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Mort animal sos bulle d’amour

Mort de votre animal de compagnie : SOS Bulle d’Amour et Fleurs de Bach

Qui se cache derrière SOS Bulle d’Amour et comment vous aider, vous accompagner, vous réconforter au moment de la mort de votre animal de compagnie.

Qui se cache derrière SOS Bulle d’Amour

La mort et le deuil ont croisé mon chemin de vie à de nombreuses reprises et je suis sortie de ces rencontres encore plus vivante. Ce fut très tôt pour moi une évidence que je devais mettre cette expérience au service des autres. Le deuil qui me fut le plus difficile à faire, et qui m’a beaucoup enseigné, a été celui d’un chien avec lequel j’ai eu une relation particulièrement intense. Le deuil d’un animal est particulièrement difficile à faire car il se fait souvent dans la solitude et l’incompréhension de l’entourage. C’est pour cela que j’ai décidé d’accompagner plus particulièrement les personnes en détresse face à la fin de vie, la mort ou le deuil de leur compagnon de vie. Je peux, à cette occasion, apporter mon soutien à l’humain mais aussi à l’animal.

 

Psychologue de formation, j’entre très tôt en contact, avec les enseignements traditionnels hindouistes par l’intermédiaire d’Arnaud Desjardins et Yvan Amar. Ce parcours m’a conduite à me former à des méthodes de travail sur moi moins traditionnelles, Sophrologie, Reiki, Fleurs de Bach, et Tarologie, que je pratique longtemps sur moi avant d’en faire profiter mon entourage et de les transmettre ensuite dans le cadre d’une association. Je peaufine mon expérience de la mort et du deuil en accompagnant bénévolement pendant trois ans des personnes en fin de vie en milieu hospitalier. Dans mon association, j’initie en parallèle des groupes de parole pour accompagner le deuil d’êtres humains.
Contact
Françoise Moulins – (0033) (0) 687.39.12.25
https://www.sos-bulledamour.fr/
framboise.chesley@sfr.fr

Les fleurs de Bach

Mort animal sos bulle d’amourLes fleurs de Bach  sont des élixirs floraux mis au point par le docteur Bach, un médecin anglais dans les années 30. Réputées pour traiter en priorité les états d’âme, ces fleurs sont au service de nos émotions. Or, au moment du départ de votre animal, compagnon de votre vie, ce sont des flots d’émotion qui vont vous submerger. Elles vont pouvoir vous aider vous personnellement mais aussi votre animal qui, c’est reconnu maintenant, est un être sensible, doué de sentiments et capables de souffrance. Les animaux sont particulièrement sensibles à l’effet vibratoire des fleurs car ils n’ont pas, comme nous, de barrières mentales.
Il est possible de prendre ponctuellement une des fleurs, parce que quelqu’un vous a dit ou que vous avez lu sur internet, que telle fleur fait du bien en cas de… peur, tristesse, colère, culpabilité etc… Cependant, il est préférable d’avoir recours à un spécialiste qui est capable de créer un mélange de fleurs totalement adapté à votre cas ou celui de votre animal. Les fleurs de Bach ne peuvent se substituer à un traitement médical ou vétérinaire mais elles viennent en complément et peuvent se combiner avec toute autre thérapie.
Personnellement je pratique de la façon suivante :
Je commence généralement par un entretien d’écoute qui va me permettre de faire l’analyse de vos besoins. Cet entretien peut se faire à distance par téléphone ou par skype. Je vous fais ensuite valider les fleurs que je pense adaptées à la problématique analysée lors de l’entretien. Je procède moi-même à la préparation du mélange pour vous éviter l’achat des flacons de fleurs et je vous l’envoie à votre domicile sans frais supplémentaires. Ce service est compris dans le tarif de l’entretien qui se monte à 25 euros pour un entretien d’une demi-heure et 50 euros pour un entretien d’une heure.

À quel moment et comment je peux vous aider avec les fleurs de Bach

Avant la mort

Mort animal sos bulle d’amourDès que votre animal atteint un âge certain, à déterminer selon les espèces et les races, il est nécessaire de prendre conscience que son départ est imminent. Vous préparer en amont permet de lui assurer un départ sans drame où vous pouvez lui dire du fond de votre cœur : « Je te remercie pour tout ce que tu m’as apporté, pour tous les bons moments que nous avons vécu ensemble. Tu vas me manquer terriblement et je vais beaucoup pleurer mais tu peux t’en aller vers la lumière  car je sais que tu seras toujours avec moi. »
À ce stade, je vais utiliser les fleurs de Bach pour :
  • Vous préparer au changement de vie que la disparition de votre animal va engendrer
  • Vous éviter de ressasser et de créer des pensées obsédantes autour de ce qui va arriver
  • Vous donner confiance en vous et stimuler votre intuition pour prendre les bonnes décisions
En ce qui concerne votre animal, il va s’agir de lui assurer une fin de vie tranquille, de le soutenir physiquement et moralement et de le préparer à cette migration inévitable.

Pendant la mort de l’animal

Cette période commence quand vous comprenez que votre animal est condamné à plus ou moins longue échéance. C’est le moment où vous ressentez douloureusement ce que vous avez toujours su : vous allez le perdre, il va bientôt s’en aller. Nous rentrons là dans la phase de soins palliatifs et dans l’accompagnement proprement dit. Quand vous pouvez vous dire que vous avez fait du mieux possible et que cela s’est passé au mieux, le premier pas sur le chemin du deuil est fait.
Les fleurs de Bach peuvent vous aider pour :
  • Faire face à la peur que cette situation génère
  • Accepter ce qui pour vous paraît inacceptable
  • Vous soutenir physiquement et moralement si l’accompagnement s’avère difficile
  • Vous donner la clarté d’esprit et la confiance en vous nécessaires pour affronter les problèmes
  • Ne pas vous laisser submerger par l’émotion et assurer l’environnement serein qui est nécessaire à votre animal pour que son esprit quitte son corps dans les meilleures conditions
Pour votre animal, les fleurs de Bach vont l’aider  à se préparer à ce changement, à lâcher prise plus rapidement s’il le souhaite et ne pas s’imposer des souffrances inutiles.

Après la mort de l’animal

Mort animal sos bulle d’amourL’âme de votre animal a quitté son corps et c’est le moment du choc et du déni.
Les Fleurs de Bach vont vous aider :
  • À assimiler le choc de sa mort
  • À apaiser le chagrin qui vous submerge afin de limiter la somatisation
  • À réduire le sentiment de colère
  • À combattre l’état dépressif qui commence à s’installer

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décès de votre animal : retomber amoureux d'un autre

Décès de votre animal : retomber amoureux d’un autre ?

Décès de votre animal. Dans tous les articles que j’ai écrits sur la mort de l’animal et surtout le deuil qui s’ensuit, j’ai alerté sur les dangers de reprendre un autre animal trop tôt après sa disparition. Mais les coups de foudre existent… une boule de poils, de plumes, de crins qui croise notre chemin avec des yeux remplis d’amour… et c’est reparti, on retombe amoureux.

décès de votre animal : reprendre un autre animal

Puisque nous ne sommes dotés que d’une vie, pourquoi ne pas la passer avec un chat ?
Robert Stearns.

Décès de votre animal : voilà comment cela se passe généralement

Tout le monde ne réagit pas de la même manière face à la perte d’un être cher, qu’il soit humain ou animal. Certains peuvent pleurer, crier, voire même s’effondrer. D’autres vont s’enfoncer dans une torpeur profonde frôlant la dépression ou afficher une indifférence totale. Et puis, il y ceux qui vont continuer à vivre, rire, chanter, « mais plus comme avant » disait Michel Berger, en demeurant dans une sérénité relative. Personne ne peut porter de jugement tranché quel que soit le comportement car chacun fait comme il peut.
C’est la même chose quand il s’agit de reprendre un autre animal.
Certains n’en voudront plus jamais pour les raisons suivantes :
    • C’est trop dur et qu’ils ne veulent pas revivre la souffrance de la perte
    • La relation avec le compagnon disparu a été très forte et qu’ils veulent garder intact le souvenir de celui-là
    • Ils auraient l’impression de le trahir, de l’oublier.
Il y a ceux qui se laissent le temps de la réflexion, qui ont besoin de vivre leur deuil, de faire un break et qui attendent que le besoin se fasse vraiment sentir pour accueillir un nouvel amour.
Et puis il y a ceux qui ne peuvent même pas envisager de vivre sans cette présence chaleureuse dans la maison et qui se précipitent vers une nouvelle relation animale, voire même qui ont anticipé et qui avait déjà adopté un autre compagnon.
Là encore, il n’y a pas de règle en la matière et chacun fait selon son ressenti, son désir ou sa vision de la vie.
Je vais cependant encore une fois alerter sur un risque qui se rencontre fréquemment. Il s’agit du syndrome dit « du chien de remplacement » dont j’ai déjà parlé dans l’article « comment faire le deuil de votre chien ».
Il intervient le plus souvent dans deux cas :
  • Le manque est trop insupportable et on veut le combler sans attendre que le deuil soit finalisé
  • L’envie de reprendre un animal de la même race, de la même couleur pour remplacer complètement celui qui a disparu et ainsi tenter d’effacer la perte
Les conséquences peuvent être graves pour les deux parties : l’humain va être déçu car l’animal qui arrive ne trouvera pas SA place à lui et ne sera jamais le clone du précédent.

Décès de votre animal : si on voyait les choses autrement

N’avez vu jamais eu l’impression que ce n’était pas vous qui avez choisi votre animal mais le contraire ? N’avez-vous jamais vécu l’ivresse du premier regard échangé ? C’est lui, c’est elle parce que c’est lui et que c’est moi.
Et si l’esprit de nos animaux disparus se chargeait de favoriser le processus de retrouvailles. Quand le calme est revenu en nous après avoir honoré la mémoire nos chers disparus, il est possible de retrouver l’amour et la joie avec de nouveaux animaux familiers.
J’ai vécu ce phénomène personnellement. Après la disparition de mon cocker Boule, j’avais dit « plus de chien et encore moins un cocker ». Mais un jour, Boule m’a dit lors d’une communication avec lui que le temps était venu de reprendre un compagnon de route. Je me suis lancé à corps perdu dans la recherche d’un… cocker. Je savais ce que je voulais et surtout, je voulais adopter. Mais pas de bébé cocker à l’horizon. Je suis retournée parler avec Boule qui m’a dit « sois patiente, c’est pour bientôt ». Un mois après, le jour de mon anniversaire, je reçois un mail d’une association à laquelle j’étais abonnée me disant qu’un élevage avait été démantelé par 30 Millions d’amis et que 50 cockers allaient être répartis dans des refuges près de chez moi. Et il y avait des bébés.
décès de votre animal : reprendre un autre animal

                                                      Voici mes deux complices : Boule et Mandala

Quand je suis allé chercher Mandala au refuge, dès que la porte s’est ouverte, il s’est précipité vers moi et j’ai lu dans son regard : Ah, là voilà.

Voici ce que dit sur le sujet Pénélope Smith dans « Les animaux ne meurent pas »

 » Je trouve que mes animaux de compagnie font partie des êtres les plus merveilleux de l’Univers. J’ai par ailleurs rencontré des milliers d’animaux fabuleux. Tellement d’animaux cherchent à partager de l’amour avec des gens ! Personne ne remplacera ceux que vous avez aimés car ils sont uniques. Mais il existe sur terre un nombre incalculable d’animaux fantastiques qui pourraient devenir de nouveaux amis. Vous lier avec des êtres bons, quelle que soit leur espèce, adoucira votre perte. Votre cœur et votre vision d’élargiront. Vous accueillerez toute la beauté et la globalité de l’Univers et vous pourrez ainsi attirer exactement la compagnie dont vous avez besoin. »

Alors, laissons-nous retomber amoureux !

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groupe de parole autour de la mort de votre animal - comment affronter la mort de votre animal

Mort de votre animal de compagnie : groupe de parole du 5 juillet 2018

Nos groupes de parole sont ouverts à tous et gratuits. Vous pouvez participer librement aux thèmes qui vous intéressent : la seule condition est de vous y inscrire au préalable. Ils représentent un espace d’écoute, d’ouverture et de partage, et fonctionnent selon des règles permettant de respecter cet esprit.

Groupes de parole autour de la mort, l'euthanasie et le deuil de l'animal de compagnie

              Fondation pour le développement du bien-être animal

Le prochain groupe a lieu le Jeudi 5 JUILLET 2018 de 18H à 19H

Sur le thème de la mort, pour toutes les personnes qui ont vécu des situations similaires à celles-ci :

  • La mort de votre animal dans des circonstances dramatiques : j’ai trouvé mon chat mort égorgé au fond de mon jardin ; mon chien a été tué par une voiture sous mes yeux ; mon cheval est mort dans un incendie …
  • La mort d’un animal jeune qu’elles que soient les circonstances
  • Gérer la mort de l’animal dans l’environnement familial : comment l’annoncer ; l’absence pour les enfants, les autres animaux de la maison…
  • Les peurs devant la mort de son animal : je ne veux pas laisser sortir mon animal car j’ai peur qu’il lui arrive quelque chose
  • Comment se préparer à la mort de l’animal : dans le cas d’un animal âgé même s’il n’est pas malade ; dans l’urgence quand on vient de découvrir qu’il est gravement malade
  • L’accompagnement d’un animal mourant : que faut-il faire ; comment gérer notre impuissance devant la souffrance de l’animal qui va mourir…

surmonter la mort de l'animal et faire le travail de deuil

                L’homme est un animal qui a la faculté de penser quelquefois à la mort.                Jules Renard

ANIMATION

Françoise Moulins est sophrologue et formée à l’écoute active quelle a pratiqué professionnellement dans son métier de Conseillère. Elle accompagne bénévolement pendant trois ans des personnes en fin de vie en milieu hospitalier. Dans son association, elle initie en parallèle des groupes de parole pour accompagner le deuil d’êtres humains. Nourrie par un parcours personnel riche et fécond, elle aspire à offrir son soutien à d’autres personnes qui comme elle, ont vécu difficilement le deuil d’un animal aimé, ou sont dans la peine autour de la mort d’animaux.

Elle rencontre la Dr Anna Evans au cours des formations qu’elle anime dans le cadre de la Fondation qu’elle a créée au service du monde animal et un lien de confiance se noue : elles décident de créer ensemble un groupe de parole en ligne, facilitant ainsi les échanges entre des personnes éloignées ou se déplaçant difficilement. Ce service, offert gratuitement, a pour ambition d’apporter une chaleur humaine à ceux qui souffrent d’un deuil animalier, souvent dans l’isolement et l’incompréhension de leur entourage.

Nous vous souhaitons de belles rencontres !

Renseignements 

Inscription 

Mort de l’animal : l’instinct de survie

Mort de l’animal : l’instinct de survie

Tous les animaux, les êtres humains compris, possèdent de manière naturelle et instinctive, l’envie profonde d’éviter les situations qui pourraient remettre en cause leur survie. La survie est au cœur des préoccupations de tout être vivant. De quoi s’agit-il exactement et comment s’exprime l’instinct de survie des animaux.

Mort de l’animal : l’instinct de survie

On ne surmonte jamais de dangers sans en courir.             P.Boiste

Entre la vie et la mort, parfois il faut parfois choisir

Quatre siècles avant J.C, Épicure disait : « Lorsque nous sommes vivants, la mort n’est pas. Lorsque la mort est là, nous ne sommes plus. Dès lors, dans la mort que crains-tu exactement ? »
La peur est-elle vraiment à l’origine de l’instinct de survie ? Et de quelle peur s’agit-il ?
L’objet principal de la peur pour l’être vivant est bien évidemment la mort. Elle est l’incarnation de la peur, par excellence.
Mort de l’animal : l’instinct de survie

De tous les dangers, le plus grand et le plus réel, c’est la peur.              Emile de Girardin

Un très bon exemple est le film « 127 hours » de Dany Boyle. Il raconte l’histoire d’un jeune alpiniste qui se retrouve le bras emprisonné dans un mur de rocher au fin fond des gorges de l’Utah. En manque de nourriture et souffrant d’hypothermie, après six jours et cinq nuits à essayer de se décoincer, il trouve le courage de tenter sa chance en s’amputant le bras… Il va sans dire qu’un tel « courage » implique un facteur déclencheur, qui ne peut être que la peur de mourir là sans avoir rien tenté.
Selon la situation, la peur dicte aux êtres vivants une multitude de comportements, innés ou acquis, destinés à réagir à la mise en péril de leur vie. Cette peur primitive de la mort ressentie généralement face à un danger potentiel peut l’amener soit à fuir soit à affronter la situation. Mais dans certaines situations cette peur peut placer le corps en situation d’inhibition de l’action.
Alors que la fuite est souvent considérée comme un échec dans notre culture, voir comme un manque de courage, elle apparaît bien comme le premier mécanisme à déclencher en situation de danger. Il faut savoir que dans la vie à l’état sauvage, savoir prendre la fuite fait partie d’une des bases de la survie. Dans la nature, chez la plupart des espèces animales, la fuite est généralement le comportement le plus habituel, la lutte n’étant qu’un choix alternatif.
Mort de l’animal : l’instinct de survieLors d’agressions entre membres d’une même espèce, il semble que la norme serait de fuir si on n’est pas sur son territoire et de se battre dans le cas contraire. L’homme n’échappe, bien évidemment, pas à cette règle. Néanmoins, il peut apprendre que dans certaines situations, la fuite est inutile et que la lutte reste la seule alternative. Parmi les facultés données par la vie dans la nature, l’instinct de survie semble primordial. Évoluer dans un monde sans règles implique une perception aiguë du danger. Qu’il s’agisse du prédateur en haut de la chaîne alimentaire, à la proie au bas du tableau, chaque espèce a développé d’extraordinaires capacités pour s’alimenter, reconnaître et réagir face à une situation de vie et de mort.
On peut toutefois se demander jusqu’où peut aller l’instinct de survie pour l’homme qui n’évolue pas dans un milieu naturel et jusqu’où il peut aller pour sauver sa propre existence.

L’instinct de survie chez l’animal

L’instinct de survie est sûrement le plus puissant. Face à une situation qui met sa vie en danger, un animal peut avoir des réactions surprenantes. Des petits animaux peuvent s’attaquer à des plus gros qu’eux. Ne voyant aucune autre solution que d’attaquer, malgré la faible chance de succès, son instinct de survie va prendre le dessus et lui faire combattre son prédateur. C’est également  l’instinct de survie qui intervient et l’incite à tuer une proie lorsqu’il a faim et qu’il doit se nourrir lui et sa famille.
Mort de l’animal : l’instinct de survieCependant la peur de la mort n’existe généralement pas chez les animaux qui vivent à l’état naturel. Quand ils sentent qu’ils s’affaiblissent et qu’ils vont mourir, ils quittent souvent d’eux même le troupeau pour ne pas attirer les prédateurs autour de celui-ci. S’ils ne le font pas d’eux même, les membres sains du groupe peuvent les abandonner ou les chasser afin de protéger les autres. Bien que les animaux domestiques n’aient pas à s’inquiéter d’éventuels prédateurs, des situations de danger peuvent réveiller cet instinct primitif de survie chez ceux qui vivent en troupeau ou en groupe (chevaux, chèvres voire même des poules). Ce comportement reste cependant très rare car la présence de l’humain, qui leur assure la protection nécessaire, leur accorde une plus grande sécurité.
L’Univers tient compte des besoins de survie et généralement, les décès chez les animaux sont rapides et sans trop de souffrance. Les animaux sauvages sont programmés pour que leurs esprits quittent leurs enveloppes corporelles dès qu’ils sont capturés. La relation prédateur-proie fait partie d’un rituel consenti qui ne provoque que peu de douleur ni traumatisme émotionnel. Les animaux qui ont été tués se réincarnent souvent très rapidement dans un corps de la même espèce pour poursuivre leur aventure terrestre.
Il n’est surement pas très confortable d’être un animal de proie mais il n’y a aucune comparaison avec les souffrances vécues par les animaux d’abattage ou de laboratoire qui connaissent la terreur et la confusion à cause des méthodes instaurées par les humains dans les élevages industriels.
Voici une petite histoire éclairant le sujet racontée par Pénélope Smith dans son livre « les animaux ne meurent pas ».
« Un jour où il courait comme un fou à travers prés et forêts, je vis Pasha, mon lévrier afghan, attraper un écureuil. Pasha recula et cria « cours, cours », mais l’écureuil était figé de peur. Son esprit avait quitté son corps parce qu’il se croyait sur le point de mourir. Quand l’écureuil réalisa que son corps était toujours en vie, et intact, il sortit de son état de choc, revint dans son corps et courut en direction d’un arbre. Pasha n’attendait que ce moment pour reprendre joyeusement la course. »

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Ce que nous enseigne la mort d’un animal de compagnie

 

mort animal compagnie enseignement

Ce que nous enseigne la mort d’un animal de compagnie

Dans notre monde occidental moderne, la mort est devenue un tabou. Elle est entourée de discours négatifs qui tendent à l’occulter. Qui ose parler de la mort ?
Pourquoi a-t-on du mal à l’évoquer ?

En quoi les animaux peuvent ils nous aider à clarifier notre ressenti de cet événement incontournable de notre vie.

 

La mort fait partie de la vie

La mort faisait partie de la vie… J’aurais tellement aimé que non, disait Forrest Gump
Oui, elle fait partie de la vie mais beaucoup d’êtres humains l’ont oublié. Elle renvoie à notre façon de vivre. Si nous n’avons pas mis un peu d’âme et d’esprit dans notre quotidien, alors oui, la mort n’a plus de sens et ouvre sur le néant.
Elle rend chimérique le monde de l’avoir et du paraître. La mort ne peut plus être une délivrance qu’on vit dans la sérénité, mais un ennemi qui transmet un message de peur.
Notre société est basée sur la maîtrise de la matière, de la forme. Nous croyons qu’il n’y a rien au-delà de ce monde physique que nous croyons contrôler. L’ennui, c’est que cette matière est destinée à la mort. Mais l’esprit et l’âme ne sont pas concernés par la mort.
mort animal compagnie enseignementLa mort, ce n’est que la vie qui s’évade de la prison de la forme pour entamer le voyage vers sa source, sa racine de vie. La mort fait la place au vivant, au nouveau, pour que la vie amène la forme à ce degré de perfection où se reflète la somptuosité de sa réalité intérieure, l’esprit. La mort rythme la respiration de la vie, mais ne l’a jamais arrêté. Pour atteindre cette acceptation de la mort qui n’arrête pas la vie, mais seulement la forme, il faut s’ouvrir à la musique de l’âme qui vibre dans notre cœur, entendre cette volonté subtile qui nous laisse libre de ne pas la suivre, et faire que cette volonté-là soit faite, et non celle des désirs de notre individualité mortelle. La mort nous oblige à choisir la vie. Quand je nourris la forme et la matière je nourris la mort. Quand je nourris l’esprit je retrouve la  vie dans sa racine, qui est éternelle.
Voilà ce que les animaux qui partagent avec nous cette vie savent si bien nous faire comprendre.

L’enseignement de nos chers animaux disparus

Les êtres humains qui vivent encore au plus près de la nature et qui la respecte, accueille la mort comme faisant partie d’un tout et la place sur le même plan que la naissance. Ils sont sûrs de la continuité de leur esprit et savent qu’il existe dans d’autres plans, des dimensions d’ordre spirituel.
Pour ceux qui n’ont pas compris la nature spirituelle du règne animal auquel nous appartenons, nous aussi, la mort de leurs animaux est vécue dans le désespoir total car la disparition de la forme physique  correspond à l’anéantissement de l’être et indique la fin de la participation à la vie.
Pour les autres, qui, de plus en plus nombreux, tentent de découvrir les dimensions spirituelles au-delà de la forme physique, la mort est un changement d’état ou de perspective.
Les animaux qui ont eu une relation riche avec des humains, continuent par-delà la mort à participer à la vie des êtres qu’ils ont aimés et avec lesquels ils ont été heureux. Ils sont même ravis parfois d’intervenir pour tenter de les aider.
Joanna Seere, spécialiste en communication animale, raconte comment Tuskers, un cheval quarter horse revint dire qu’on pouvait compter sur lui (Extrait du livre de Pénélope Smith « les animaux ne meurent pas »).
mort animal compagnie enseignement
Tuskers et son meilleur ami Jimmy, un pur-sang imposant, se partageaient un pâturage dans un magnifique sanctuaire de chevaux où je me rendais souvent. Tuskers était venu dans ce sanctuaire pour y vivre sa retraite. Un jour, il fut saisi d’une douleur intense. Il me demanda d’aller chercher de l’aide auprès d’un vétérinaire. Il me raconta qu’il avait eu une vie dure, mais longue et bonne. Il explique qu’il sentait son corps extrêmement faible, très fragile, avec une douleur au niveau des intestins tellement intense qu’il pouvait à peine respirer. Malgré tous les efforts du vétérinaire, le ventre de Tuskers continua à gonfler et la douleur empira.
Tuskers demanda à être libérer de son corps. Son ami Jimmy et lui se reniflèrent une dernière fois pour se dire au-revoir. Quand le vétérinaire lui fit la piqûre, l’esprit de Tuskers s’éleva au-dessus de son corps bien avant la fin de l’injection. Jimmy émit un hennissement d’au-revoir, tourna le dos au corps de Tuskers et se remit à paître.
Au milieu de la nuit, je fus réveillée par le bruit d’un cheval au galop sur la voie pavée qui reliait la ferme à la route. Tous les chevaux du sanctuaire hennissaient dans leur enclos et couraient comme des fous d’une clôture à l’autre. Nous sortîmes tous en courant du bâtiment à la recherche de l’animal qui avait réussi à s’échapper du pré. Il n’y avait aucun cheval sur le chemin, aucun cheval sur la route. Tous les chevaux étaient dans le pré et les clôtures intactes. Quelques instants plus tard, je compris qu’il s’agissait de Tuskers qui, pour la dernière fois, s’offrait un galop victorieux autour de la ferme.

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Groupes de parole autour de la mort, l'euthanasie et le deuil de l'animal de compagnie

Calendrier 2ème Semestre 2018 des groupes de parole autour de la mort, l’euthanasie et le deuil de l’animal de compagnie

Nos groupes de parole sont ouverts à tous et gratuits. Vous pouvez participer librement aux thèmes qui vous intéressent et autant de fois que vous le souhaitez : la seule condition est de vous inscrire au préalable. Ils représentent un espace d’écoute, d’ouverture et de partage, et fonctionnent selon des règles permettant de respecter cet esprit.

 

surmonter la mort de l'animal et faire le travail de deuil

L’homme est un animal qui a la faculté de penser quelquefois à la mort.        Jules Renard

Les groupes sur le thème de la mort ont lieu les premiers jeudis de chaque mois, c’est-à-dire sur le deuxième semestre 

  • Le jeudi 5 juillet 2018
  • Le jeudi 2 août 2018
  • Le jeudi 6 septembre 2018
  • Le jeudi 4 octobre 2018
  • Le jeudi 1 novembre 2018
  • Le jeudi 6 décembre 2018

groupe de parole autour de la mort de votre animal - comment affronter la mort de votre animal

Les vies des chiens sont trop courtes… c’est leur seule faute, vraiment (Agnès Sligh Turnbull)

Pour toutes les personnes qui ont vécu des situations similaires à celles-ci :

  • La mort de votre animal dans des circonstances dramatiques : j’ai trouvé mon chat mort égorgé au fond de mon jardin ; mon chien a été tué par une voiture sous mes yeux ; mon cheval est mort dans un incendie …
  • La mort d’un animal jeune : qu’elles que soient les circonstances
  • Gérer la mort de l’animal dans l’environnement familial : comment l’annoncer ; l’absence pour les enfants, les autres animaux de la maison…
  • Les peurs devant la mort de son animal : je ne veux pas laisser sortir mon animal car j’ai peur qu’il lui arrive quelque chose
  • Comment se préparer à la mort de l’animal : dans le cas d’un animal âgé même s’il n’est pas malade ; dans l’urgence quand on vient de découvrir qu’il est gravement malade
  • L’accompagnement d’un animal mourant : que faut-il faire ; comment gérer notre impuissance devant la souffrance de l’animal qui va mourir…

Les groupes sur le thème de l’euthanasie, ont lieu les deuxièmes jeudis de chaque mois, c’est-à-dire sur le deuxième semestre 

  • Le jeudi 12 juillet 2018
  • Le jeudi 9 août 2018
  • Le jeudi 13 septembre 2018
  • Le jeudi 11 octobre 2018
  • Le jeudi 8 novembre 2018
  • Le jeudi 13 décembre 2018

groupe de parole autour de l'euthanasie de votre animal - accompagner jusqu'au bout votre animal

Les chiens laissent des empreintes de pattes dans nos cœurs

Pour toutes les personnes qui ont vécu des situations similaires à celles-ci :

  • La prise de décision : les critères ; est-ce qu’on peut refuser et le laisser partir naturellement s’il ne souffre pas…
  • Les indications d’euthanasie : problèmes comportementaux ; agressivité
  • Les à-priori : « je n’ose pas demander au vétérinaire de l’euthanasier car j’ai peur qu’il pense que je veux m’en débarrasser ; je ne veux pas faire euthanasier mon animal quoi qu’il arrive, car je préfère qu’il meure de sa belle mort »…
  • Rester près de son animal lors de l’euthanasie : la culpabilité de ne pas pouvoir rester ; la peur d’y assister…

 

Les groupes sur le thème du deuil, ont lieu les troisièmes jeudis de chaque mois, c’est-à-dire sur le deuxième semestre 

  • Le jeudi 19 juillet 2018
  • Le jeudi 16 août 2018
  • Le jeudi 20 septembre 2018
  • Le jeudi 18 octobre 2018
  • Le jeudi 15 novembre 2018
  • Le jeudi 20 décembre 2018

groupe de parole autour du deuil de votre animal - comment faire le travail de deuil

La chose la plus difficile à supporter quand ils s’en vont, ces amis tranquilles, c’est qu’ils emportent avec eux tant d’années de nos propres vies.    John Galsworthy

Pour toutes les personnes qui ont vécu des situations similaires à celles-ci :

  • Le travail de deuil : qu’est-ce que c’est ? comment s’y retrouver dans  les étapes du deuil
  • La difficulté du deuil : « je ne peux parler de mon animal mort à personne autour de moi ; des mois après, je ne peux pas parler de mon animal mort sans pleurer ; je ne pensais pas que j’aurais autant de chagrin ; comment affronter l’incompréhension de mon entourage qui ne comprend pas qu’on puisse avoir du chagrin pour un animal…
  • Culpabilité/responsabilité : « je ne me suis pas assez occupé de lui pendant sa maladie ; je l’ai laissé en pension chez quelqu’un, il s’est senti abandonné et il est mort ; je n’ai pas pu lui dire au-revoir pour x raison ;  je ne me rendais pas compte qu’il était si malade ; J’ai dû faire euthanasier mon animal et je le regrette maintenant ; je n’ai pas pu rester auprès de lui et je me sens coupable ».
  • Reprendre un animal : « combien de temps après la mort du précédent ; je n’ai pas envie car j’ai peur d’oublier l’autre ;

 

ANIMATION

Nourrie par un parcours personnel riche et fécond, elle aspire à élargir son soutien à d’autres personnes qui comme elle, ont vécu difficilement le deuil d’un animal aimé, ou sont dans la peine autour de la mort d’animaux.

Du plus loin qu’il m’en souvienne, je me suis toujours posé des questions

Françoise Moulins est sophrologue et formée à l’écoute active quelle a pratiqué professionnellement dans son métier de Conseillère. Elle accompagne bénévolement pendant trois ans des personnes en fin de vie en milieu hospitalier. Dans son association, elle initie en parallèle des groupes de parole pour accompagner le deuil d’êtres humains. Nourrie par un parcours personnel riche et fécond, elle aspire à offrir son soutien à d’autres personnes qui comme elle, ont vécu difficilement le deuil d’un animal aimé, ou sont dans la peine autour de la mort d’animaux.

Elle rencontre la Dr Anna Evans au cours des formations qu’elle anime dans le cadre de la Fondation qu’elle a créée au service du monde animal et un lien de confiance se noue : elles décident de créer ensemble un groupe de parole en ligne, facilitant ainsi les échanges entre des personnes éloignées ou se déplaçant difficilement. Ce service, offert gratuitement, a pour ambition d’apporter une chaleur humaine à ceux qui souffrent d’un deuil animalier, souvent dans l’isolement et l’incompréhension de leur entourage.

Nous vous souhaitons de belles rencontres !

 

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se preparer a la mort de son animal

Se préparer à la mort de son animal

Votre compagnon de vie animal cheval, chien, chat ou autres est âgé ou malade et vous savez qu’à plus ou moins longue échéance, il va falloir songer à le laisser partir vers l’autre monde. C’est pour vous déchirant, impossible, inenvisageable. Comment s’y préparer matériellement, psychologiquement, spirituellement et qu’en pensent les animaux eux-mêmes ?

 

Pourquoi se préparer ?

se preparer a la mort de son animalLorsque la relation à l’animal est forte, intime et fusionnelle, son amour et sa présence nous porte. La disparition va réveiller le manque dans la partie de nous-même qu’il comblait. Nos limites mentales et nos croyances sur la mort vont ouvrir une porte sur la peur et engendrer des sentiments de solitude, d’abandon et une perte de repères émotionnels voire physiques.
Se préparer à sa mort et accepter son choix est le plus beau dernier cadeau que nous puissions nous faire à nous et à notre animal. C’est un présent inestimable qui peut limiter les souffrances de part et d’autre. Pour nous, le travail de deuil sera facilité et pour lui, il sera plus aisé à son âme de prendre son envol dans la sérénité requise.
Travailler à mettre un peu plus de sérénité et d’acceptation dans notre cœur au moment de son départ peut lui apporter le réconfort et la paix dont il a besoin.
L’animal sait quand sa mort approche et il  s’y engage avec confiance parce qu’il vit dans l’acceptation et l’ouverture totale au moment présent. Quand on parle avec un animal de la mort, il n’exprime pas de peur car il sait qu’il ne perdra rien.
Nous autres, humains, n’avons plus cette approche subtile de la mort, et nous y  rattachons souvent la souffrance, la douleur et la séparation.
Malheureusement, en cas de mort brutale, cette préparation n’est pas possible et on constate en général que le processus de deuil est rendu plus long et difficile pour les gardiens en raison des sentiments engendrés (déni, incompréhension, colère, culpabilité et sentiment d’injustice).

Comment se préparer sur le plan matériel ?

La préoccupation principale dans ce moment est de gérer le bien-être de l’animal en termes de confort physique, psychologique et de s’attacher à limiter ses souffrances.
Vous devrez faire preuve de patience et de tolérance. Il a besoin d’affection, d’attentions. La vie doit continuer comme avant mais dans le respect de ce qu’il est en train de vivre. Ils ont besoin que l’entourage reste paisible et les manifestations émotionnelles intensives autour de leur fin de vie rend plus difficile le déplacement de l’esprit hors du corps.

Accompagner l’animal en fin de vie

« Les animaux apprécient d’être écoutés et honorés pendant qu’ils sont malades ou mourants, tandis que leur énergie va et vient. Cela les réconforte et leur permet aussi bien de continuer à vivre que de mourir en paix. » Précise P.Smith dans son livre « Les animaux ne meurent pas »
se preparer a la mort de son animalPour soulager la douleur, combiner les thérapies vétérinaires et pharmaceutiques avec des soins complémentaires. De l’acupuncture aux soins énergétiques, en passant par l’homéopathie, l’ostéopathie et les fleurs de Bach, la liste est longue. Toutes ces techniques sont efficaces pour vous aider à soulager l’animal mais ne jouez pas à l’apprenti sorcier et rapprochez-vous d’un spécialiste du domaine.

Dispositif accompagnement deuil

 

Enfin la question qui va forcément venir sur le tapis est celle de l’euthanasie. Il est important de ne pas prendre cette décision à la légère car le faire prématurément peut gêner l’animal dans son processus de préparation. La façon dont meurent les animaux est souvent liée à leur but ou mission dans la vie qu’ils ont choisie et certains veulent aller jusqu’au bout de leur agonie pour ne pas gêner leur évolution spirituelle. Mais rien n’est gravé dans le marbre et si la douleur devient trop intense ou qu’il ait besoin d’aide pour quitter son corps, il vous le fera savoir.
Même si vous comprenez facilement les animaux, il est parfois difficile pour le  gardien impliqué émotionnellement de savoir s’il convient de les aider à partir. N’hésitez donc pas à avoir recours un spécialiste de la communication animale Et si une décision d’euthanasie doit être prise, il faut en informer l’animal avant de procéder, de façon à ce qu’il se prépare.

Comment se préparer sur le plan psychologique et/ou spirituel ?

 » Il y a deux attitudes devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets.
Et on peut les laisser faire – favoriser leur venue, célébrer leur passage.
La mort dont nous ne savons rien posera sa main sur notre épaule dans le secret d’une chambre ou elle nous giflera dans la lumière du monde – c’est selon.
Le mieux que nous puissions faire en attendant ce jour est de lui rendre sa tâche légère : qu’elle n’ait presque rien à prendre parce que nous aurions déjà tout donné. »
Christian Bobin 
Ces deux plans nécessitent un travail d’introspection qui peut être difficile à mener seul  et se faire aider par un thérapeute spécialiste du deuil n’est pas une honte :
  • Pouvoir analyser ses sentiments, ressentis et émotions
  • Savoir se poser les bonnes questions
  • Être capable de se connecter à son être intérieur car lui seul connaît les réponses

Spécialiste du deuil

Se préparer à la mort de notre animal familier, n’est-ce pas se préparer à notre propre mort. Et l’idée alors n’est-elle pas de se familiariser avec elle et de l’inclure dans notre chemin de vie en profitant chaque jour de chaque instant ?
Voici quelques réflexions personnelles qui j’espère vous aideront à trouver les réponses à vos questions.
La mort n’est pas un accident. Les circonstances, oui, mais pas la mort elle-même. Le propre de la vie sur cette planète, c’est qu’elle a une fin. La mort est d’ailleurs nécessaire comme composante même de la vie. Refuser la mort, c’est refuser aussi la vie !
Il paraît même que ceux qui l’ont fréquenté de très près en reviennent transformés. Les gens revenant d’une EMI (Expérience de mort imminente) ne vivent plus de la même manière. Leur sens des priorités et leurs valeurs profondes, et parfois leurs projets de vie, sont profondément bouleversés.
Je vous livre cette déclaration d’un monsieur qui aimait terriblement la vie, il s’agit de Monsieur Jean D’Ormesson : « Il n’y a rien de plus intéressant que la vie et la mort fait partie de la vie. La mort, c’est la vie. Vous savez pourquoi nous mourrons ? C’est parce que nous vivons. Et nous avons de la chance de mourir. Mourir n’est pas gai mais ce serait bien pire de ne pas mourir. La vie est belle parce que nous mourrons. Ce n’est pas un paradoxe. »
se preparer a la mort de son animalEt puis il y a les inévitables questions sur l’après qui peuvent changer la face de la Chose. N’est-ce pas le moment de se clarifier sur notre appréhension personnelle de l’après ?
Mais quel après ? Que devient mon âme, si je crois que j’en ai une qui va survivre à cette enveloppe charnelle que je suis obligée d’abandonner. Où va-t-elle aller ? Comment ça se passe ?
Trouver au plus profond de soi les réponses à ses questions peut surement nous sauver de cette peur viscérale de ne jamais revoir nos chers disparus.
Pour moi, Mourir… ce sera « en route pour de nouvelles aventures ! »

Deuil animal deuil spirituel

Et surtout, pas de culpabilisation de ne pouvoir lâcher prise complètement car vous avez le droit à votre souffrance. Acceptez-la comme normale, au point où vous en êtes mais ne vous abandonnez pas à la révolte et au désespoir. En modérant vos défenses, vous déchargez votre animal du poids de votre emprise et vous lui donnez la liberté de poursuivre sa route.

Qu’en pensent les animaux ?

 Ils n’ont pas la même vision que nous. Ils ne sont pas attachés à leurs émotions. Ils aiment. Ils aiment, c’est tout. Il n’y pas d’égo ni d’intérêt personnel. C’est l’Amour absolu, universel qui ne cause pas de souffrance.
Bien sûr, ils peuvent manifester des émotions à la mort de leur gardien ou de leurs compagnons animaux. Mais là où nous voyons du désespoir à l’image de celui que nous ressentons, nous autres humains, n’y a-t-il pas simplement un rite sacré pour accompagner son âme. Et quand ils ont fait ce qu’ils devaient faire, ils retournent à leurs occupations sans qu’il y ait de manifestation de manque.
Ils font preuve face à la mort d’une grande dignité et certains se replient pour mourir car ils sont en paix. Et quand ils attendent le retour de leur gardien, c’est pour lui qu’ils le font parce qu’ils savent que c’est nécessaire pour son travail de deuil, de détachement. Quel respect !
Je connais une petite chienne cocker qui a fait dire à sa gardienne par l’intermédiaire d’une communicatrice animalière alors qu’elle lui demandait si elle souhaitait être aidée : « Qu’elle fasse comme c’est bien pour elle, comme ça l’arrange ».
Lorsqu’un animal nous quitte, il peut souffrir physiquement des circonstances dans lesquelles il termine sa vie mais il ne souffre pas autant que nous de la séparation.  Il vit cette phase dans l’acceptation et l’ouverture, centré sur le moment présent, entame avec confiance cette transition qui l’amène vers un nouveau destin.
Si vous n’arrivez vraiment pas à accepter la mort de votre animal de façon sereine, parlez-lui et expliquez-lui votre difficulté, votre peine, votre embarras… Il trouvera encore les ressources pour vous réconforter. Alors pour le remercier, vous pourrez lui dire que, malgré le chagrin que vous aurez, il peut s’en aller sans crainte.
Un animal peut aussi bien nous apprendre à vivre qu’à mourir.  Alors, rendons-lui un hommage à la hauteur du respect et du dévouement qu’il a pour nous.

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groupe de parole autour de la mort de votre animal - comment affronter la mort de votre animal

Groupe de parole autour de la mort de votre animal du 7 juin 2018

Nos groupes de parole sont ouverts à tous et gratuits. Vous pouvez participer librement aux thèmes qui vous intéressent : la seule condition est de vous y inscrire au préalable. Ils représentent un espace d’écoute, d’ouverture et de partage, et fonctionnent selon des règles permettant de respecter cet esprit.

Groupes de parole autour de la mort, l'euthanasie et le deuil de l'animal de compagnie

              Fondation pour le développement du bien-être animal

Le prochain groupe a lieu le Jeudi 7 JUIN 2018 de 18H à 19H

Sur le thème de la mort, pour toutes les personnes qui ont vécu des situations similaires à celles-ci :

  • La mort de votre animal dans des circonstances dramatiques : j’ai trouvé mon chat mort égorgé au fond de mon jardin ; mon chien a été tué par une voiture sous mes yeux ; mon cheval est mort dans un incendie …
  • La mort d’un animal jeune qu’elles que soient les circonstances
  • Gérer la mort de l’animal dans l’environnement familial : comment l’annoncer ; l’absence pour les enfants, les autres animaux de la maison…
  • Les peurs devant la mort de son animal : je ne veux pas laisser sortir mon animal car j’ai peur qu’il lui arrive quelque chose
  • Comment se préparer à la mort de l’animal : dans le cas d’un animal âgé même s’il n’est pas malade ; dans l’urgence quand on vient de découvrir qu’il est gravement malade
  • L’accompagnement d’un animal mourant : que faut-il faire ; comment gérer notre impuissance devant la souffrance de l’animal qui va mourir…

surmonter la mort de l'animal et faire le travail de deuil

                L’homme est un animal qui a la faculté de penser quelquefois à la mort.                Jules Renard

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Françoise Moulins est sophrologue et formée à l’écoute active quelle a pratiqué professionnellement dans son métier de Conseillère. Elle accompagne bénévolement pendant trois ans des personnes en fin de vie en milieu hospitalier. Dans son association, elle initie en parallèle des groupes de parole pour accompagner le deuil d’êtres humains. Nourrie par un parcours personnel riche et fécond, elle aspire à offrir son soutien à d’autres personnes qui comme elle, ont vécu difficilement le deuil d’un animal aimé, ou sont dans la peine autour de la mort d’animaux.

Elle rencontre la Dr Anna Evans au cours des formations qu’elle anime dans le cadre de la Fondation qu’elle a créée au service du monde animal et un lien de confiance se noue : elles décident de créer ensemble un groupe de parole en ligne, facilitant ainsi les échanges entre des personnes éloignées ou se déplaçant difficilement. Ce service, offert gratuitement, a pour ambition d’apporter une chaleur humaine à ceux qui souffrent d’un deuil animalier, souvent dans l’isolement et l’incompréhension de leur entourage.

Nous vous souhaitons de belles rencontres !

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SOS Bulle d'amour accompagnement deuil animal

Les animaux ne meurent pas vraiment

Ce texte peut nous aider à nourrir notre âme quand nous expérimentons le cycle de la vie et de la mort. Lorsque nos amours abordent le chemin entre les deux mondes, appréhender leur présence au plus profond de notre cœur nous fait du bien. Nous pouvons ainsi accepter et comprendre qu’ils peuvent rester près de nous pour toujours.

Ne reste pas près de ma tombe à pleurer.

Je ne suis pas là. Je ne dors pas.

Je suis un millier de vents qui soufflent.

Je suis les éclats de diamant sur la neige.

Je suis le soleil sur le blé mûr.

Je suis la douce pluie d’automne.

SOS Bulle d'amour accompagnement animal

 

Quand tu t’éveilles dans le silence matinal,

Je suis le mouvement vif

D’oiseaux silencieux qui s’élèvent en cercle.

Je suis les étoiles qui brillent dans la nuit.

 

SOS Bulle d'amour accompagnement deuil animal

 

Ne reste pas près de ma tombe à pleurer.

Je ne suis pas là. Je ne dors pas.

L’auteur est inconnu

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