de penser qu’il vous manque. Rangez dans un endroit où vous n’allez pas souvent son panier, sa couverture, ses jouets, ses gamelles. Ce n’est pas une trahison.

Pour honorer sa mémoire, vous pouvez garder un objet, un collier ou un jouet que vous rangerez à un endroit dédié à lui où vous mettrez aussi sa photo. Vous saurez qu’il est là et c’est tout ce qui compte pour faire le deuil et garder un souvenir matériel.

Nul n’est tenu de faire son deuil en quelques jours. Être triste et ne pas savoir comment réagir face à la mort d’un chien est naturel. Souvenez-vous que le temps guérit toutes les blessures, et que le travail de deuil nécessite forcément un peu de temps.

Pensez aux bons moments passés avec lui, racontez-les à vos proches pour retrouver le sourire. Entourez-vous de personnes qui aiment les animaux et comprennent cette détresse. Ignorez les réactions de ceux qui n’ont jamais souffert de la perte d’un chien et qui ont tendance à considérer votre peine comme exagérée.

Si personne dans votre entourage ne peut vous soutenir ou si vous sentez que vous avez besoin d’aide, N’hésitez pas à contacter une structure de soutien.  Souvenez-vous que votre chagrin est sincère et à ce titre mérite de l’écoute.

Structure d’accompagnement deuil animal 

Groupes de parole autour de la mort et du deuil de l’animal 

Professionnel du soutien deuil animal 

VIGILANCE ET PRÉVENTION

Malgré leur intelligence et leur instinct qui les conduit à fuir la plupart des dangers, de nombreux décès accidentels ont lieu chaque année chez nos amis chiens et ils sont souvent dus au manque de vigilance des maîtres.

Il ne s’agit pas de craindre l’accident à tout moment et de surprotéger son chien, voire de l’isoler, mais simplement de faire le maximum pour éviter ces dangers par de la prévention et le bon sens.

Un ami à moi disait toujours : « Je n’ai pas peur qu’on vole mon chameau mais j’attache mon chameau ».

EMPOISONNEMENTS ET INTOXICATIONS

Les causes d’empoisonnement volontaires chez le chien sont fréquentes. Malheureusement des personnes mal intentionnées et hostiles aux animaux peuvent disséminer des boulettes empoisonnées sur des chemins de promenade voire même dans votre jardin. Pour éviter que votre chien ne s’empare d’une boulette de viande empoisonnée, surveillez-le !

Les intoxications par des plantes toxiques sont également multiples dans nos domiciles et exigent notre vigilance et notre responsabilité. Parmi ces plantes nous retrouvons : Dieffenbachia, Philodendron, Liliacées, Laurier rose, Gui, Ficus, Oreille d’éléphant et Arbre de Jade.

Les intoxications alimentaires sont aussi très courantes chez les chiens. Là aussi, seules notre responsabilité et la connaissance de la dangerosité de ces aliments peuvent éviter un décès accidentel chez le chien. Enfin, ne laissez pas à leur portée médicaments et produits ménagers.

PERCUSSIONS PAR UNE VOITURE

C’est l’une des causes les plus fréquentes de décès accidentels chez les chiens.

Les occasions sont nombreuses pour nos amis de prendre la poudre d’escampette : une chienne en chaleur dans les environs, courir après un chat, rejoindre un copain de l’autre côté de la route.

C’est important pour un chien de se défouler et vous pouvez le promener sans laisse mais il doit être obéissant et obtempérer au rappel. Ne prenez pas de risque et préférez les endroits clôturés.

LA NOYADE

Tous les chiens ne sont pas d’excellents nageurs. Quel que soit l’endroit (mer, rivière ou piscine),  ne le laissez pas se baigner sans surveillance, ne surestimez pas son endurance et si vous avez une piscine, assurez-vous d’avoir des clôtures ou des barrières autour afin de protéger votre chien et ceux du voisinage.

LA CHALEUR ET LE FROID

Comment dépasser la mort de votre chien ?Ne laissez jamais un chien dans une voiture en pleine chaleur, même pour une course rapide et en ayant laissé les fenêtres entrouvertes.

Si votre chien vit dehors toute l’année, attention aux périodes de grand froid.

Les deux présentent un risque de déshydratation qui conduira votre compagnon chez le vétérinaire très rapidement.

 

L’ÉLECTROCUTION

Comment dépasser la mort de votre chien ?Accident très fréquent chez les chiots qui adore mordiller tout ce qui passe à portée de leur museau. Il est donc nécessaire de s’organiser pour cacher et isoler les fils électriques ainsi que les prises. Elles peuvent être source d’électrocution si le chiot lève la patte dessus.

 

L’ÉTOUFFEMENT

Comment dépasser la mort de votre chien ?Les causes d’étouffement chez le chien sont nombreuses et les vétérinaires retrouvent souvent des objets inattendus dans la gorge des chiens. Ne laissez pas de petits objets à portée des chiots plus enclins à les mordiller et à les avaler que les adultes.

Choisissez des jouets et des os à mâcher en adéquation avec la taille de votre chien. Comme pour les humains, on peut avoir recours à la manœuvre d’Heimlich en cas d’étouffement.

 

Souvenez-vous cependant que la vie de nos animaux familiers est plus courte que la nôtre. Un chien selon sa taille peut vivre en moyenne 10 à 17 ans et un jour ou l’autre, c’est dans l’ordre des choses qu’il rejoigne le paradis des chiens.

 

BIBLIOGRAPHIE

Frantz Cappé, Mon chat, mon chien va partir

Marina von allmen, Quand l’animal s’en va

Anna Evans, La mort de l’animal

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Différence entre les besoins alimentaires du chat et du chien

Mon chien a mangé les croquettes du chat : est-ce grave ?

Si le chien vient d’engloutir la gamelle du chat, pas de panique. Mais faites attention qu’il ne le fasse pas tous les jours. La nourriture du chat est trop grasse et énergétique pour lui et une absorption régulière pourrait entraîner pour lui de l’obésité et des problèmes de digestion. Récemment le chien d’une amie a eu des problèmes assez graves au pancréas car la nourriture de son amie chatte était à sa portée toute la journée.

Le chat est un grignoteur qui fait de multiples petits repas sur un cycle de 24 heures (10 à 16 repas !) de quelques grammes de croquettes à chaque fois. Cela signifie qu’il y a toujours de la nourriture dans son assiette. Le chien, au contraire, mangera tant qu’il y aura quelque chose à manger. Donc veillez bien à mettre la nourriture du chat hors de portée du chien.

 

Mon chat a mangé les croquettes du chien : est-ce grave ?

Le chat a des besoins différents ou supplémentaires par rapport au chien. C’est donc exactement la même problématique. Si par mégarde, le chat mange les croquettes du chien, aucune raison de s’inquiéter, si cela ne se produit pas de façon régulière.

 

Bienvenue dans SOS Bulle d’Amour

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Chiens : symptômes à prendre au sérieux

On me demande bien souvent de communiquer avec des animaux qui présentent des symptômes parfois sérieux.

Certes les animaux sont souvent capables de nous indiquer l’endroit où ils ont mal. Ils sont même parfois capables de donner la cause de leur mal et de nous dire ce qu’il faut faire et ce qui pourrait les aider mais pas toujours.

Et puis je pense que c’est toujours un peu délicat d’arriver chez un vétérinaire qui n’a jamais entendu parler de la communication animale ou qui est plus que sceptique face à cela et de lui dire « quelqu’un a parlé avec mon animal et il a dit qu’il avait une pancréatite, par exemple ». Nous ne sommes pas là pour remplacer les vétérinaires qui ont la compétence nécessaire pour la guérison de nos animaux. Nous pouvons les aider éventuellement à poser un diagnostic mais je ne pense pas que ce soit une bonne chose pour la relation avec eux de chercher à imposer notre point de vue.

 

Voici donc quelques signes inquiétants qui devraient vous inciter à consulter un vétérinaire afin d’éviter que les choses deviennent plus graves pour votre chien :

 

Vomissements et/ou diarrhées récurrents,

Aspect anormal des selles (traces de sang, couleur anormale, odeur particulièrement nauséabonde…),

Difficultés à uriner et/ou présence de sang dans les urines,

Toux sévère ou persistante, difficultés à respirer normalement, essoufflement non consécutif à un effort, …

Grosseurs palpables sous la peau,

Blessures ou plaies,

Écoulements anormaux au niveau des yeux, du nez, des oreilles, de la vulve…

 

Bienvenue dans SOS Bulle d’Amour

Jouer à la balle avec son chien

Savez-vous… pourquoi les chiens ne voient pas le rouge ?

Morphologiquement parlant, la vue d’un chien est assez similaire à celle de l’humain.

L’oeil humain distingue facilement les trois couleurs primaires : le rouge, le vert et le bleu (grâce aux cellules nerveuses de la rétine). Le chien lui, possède des cellules nerveuses qui lui permettent de distinguer les différentes nuances de couleurs froides. Mais, les couleurs à nuances chaudes lui sont inconnues.

 

 

Évitez les objets de couleur rouge pour jouer avec votre chien. Il aura du mal à distinguer cette couleur. Si vous lui lancez la balle dans de l’herbe verte, il ne la trouvera probablement pas ou difficilement. Achetez plutôt une balle de couleur froide, comme le bleu ou le jaune.

Bienvenue dans SOS Bulle d’Amour

 

 

Le chien et la chaleur

Bien sûr, il ne viendrait à l’idée d’aucun d’entre nous de laisser notre chien dans la voiture par temps de canicule. En effet un chien peut mourir en moins de 30’ dans une voiture même par temps doux (20 à 25°). Mais il y a des tas d’autres choses auxquelles il faut penser pour le bien être de notre boule de poils dans ces périodes estivales.

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La toxicité des pommes de terre crues pour le chien

La pomme de terre contient une toxine : la solanine. Ce sont surtout les germes et les tubercules germés ou verdis qui présentent une teneur en solanine élevée.

Elle a une action irritante sur le tube digestif et une toxicité nerveuse. Les symptômes sont principalement des troubles digestifs : vomissements, constipation suivie de diarrhées et hyper salivation. Des complications nerveuses peuvent être observées telles que tremblements et pertes d’équilibre. L’évolution est généralement favorable mais on connaît des cas mortels sur ingestion massive.

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Epilepsie : les chiens détecteurs de crise

Savez-vous que…

les chiens sont capables de sentir que leur « humain » va déclencher une crise d’épilepsie.

Les chercheurs n’ont pas encore élucidé comment le chien sent que la crise va arriver. Il pourrait s’agir d’une odeur corporelle émise par la personne.

Ces chiens sont formés pour réagir de façon appropriée à l’approche et pendant la crise. Ils sont choisis en fonction de leurs aptitudes parmi les races habituellement utilisées comme chien d’assistance (golden retriever, labrador retriever).

L’assistance de ce type de chiens permet aux malades d’être plus indépendants.

 

Attention aux chenilles processionnaires

Propriétaires de chats et de chiens, soyez vigilants si vous promenez vos chiens dans des endroits où il y a des pins ou si vous en avez sur votre propriété. Les chenilles processionnaires du pin représentent un véritable danger pour vos chiens mais également vos chats. Elles sont très amusantes dans leur déplacement en procession et très attirantes pour nos amis, toujours très curieux de tout ce qui est nouveau.

Dangers : Choc allergique et nécrose de la langue

C’est une vraie urgence vétérinaire car les dégâts peuvent être très importants et mènent souvent hélas à l’euthanasie de l’animal.

Mieux prévenir que guérir : regardez bien autour de vous quand vous promenez vos amis.

 

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