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SOS Bulle d'Amour accompagnement deuil animal

Le numineux * dans la rencontre

La phrase à méditer cette semaine est de Jean Yves LELOUP.

C’est un écrivain, théologien et prêtre orthodoxe, philosophe. Fondateur de l’Institut pour la rencontre et l’étude des civilisations et du Collège international des thérapeutes, il a publié de nombreux ouvrages dont « Un art de l’attention » que je vous recommande. C’est l’auteur de cette phrase qui a marqué mon chemin : « Quand on entre dans la dimension spirituelle, on ne sait plus ni d’où on vient ni ou on va. Il n’y a plus que l’instant. »  

SOS Bulle d'amour accompagnement deuil animal

 

*Le numineux est, selon Rudolf Otto et Carl Gustav Jung, ce qui donne à l’individu, le sentiment d’être dépendant à l’égard d’un « tout Autre ». C’est « un sentiment de présence absolue, une présence divine ».

SOS Bulle d’amour vous souhaite une belle semaine et un joli mois de mai

Accompagner le deuil d’un animal

En sophrologie, il existe un protocole pour aider au travail du deuil. J’avais déjà utilisé ce protocole avec des patients humains mais jamais pour des animaux avant de le tester avec une petite chienne. Je suis ressortie de cette expérience émerveillée.

 

L’histoire d’Habby

Habby est une petite chienne de 5 ans enjouée et pleine de vie mais qui vit régulièrement des périodes de tristesse mélancolique. Elle a été adoptée il y a 4 ans chez un vétérinaire où elle était en partance pour un refuge. Emmanuelle se trouvait dans son cabinet pour faire euthanasier son vieux chien Octave, qui a trouvé la force d’aller vers Habby comme pour lui indiquer que c’était elle, sa remplaçante.  Habby avait été trouvée errante dans la rue, elle n’était alors ni tatouée ni pucée et personne ne savait ce qu’elle avait vécu. Emmanuelle a fait confiance à Octave et elle a adopté Habby.

Lors d’un séminaire de formation d’Anna Evans, Emmanuelle a voulu communiquer avec Habby pour connaitre l’origine de sa mélancolie. Celle-ci a évoqué son lien avec un vieux monsieur chez qui elle vivait avant qu’on ne la ramasse dans la rue.

Elle m’a contactée pour voir si je pouvais l’aider à guérir de la perte de son propriétaire précédent. J’ai d’abord hésité car je n’avais jamais accompagné le deuil du côté de l’animal et je ne savais pas comment procéder. Devant l’insistance d’Emmanuelle, je finis par me laisser convaincre et j’acceptai d’essayer, sans garantie.

La séance

Je prends rendez-vous avec Habby à un moment où je suis sûre qu’elle est au calme. Je me mets en état Alpha (sophroliminal comme on dit en sophrologie) comme j’ai l’habitude de le faire pour la Communication Intuitive® et j’entre en contact avec Habby.

Je lui explique pourquoi je suis là et elle me montre une scène très émouvante du lien entre elle et un vieux monsieur, qui me confirme la force de ce lien.

Habby explique qu’elle est ravie que je vienne l’aider car le vieux monsieur est inquiet pour elle et qu’il ne veut pas s’éloigner d’elle.

Je lui explique alors ce que nous allons faire. Je lui demande d’abord de lui expliquer qu’elle habite dans une nouvelle  maison où elle est très heureuse avec des êtres humains qui l’aiment et d’autres animaux pour jouer avec elle. Il ne doit  plus s’inquiéter pour elle.

Puis je lui demande de visualiser les attaches qui subsistent encore entre lui et elle et de les couper avec ses dents. Habby a eu du mal mais elle a réussi.  Nous avons ensuite retiré de son poitrail sa partie des attaches et je lui ai transmis de l’énergie en Reiki à cet endroit pour aider la cicatrisation.

Puis, nous avons ensuite visualisé toutes les deux sa nouvelle vie auprès d’Emmanuelle, vers laquelle elle s’est empressée de retourner en bondissant. J’ai à peine eu le temps de la remercier de ce merveilleux moment rempli d’émotions que je venais de passer avec elle.

 Des nouvelles d’Habby

Dans les heures qui ont suivi ce contact, elle a été un peu « patraque », dixit Emmanuelle, mais depuis elle va bien et surtout elle n’a plus jamais les yeux dans le vague.

 

En savoir plus sur la sophrologie

 

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La Communication Intuitive : l’avant et l’après

Bonjour,

Nouvelle sur le site, je souhaite partager mon vécu, cela pourra peut-être aider certains d’entre vous…

J’ai eu plusieurs chats, qui sont partis un par un, aujourd’hui il me reste mon Tibou, qui semble être également sur le départ (17ans) et je me prépare à nouveau à subir cette épreuve…

Mais ce post n’est pas pour lui, je voudrais vous parler des autres, de mes compagnons poilus qui m’ont quittée,  et surtout de  » l’avant » et  » l’après » de la connaissance de la communication intuitive… car elle a révolutionné ces moments douloureux.

« Avant »,  lorsque j’étais confrontée au départ d’un de mes chats, confrontée à la maladie, puis à l’euthanasie, tout n’était que questions, culpabilité, qu’est ce qui est le mieux pour lui ? Qui suis-je pour décider de sa mort ? Le souhaite-t-il ? Suis-je lâche ? Ou suis-je courageuse ?

Et bien sûr je n’avais aucune réponse, et ça tournait, tournait encore et encore dans ma tête… et je faisais ce choix atroce de la piqure fatale, me rassurant en me disant  » il souffre,  je souffre de le voir souffrir, c’est mieux pour tout le monde ». Mais quand même, tout au fond de moi il y avait toujours ce petit doute que j’enfouissais profondément pour ne pas devenir folle, et cette pensée  » s’il avait pu me parler, qu’aurait-il dit ? »

Et puis il y a eu «  l’après« . J’ai eu connaissance de la communication intuitive dans une émission TV. On peut communiquer avec les animaux ??? C’est possible ??? Émerveillement… recherches à tout va sur internet,  rencontre avec Anna Evans lors d’un stage, re-émerveillement…

Et le jour est venu où mon Toto a dû être emmené d’urgence chez le véto. Résultats accablants, grosse infection interne tournant à la septicémie, trop tard pour faire quoi que ce soit… Toto était un chaton trouvé au bord d’une route, pattes arrières raides certainement dû à un choc sur la moelle épinière, il était donc incontinent, galopait sur 2 pattes avant sûres et 2 pattes arrières bringuebalantes, pissait partout, avait dû mal à déféquer, il m’a donné des sueurs froides car il faisait infection urinaire sur infection urinaire, m’a fait investir dans je ne sais plus combien d’alèses et de serpillières (lol), mais je l’adorais…

Mais revenons à ce triste jour chez le véto, 7 ans après l’avoir trouvé au bord d’une route… certes il était mourant, mais cette fois-ci je pouvais savoir ce qu’il souhaitait ! Cela change tout ! Bien sûr que la tristesse est là, bien sûr que les pleurs sont là, mais j’avais la possibilité de savoir ce qu’il ressentait, pensait, souhaitait. Exit les questions, la culpabilité, le remords, tout ce qu’on ressent quand on est seul face au choix. Je n’étais plus seule : Toto pouvait me guider. Je contacte donc une communicatrice (eh non, je ne sais pas faire moi-même, dommage…) et j’ai le soulagement d’avoir les réponses…

Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est de la joie que j’ai eue en entendant le discours de mon Toto. Et aucune hésitation dans ses « mots », aucun regret, beaucoup d’amour, et oui euthanasie car trop de souffrance, c’est ce qu’il voulait. Mais il voulait par-dessus tout partir dans mes bras, entouré de mon amour. Quand je suis arrivée chez le véto dans l’après-midi, ils m’ont amené Toto, il était très faible, je l’ai enroulé de mes bras comme il le souhaitait, et j’étais sereine, je pleurais mais bizarrement j’étais sereine…au moment de la piqure, il a levé la tête vers moi et m’a regardée droit dans les yeux. J’avais ma confirmation. J’ai fait selon son souhait. On était 2 et non plus seule avec moi-même.

Voilà mon témoignage… J’espère que cela vous aidera. Pour moi, la communication m’a radicalement aidée dans ces moments difficiles, psychologiquement et émotionnellement.

 

Caramelle (et Toto)

 

Pour répondre à Caramelle

Le chat et l’oiseau (Jacques Prévert)

Un village écoute désolé

Le chant d’un oiseau blessé

C’est le seul oiseau du village

Et c’est le seul chat du village

Qui l’a à moitié dévoré

 

Et l’oiseau cesse de chanter

Et le chat cesse de ronronner

Et de se lécher le museau

Et le village fait à l’oiseau

De merveilleuses funérailles

 

Et le chat qui est invité

Marche derrière le petit cercueil de paille

Où l’oiseau mort est allongé

Porté par une petite fille

Qui n’arrête pas de pleurer

Si j’avais su que cela te fasse tant de peine

Lui dit le chat

Je l’aurais mangé tout entier

Et puis je t’aurais raconté

Que je l’avais vu s’envoler

S’envoler jusqu’au bout du monde

Là-bas où c’est tellement loin

Que jamais on n’en revient

Tu aurais eu moins de chagrin

Simplement de la tristesse et des regrets

 

Il ne faut jamais faire les choses à moitié

 

BIENVENUE

 

Qui je suis et mes motivations

Du plus loin qu’il m’en souvienne, je me suis toujours posé des questions.

En terminale, j’ai eu la chance d’avoir une professeur de philo passionnée de Freud, et qui a su nous transmettre cette passion. Évidemment, ma carrière fut toute choisie : je serai psychologue. J’obtins une licence de psycho-sociologie, mais le sort décida autrement de la suite de ma carrière, et j’entrai dans le département financier d’un établissement public.

Ma curiosité pour les sciences humaines ne s’était pourtant pas tarie, et mon intérêt pour l’introspection et l’amélioration de ma relation aux autres s’était encore accru. Dans le cadre de mon travail, j’eus l’occasion d’expérimenter des techniques de développement personnel comme l’analyse transactionnelle, la PNL et la gestalt.
Je commençais à comprendre comment je fonctionnais.

Puis une situation douloureuse m’amena sur le divan d’un psychanalyste. Jusque-là je m’étais toujours trouvée plutôt bien dans ma peau, et je pensais que je n’avais pas besoin d’une thérapie. Mais à cette occasion, je pris conscience qu’il y avait — notamment dans mes rapports avec les hommes — un problème profond. Je choisis un Lacanien que je consultai pendant trois ans, ce qui me permit de développer ma capacité d’analyse de mes propres comportements et de ceux d’autrui.

Ce n’est que beaucoup plus tard, à la suite d’un deuil, que j’entrais en contact avec les enseignements traditionnels hindouistes par l’intermédiaire d’Arnaud Desjardins, avant de rencontrer celui qui devait devenir mon instructeur de vie, Yvan Amar.

Cette découverte m’entraîna vers des méthodes de travail sur moi beaucoup moins traditionnellesSophrologieReikiFleurs de Bach, et Tarologie. J’ai longtemps pratiqué ces techniques sur moi avant d’en faire profiter mon entourage et de les transmettre ensuite dans le cadre d’une association.

Pendant toute cette période, j’avais à mes côtés un chien cocker exceptionnel avec lequel j’avais une relation très forte. Sa mort fut très douloureuse pour moi, mais malgré le vide qu’elle me laissait, j’ai toujours eu l’impression que le lien avec lui n’était pas rompu. D’ailleurs, c’est lui qui, lors d’un rêve, m’a amenée à me renseigner sur la Communication Intuitive avec les animaux, et m’a donné envie de me former à cette pratique.

Mais la vie ne m’a pas fait de cadeaux et j’ai été confrontée plusieurs fois à la perte d’êtres proches (humains et animaux) qui comptaient beaucoup pour moi. J’ai pu appréhender les difficultés qu’on rencontre dans ces moments délicats remplis d’émotions diverses. Mon parcours de vie m’a aidé à traverser ces épreuves douloureuses. Forte de ces expériences, j’ai envie de les partager avec ceux dont la vie est traversée par le chagrin et je me sens d’autant plus capable de les soutenir et de les accompagner que j’ai pu moi-même expérimenter comment tout cela peut être vécu différemment.

La vie est une alternance de rencontres et de séparations. L’évolution est à l’image de la métamorphose de la chenille en papillon : elle est faite de morts et de renaissances. En ce sens, les deuils et les séparations peuvent être vécus comme des occasions de renaître, d’accéder à davantage de sagesse. Ce regard sur la perte ne supprime pas la souffrance et les difficultés, mais il permet de s’ouvrir à d’autres perspectives.

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